Sur le Lévézou : un « deux poids, deux mesures » scandaleux

Bruno Ladsous, pour le Collectif Co-27-XII Environnement qui regroupe les opposants à l’éolien industriel dans le département de l’Aveyron nous alerte sur les menaces qui pèsent sur une zone humide et une tourbière  à Arques et Ségur sur le plateau du Lévézou.

Le 19/20 de FR3 Quercy Rouergue a consacré un reportage le 26 avril à la colère que ressente nos amis du Lévézou face à une décision scandaleuse du Préfet de l’Aveyron.

Voir le reportage

Pour l’implantation d’une éolienne parmi les 6 d’un permis accordé à l’opérateur Quadran, une zone humide de 6000 m² a été asséchée.

L’association a créé une zone à défendre autour de la tourbière de Galan, vieille de 5000 ans, qui est menacée par le prochain chantier de 3 autres éoliennes (voir la photo).

Bruno souligne deux enjeux importants sur les zones humides :
Il est paradoxal, qu’à l’heure où l’on dit qu’il faut préserver les zones humides et les tourbières, les services de l’État cependant prévenus laissent faire.

Y aurait-il deux poids deux mesures ? L’on interdit, avec raison, aux agriculteurs de drainer plus de 1000 m², mais un opérateur éolien semble avoir tous les droits, en dépit des avis donnés par la direction départementale de l’agriculture et des forêts.

Et il soulève des questions pertinentes concernant des collusions possibles

La prescription associée au permis délivré à l’opérateur lui interdit tous travaux durant la période de nidification des oiseaux nicheurs. Mais le préfet donne une dérogation à l’opérateur, par simple échange de courriers non publiés, alors que ç’aurait dû passer par la voie d’un arrêté préfectoral régulièrement publié : aucun respect des prescriptions relatives au respect de la biodiversité

Une prorogation du permis de construire a été donnée à l’opérateur par un arrêté préfectoral non publié qui par un artifice d’écriture lui accorde au passage 3 mois de prorogation en plus.

Ces deux autorisations ont pour seule et unique raison d’empêcher que la procédure ne reparte à zéro. Ils’agit d’une collusion manifeste entre les services de l’Etat et un opérateur.

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