L’impact des éoliennes sur les aigles et les rapaces dans l’Escandorgue

Parrainé par le “Collectif pour la protection des Paysages et de la Biodiversité34”- Montpellier, Associations ornithologiques de l’Hérault, études des sociétés ALTIFAUNE, ABIES, EXEN, données GPS de l’association BECOT, Groupe Rapaces du Sud du Massif Central », Banque Mondiale  et réactualisé en août 2018, voici un très intéressant rapport des Dr Bryan Davies MA PhD et Dr Robin Cox, ornithologue.« Aigles royaux et autres rapaces présents sur l’Escandorgue ; leur vulnérabilité face aux éoliennes »

Voici le résumé : L’implantation de huit parcs d’éoliennes sur le plateau et le massif de l’Escandorgue impliquerait une menace fondamentale pour la population des oiseaux de proie « espèces sensibles » toutes inscrites sur la liste Rouge des oiseaux à protéger, l’impact des éoliennes étant différent selon que ces rapaces soient sédentaires ou migrateurs, diurnes ou nocturnes.

Sont concernés : principalement l’Aigle Royal1, le plus majestueux des aigles, dont il subsiste un seul couple sur le massif de l’Escandorgue, le Busard Cendré nicheur de début avril à fin août sur l’Escandorgue, le busard St Martin et le Circaète Jean-le-Blanc, enfin le milan noir, le milan royal, la bondrée apivore, l’autour des palombes,la buse variable ainsi que, nocturnes, le Grand Duc, les chouettes Hulotte et Chevêche, le vautour fauve qui y nichent et/ou y chassent.

D’autres espèces bénéficiant d’un Plan National d’Action transitent aussi dans le secteur : le vautour- moine espèce en danger dont les dernières observations indiquent qu’il deviendra probablement nicheur sur le secteur dans les années à venir (Groupe Rapaces). Enfin il a été découvert en 2017, sur la base de données GPS (LPO-Hérault) que le faucon crécerellette exploite aussi ce territoire lors des dispersions post nuptiales et prémigratoires. Cette espèce sensible à l’éolien est attire par les éoliennes sur ce territoire (probablement en regard des ouvertures d’habitats qui sont créés).

Les parcs éoliens rendent leur environnement qui est déjà difficile encore plus hostile en raison de la perte et surtout de la fragmentation d’une grande partie de leur territoire de chasse et / ou en raison du risque de mort par collision par leurs mâts et leurs pales tournantes.
Après une présentation de quelques éléments de la biologie de l’aigle royal utiles à la compréhension des rapaces en présence de parcs éoliens, l’impact de ceux-ci sera analysé, ainsi que les bonnes pratiques pour préserver la biodiversité.