En Lozère, la Margeride n’est pas à vendre !

Sauvons la station touristique de pleine nature de la Baraque des Bouviers !
NON à l’appropriation de la Forêt domaniale de la Croix de Bor par les spéculateurs de l’éolien industriel !
Préservons le patrimoine historique de St Denis en Margeride !
Conservons nos paysages et la vallée de la Truyère !
Dites NON au projet éolien de la Villedieu !
Simulation du projet éolien Boralex en forêt domaniale de la Croix de Bor à La Villedieu 48700 MONTS DE RANDON, Vue depuis le GR43, au col de la Baraque des Bouviers (alt.1420m), Saint-Denis-en-Margeride et St-Paul-Le-Froid (Lozère)

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Texte de la pétition :

Cela fait plus de 15 ans que le secteur de l’ancienne commune de la Villedieu, aujourd’hui Monts-de-Randon (Lozère), est menacé par de multiples projets éoliens qui heureusement, grâce à la lutte des associations locales, particulièrement celle des Robins des Bois de la Margeride,  ont été soit rejetés (Estables – Montagne d’Estables), soit annulés en juridiction administrative (la Villedieu – Croix de Bor 1, La Panouse – Col des trois sœurs, Rieutort – Champcate), au motif de l’atteinte aux paysages et à la biodiversité (1), ce qui atteste que la montagne de la Margeride n’est pas un secteur à faibles enjeux, mais à enjeux forts à très forts.

Aujourd’hui, le harcèlement des promoteurs et de certains élus persiste au point de vouloir détruire  l’environnement de la station touristique de pleine nature de la Baraque des Bouviers par deux projets éoliens : celui de la société BayWa.re (forêt du Bois d’Apcher) et celui de la société Boralex (forêt domaniale de la Croix de Bor), station très appréciée toute l’année par de nombreux lozériens et touristes de tous horizons pour son auberge à 1420m d’altitude, ses pistes de ski de fond, ses chiens de traîneaux, ses chemins de randonnées pédestres, équestres et VTT, son village de chalets et gîtes de location. Les éoliennes de la société Boralex seront aux abords immédiats des pistes de ski de fond, mettant en danger les utilisateurs, un scandale !

La Margeride n’est pas à vendre et pourtant le maire et les conseillers municipaux de la commune de Monts-de-Randon n’hésitent pas à bafouer la Loi Montagne (article L 122-9 du code de l’urbanisme), à sacrifier un des espaces splendides de la montagne de la Margeride, à saccager et à polluer la réserve écologique et les sources de la Truyère, à perturber la quiétude des lieux, en instaurant une Zone d’accélération des énergies renouvelables (ZAER) par application de l’article 15 de la loi 2023-175 du 10/03/2023.

Bien que cette application ait été une simple faculté ouverte aux communes, le maire dans sa délibération (2) en fait une obligation : Les communes, dont Monts-de-Randon, doivent définir des « zones d’accélération… ». Le maire a créé une ZAER par délibération en 2024 pour plaire aux autorités et à l’État afin de se montrer bon élève alors que 7 communes seulement du département ont fait allégeance à cette loi pour l’éolien (3).

Car après tout, l’objectif du maire, en plus de vouloir tirer avantage de bonnes relations avec les gouvernants, se cristallise sur l’appât du gain ; il a pris la peine de rechercher « le bon lieu » de son territoire qui lui permettrait d’empocher la totalité du pactole : le Maire explique qu’il lui paraît délicat de définir des terrains qui n’appartiennent pas à la commune. Et ces terrains communaux sont choisis à l’extrémité de sa commune afin d’éviter les impacts visuels à ses électeurs du bourg de Rieutort-de-Randon.

Le maire se donne bonne conscience en écrivant dans sa délibération que cette loi donne aux communes la possibilité de choisir des emplacements qu’elles privilégient (pour ne pas dire qu’elles sacrifient) afin de ne pas subir les choix des opérateurs. Les projets même dans ces zones resteront soumis à une instruction au cas par cas ; alors que rien n’empêche les opérateurs de déposer des projets en dehors des ZAER. Pour preuve, la commune de Monts-de-Randon est championne du département pour son nombre de centrales éoliennes existantes, autorisées ou en projet, sans compter celles rejetées par le préfet sous la pression des opposants (Lou Paou 1, Lou Paou 2, Chan des Planasses, Montagne de Sasses, La Boulenette, Champcate, Montagne d’Estables, La Croix de Bor-1, La Croix de Bor-2).

En fonction des personnes qu’il a devant lui, le Maire tient un double langage. Il est soi-disant contre les éoliennes mais en même temps il fait du zèle pour faciliter de nouvelles installations d’éoliennes sur sa commune. Il écrit qu’Une fois arrêtées, ces zones permettront d’accélérer certains délais de procédure pour l’instruction des projets se trouvant dans ces zones.

Enfin pour montrer une apparence de démocratie, le maire a mis en place un semblant de concertation du public. Il est vrai que l’alinéa 2° du II de l’article 15 de la loi ZAER donne l’entière liberté aux communes sur les modalités de concertation du public. C’est ainsi que l’État et les maires volontaires aux EnR peuvent passer outre les avis défavorables des citoyens.

Sa délibération ne fait état d’aucune considération sur la biodiversité du lieu. Or, la forêt domaniale de la Croix de Bor, classée en ZNIEFF de type 2 est inappropriée à l’éolien industriel de par ses tourbières d’altitude classées elles en ZNIEFF de type 1 et ses nombreuses sources et ruisseaux, affluents de la Truyère. Le massif granitique de la Margeride comprend des réseaux hydrographiques souterrains très fragiles face à des travaux d’excavations (fondations, tranchées pour réseaux électriques), et très sensibles aux pollutions (huiles de lubrifications et liquides hydrauliques des machines).
En Margeride, les éoliennes sont destructrices des grands rapaces et des chiroptères qui sont des espèces protégées.
En plus, au titre de la loi Montagne, il est difficile de démontrer la nécessité technique impérative de la construction dans un secteur sensible de montagne, vu l’inutilité des EnR dans ce département qui est déjà excédentaire en production d’électricité (article L 122-3 du code de l’urbanisme).

Le projet de la Croix de Bor pourrait comptabiliser 6 éoliennes de 150m de haut en bout de pales. Implantées sur la crête qui fait limite de commune, elles dévasteront la vallée de la Truyère à la Villedieu d’un côté du versant et le village de St Denis en Margeride jusqu’au col de la Baraque des Bouviers de l’autre côté du versant. Les impacts visuels seront considérables aux mépris de la  qualité environnementale des lieux, de la fréquentation du tourisme et du cadre de vie des habitants.

 « La Lozère a quelque chose d’unique, qui est l’immensité de l’espace, et la beauté de ses paysages. Fassent le ciel, et la volonté des hommes, qu’elle n’aille pas sacrifier ce trésor, par soumission à la contingence, par ses pratiques, par sens économique, par imitation, au désir banal d’avoir la même chose que les autres …»

–  Atlas régional des paysages du Languedoc-Roussillon.

Protégeons la forêt domaniale de la Croix de Bor !
Sauvons la station touristique de la Baraque des Bouviers !
Préservons le patrimoine historique de St Denis en Margeride !
Conservons nos paysages et la vallée de la Truyère !

Dites NON au projet éolien de la Villedieu !

Signer la pétition

Association PEPLM – Préservation de l’environnement et des paysages des Laubies et de la Margeride. association.peplm@orange.fr

Pétition éoliennes la Villedieu
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Collectif Lozère Environnement Patrimoine (CLEP). clep48@orange.fr

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