Il faut se mobiliser pour défendre le site du Puech aux Verreries-de-Moussans (34220)

Le site naturel du PUECH se situe sur la Commune des Verreries de Moussans, en limite du Hameau d’Usclats de la Commune de Courniou, dont la Grotte de la Devèze est l’un des fleurons touristiques du Parc Naturel Régional du Haut Languedoc.

La société Volkswind  France SAS a sollicité auprès des services de la Préfecture de l’Hérault une demande d’autorisation pour la construction et l’exploitation d’un parc industriel éolien de 6 aérogénérateurs de 125 m de haut et de 3 MW de puissance.

Ce projet, en surplomb et à proximité immédiate des habitations (515 m) et d’un élevage ovins, aura des impacts dévastateurs prévisibles d’une part pour les communes des Verreries de Moussans et de Courniou en visibilité directe, et d’autre part en raison des spécificités et de la biodiversité du lieu d’implantation.

  • Nuisances sonores et infrasonores (habitants, animaux, élevage), 
  • Altération de la ressource en eau potable (Courniou, St Pons), 
  • Menaces sur la biodiversité (chiroptères, rapaces, couloir migratoire des oiseaux, flore. . .),
  • Avilissement de l’environnement du site de la Grotte classée de la Devèze sur Courniou,
  • Dégradation de la qualité du paysage au cœur du Parc Naturel Régional du Haut Languedoc,
  • Dévalorisation immobilière, rejet des zones d’habitat sous éoliennes,

Pour ces raisons, le 07 mai 2021 la population de la Commune des Verreries de Moussans, suite à une consultation initiée par la municipalité actuelle, a voté massivement contre ce projet. 

RECOURIR A DES AVIS D’EXPERTS ET DE CONSEILS JURIDIQUES

L’Analyse des conditions du développement de ce projet, ainsi que des dossiers composant  la demande d’autorisation environnementale déposée par la société Volkswind nécessite de recourir à l’assistance et aux avis d’experts (acousticiens, . . .), et de juristes afin d’être en mesure :

  • D’initier toutes démarches et/ou procédures judiciaires préalablement à la future enquête publique permettant de faire obstruction à l’avancement du projet,
  • D’élaborer des réponses argumentées et fondées sur les incohérences des documents mis éventuellement à enquête publique, et sur les conséquences néfastes prévisibles de ce projet. 

Nous sollicitons ainsi votre solidarité pour soutenir financièrement les défenseurs du PUECH dans leur démarche.

Cliquez sur ce lien pour soutenir leur action

L’association Calelh assure la collecte de vos dons au nom des défenseurs du Puech. Vous pourrez bénéficier d’un reçu ouvrant droit à une déduction d’impôt de 66% de votre don

Si vous ne souhaitez pas utiliser le moyen de paiement sécurisé d’Helloasso, vous pouvez également adresser un chèque à l’ordre de CALELH  (adresse : C/ JC Fargues Perilhou 81260 Brassac) en précisant dans votre envoi : soutien aux défenseurs du Puech en indiquant votre nom et l’adresse mél  à laquelle sera envoyé le reçu fiscal. 

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Une aberration ….

Le Canard Enchaîné, sous la plume de Jean-Luc Porquet, publie un article au vitriol sur l’absurdité de la stratégie de la voiture électrique engagée par la France. Emmanuel Forichon nous livre ses propres commentaires…

En ligne de mire, la voiture électrique censée être la solution d’avenir pour sauver la planète en danger. On ne cesse de nous rabâcher que la voiture électrique, c’est la solution d’avenir et surtout la seule voie pour sauver la planète. La sauver de quoi ? On ne sait pas trop, mais il faut la sauver, nous serine-t-on !

À cette fin, la France s’est engouffrée tête baissée dans le tout électrique mais sans aucun discernement. Partant, nos gouvernants ont enjoint les constructeurs automobiles de tout miser sur l’électrique. Soit ! Mais qu’est-ce que cela signifie ?

D’abord, l’installation de multiples bornes de recharge le long de nos routes, car les véhicules les plus performants à l’heure actuelle, ne peuvent prétendre à une autonomie supérieure à 500 km. Et encore sans faire usage des phares, du chauffage, des essuie-glaces, du dégivrage ou de la climatisation…

Ensuite, cela implique la conception de batteries capables de stocker cette énergie. Et là, il faut s’attarder un instant. À l’heure actuelle, les batteries équipant les véhicules sont très lourdes, très coûteuses et bourrées de métaux rares. Dans celle de la Tesla Model S par exemple, la plus performante du marché, on ne trouve pas moins de 16 kg de nickel. Or le nickel est plutôt rare sur notre terre. Ce qui fait dire au patron de Tesla France que « le goulet d’étranglement de la transition énergétique se fera sur le nickel »

Il sait parfaitement que le nickel est très difficile à trouver. Il faut aller le chercher en Indonésie ou en Nouvelle Calédonie et son extraction est une vraie galère car on ne le trouve jamais à l’état pur. Dans les minerais, il n’existe qu’en très faible proportion. Par conséquent, il faut creuser et creuser encore, broyer, cribler, hydrocycloner pour un résultat tout juste à la hauteur des besoins. Or tout cela entraîne de colossales montagnes de résidus que l’on déverse la plupart du temps dans la mer ! Mais qu’importe la biodiversité pour les Khmers verts qui ne jurent que par la « mobilité verte », laquelle n’a pas de prix pour eux.

Il n’y a pas que le nickel en jeu, il y a aussi le lithium.Il en faut 15 kg par batterie (toujours pour la Tesla Model S). Celui-ci provient des hauts plateaux des Andes. Pour l’extraire, on pompe sous les salars (lacs salés asséchés) ce qui entraîne une migration de l’eau douce vers les profondeurs. Une catastrophe écologique selon les autochtones qui souffrent déjà du manque d’eau.

Et puis, il y a le cobalt : 10 kg par batterie qu’on va chercher au Congo. Et là, on touche au travail des enfants qui creusent à mains nues dans des mines artisanales pour seulement 2 dollars par jour (Les Échos du 23/09/2020). Ça gêne un peu aux entournures nos constructeurs qui, néanmoins, veulent à tout prix rattraper la Chine, déjà championne du monde dans ce secteur. Alors, le travail des enfants, ça reste un détail.

Pour couronner le tout, les batteries étant terriblement lourdes (1/4 du poids de la Tesla Model S), il faut alléger au maximum le véhicule. On fait donc des carrosseries en aluminium dont l’extraction génère ces terribles boues rouges, déchets insolubles issus du traitement de l’alumine avec de la soude et qui sont composées de plusieurs métaux lourds tels que l’arsenic, le fer, le mercure, la silice et le titane, que l’on déverse aussi dans la mer au mépris des questions d’environnement, comme à Gardanne dans les Bouches-du-Rhône.

Voilà ce qu’est le développement « durable » selon nos écologistes. Un dogme qui ne laisse aucune place à la raison..!!

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“Bannir l’éolien en France” … un outil pour convaincre

L’association VPPN (Vigilance Patrimoine Paysager Naturel) à qui l’on doit le recours victorieux contre le maintien des éoliennes à Bernagues a réalisé un diaporama qui est un outil extrêmement pertinent pour faire connaitre les enjeux de l’éolien industriel.

Ce document au format Powerpoint (pptx) est destiné à être présenté par et pour vos associations, lors de réunions publiques que vous organiserez pour lutter contre un projet éolien ou que les promoteurs-exploitants organiseront pour vous présenter leur projet.

Vous pouvez l’adapter à votre situation géographique, à votre propre organisation en y ajoutant /enlevant quelques diapositives.. ou l’utiliser autrement à votre guise….. c’est donc en accès libre : n’hésitez pas à l’utiliser et à le diffuser à toutes les personnes que vous connaissez partout en France, qui font face à des projets éoliens en gestation. 

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Fin de l’enquête publique à Arfons

Vendredi 16 juillet au matin, le maire de Lacombe, Benoît Soulié et son Conseil municipal, les représentants du Collectif d’élus et d’habitants d’Arfons et Lacombe et Patrice Lucchini président de l’association Vent mauvais (11) ont expliqué lors d’un point presse les raisons de leur opposition au projet éolien d’Arfons dans la forêt de Ramondens porté par Valorem en densification de la centrale existante d’Arfons-Sor.

(crédit JP/MS)

De nombreux habitants de la Montagne Noire étaient présents ainsi que des représentants d’association comme ETP de Brousse et Villaret (11) et Protection Somail et Montagne Noire des Verreries de Moussans (34) qui ont remis au Commissaire-enquêteur leur avis défavorable au projet et exprimé leur solidarité.

En PDF : le verbatim de la déclaration du maire de Lacombe, Benoît Soulié.

Nous attendons maintenant l’avis du Commissaire-enquêteur
dans le délai d’un mois.
Restons mobilisés contre l’industrialisation de la Montagne Noire.

Pas res nos arresta !

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Le Défenseur de l’environnement et des générations futures : un espoir ?

Madame Cécile Muschotti, députée du Var, a remis le 16 juillet, un rapport parlementaire intitulé « Création d’un Défenseur de l’environnement et des générations futures » rédigé à la demande de premier Ministre, Jean Castex.

Trois membres du co-secrétariat de Toutes Nos Énergies – Occitanie Environnement (Françoise Marchand, Emmanuel Forichon et Bruno Ladsous ont été auditionnés dans le cadre de la préparation de ce rapport. Nous saluons la vision globale que traduit le projet décrit dans le rapport, ainsi que la qualité de l’écoute de madame Muschotti. Si nous avons quelques remarques sur tel ou tel aspect du document, nous souscrivons assez largement aux propositions avancées, en particulier les conclusions figurant p. 54

La mise en place d’un Défenseur des droits de l’environnement et des générations futures (DDEGF) apparait comme un moyen de répondre aux préoccupations citoyennes d’un affaiblissement de la défense de l’environnement et d’un enlisement des projets. Il serait un outil politique et technique efficace, et ce pour trois raisons : INCARNATION – IMPARTIALITE – MEDIATION

  • 1/ En incarnant clairement la protection de l’environnement, aux yeux des citoyens, des pouvoirs publics et des acteurs économiques.
  • 2/ En garantissant son indépendance et son impartialité par son mode de nomination et par la durée de son mandat, qui dépasserait les vicissitudes de la vie politique et les alternances.
  • 3/ En prévenant les conflits et les contentieux : ni juge ni administration, il sera un médiateur, un facilitateur.

Les missions qui seront confiées au Défenseur de l’environnement et des générations futures doivent permettre de répondre au manque de cohérence de l’action publique et au manque de confiance et de transparence ressenties par les citoyens dans le domaine de la protection de l’environnement. Il doit procurer un « dispositif de médiation entre l’administration et les administrés, qu’ils soient maitres d’ouvrage ou citoyens ». Cette médiation devra à la fois renforcer le dialogue environnemental et permettre de régler par voie non contentieuse les conflits.

Les différentes options de constitution de cette autorité évoquées dans ce rapport laissent au gouvernement une large marge de manœuvre pour choisir sa future forme, et s’adapter aux contraintes budgétaires et de ressources humaines nécessaires.

Il n’en demeure pas moins, comme les recommandations de ce rapport l’expriment, que le Défenseur de l’environnement et des générations futures devra être une autorité indépendante, collégiale, s’appuyant sur un réseau technique et territorialisé, susceptible d’incarner la défense du bon état de l’environnement au nom des citoyens.

Madame Muschetti évoque deux voies possibles : plutôt qu’une simple extension des compétences du défenseur des droits dans le champ de la défense de l’environnement, elle privilégie la création d’un Défenseur de l’environnement et des générations futures sous la forme d’une nouvelle entité. Cette option nous parait aussi être plus porteuse d’avenir pour la protection de l’Environnement.

Notre soutien à cette démarche n’est pas aveugle. Une réserve par exemple: Mme Muschotti ne recommande pas le statut d’Autorité Publique Indépendante (API) qui doterait le DDEGF de la personnalité morale, lui permettant notamment d’ester en justice, pour la raison suivante : selon elle, cette compétence ferait du DDEGF un acteur de déploiement des recours collectif en matière environnementale, lui permettant de se porter partie civile dans des cas emblématiques d’atteinte à l’environnement. Mais elle en ferait également une partie prenante, lui retirant sa position de tiers, qu’il exercera dans le cadre de ses compétences de médiation.  Donc, elle privilégie la mission “médiation/ conciliation”. Dommage quand même.

Dans tous les cas, le collectif TNE-OE restera attentif à ce que ce rapport soit suivi d’effets, qu’il ne soit pas dénaturé sous la pression des lobbys, qu’il ne fasse pas l’objet de marchandages politiciens, qu’il reflète réellement le souci partagé de la défense de l’environnement….

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11 et 81 : la Montagne Noire ne doit pas devenir une zone industrielle !

Le Collectif d’élus et d’habitants de Lacombe (11) et Arfons (81), soutenu par l’association Vent mauvais, a décidé de marquer la clôture de l’enquête publique sur le projet éolien de Ramondens à Arfons, par une prise de parole publique.

Le vendredi 16 juillet à 11 h se tiendra un point presse en mairie de Lacombe animé par son maire Benoît Soulié.

À cette occasion le maire remettra le dossier d’analyse critique de l’étude d’impact réalisé par le Collectif des élus et habitants de Lacombe-Arfons au commissaire-enquêteur.

Benoît Soulié expliquera le pourquoi de son refus de voir de nouvelles éoliennes s’implanter sur le site de Ramondens. Il donnera ensuite la parole à Patrice Lucchini, président de l’association Vent Mauvais et aux autres soutiens, notamment aux élus présents.

Toutes celles et tous ceux qui ont participé aux actions ou les ont soutenues sont invités à venir manifester une fois de plus leur détermination à refuser que la Montagne Noire ne devienne une vaste zone industrielle dédiée aux éoliennes, un Far-West pour les promoteurs, qui considèrent notre territoire comme un « gisement de vent » à exploiter au mieux  leur intérêt financier.

Retrouvons-nous  ce vendredi 16 juillet  à 11h00
à Lacombe pour montrer notre détermination.

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L’extension du port de Port-la- Nouvelle : projet inutile, nocif et coûteux…

Aujourd’hui a eu lieu l’audience en référé à Montpellier, où le tribunal devait examiner un recours de plein contentieux visant l’annulation du contrat liant la Région Occitanie à la SEMOP chargée de l’aménagement et la gestion du port de Port-La-Nouvelle, pendant 40 ans.

Le recours en référé est fait pour tenter de suspendre ce contrat qui a déjà engagé les deniers publics (15,3 M€ voté en décembre) alors que la Région est minoritaire au sein de la SEMOP ; donc les privés décident et la Région – qui n’a aucune prise sur la décision d’engager les travaux – subventionne. Il est porté entre autres par l’association RAMES-BTP pour Réfléchir Agir pour une Méditerranée Ecologique et Solidaire – Balance ton Port la Nouvelle : voir ici le document qui résume les raison de ce recours.

Nous avons participé à la mobilisation de soutien organisée à partir de 13h30 rue Pitot, devant le tribunal, en présence, entre autres, des intervenants et soutiens suivants :

  • Albert Cormary pour l’asso RAMES-BTP,
  • Brigitte Bales pour Extinction Rebellion et l’asso RAMES-BTP,
  • Pascal Pavie pour la Confédération Paysanne de l’Aude,
  • Bertrand Claverie pour DDCM (Développement durable en Corbières Minervois),
  • Eric Poujade pour Génération Ecologie, 
  • Myriam Martin et Guilhem Serieys pour La France Insoumise,
  • Justine Torrecilla pour EELV,
  • Manon Castagné pour Les Amis de la Terre,
  • Ophélie Gricourt de Greenpeace Narbonne…

L’ex maire de Bages et ex président du PNR de La Narbonnaise, Claude Mulero, était là pour dire le souci sur les nuisances pour le maintien de la qualité des eaux de l’étang de Bages d’Aude.

Il s’agit de dire NON à un projet qui va coûter plus de 350 millions d’argent public, qui détruit un des derniers espaces lagunaires de France, qui veut importer soja et éthanol participant à la déforestation et à toujours plus d’engrais qui polluent nos sols et nos rivières ; un projet qui vise à importer des céréales d’Amérique du Nord au lieu de relocaliser notre économie régionale.

DERNIÈRES INFOS : Le tribunal administratif de Montpellier n’a pas considéré le caractère d’urgence qu’il y avait à donner un coup de frein à cette opération écocidaire et démesurée. Le refus de ce projet sera jugé plus tard sur le fond. Trop tard ?

L’association RAMES (Réfléchir Agir pour une Méditerranée Écologique et Solidaire – Balance Ton Port La Nouvelle) publie un communiqué (ici en PDF) qui tire le bilan de cette décision de justice. “Nous ne sommes pas de simples protestataires animés par quelque dessin de basse politique. Nous nous battons pour la vie, celle de nos enfants.Cet épisode juridique n’entrave pas notre combat, il continue et pourra prendre d’autres formes.”

 

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L’éolien : meilleur moyen de décarboner l’électricité en France ?

Marc d’Alessandro nous transmets un dossier très intéressant qui – en 18 questions – fournit chiffres et arguments. Centré sur l’éolien en mer, il contient des éléments que nous pouvons utiliser sur l’efficacité, le coût, la rentabilité des éoliennes. Pédagogique et clair, il mérite le détour. Ce dossier est issu du site les Gardiens du Large.

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Les éoliennes en débat…

Lors des dernières élections régionales et départementales, le débat sur les politiques énergétiques – et en particulier autour du développement désordonné et nocif de l’éolien industriel a fait une entrée remarquée dans les médias – de tous bords !
Le collectif TNE-Occitanie Environnement a pris sa part à ces discussions : nous avons interrogé candidates et candidats sur ces questions. (Voir l’article qui détaille leurs réponses).

Le débat n’est pas clos… dans la revue de presse du site, nous nous faisons l’écho de ces analyses et de ces prises de position; en voici quelques extraits :

Tout d’abord la dimension politique évidente de ce débat, dans lequel opposants et supporters tentent d’instrumentaliser nos luttes.

  • La guerre des éoliennes, au-delà des postures et des imprécations (Transition & Énergies)
    La question des éoliennes est devenue au fil des années un combat avant tout politique. Le gouvernement, la gauche et les écologistes font des renouvelables une sorte de recette miracle pour réaliser la transition sans en reconnaitre les limites et les effets pervers. La droite et l’extrême droite font des éoliennes le mal absolu et l’illustration de l’oppression des classes populaires et des territoires par les élites parisiennes.
  • Le RN et les Républicains confisquent le débat sur l’éolien (Reporterre)
    Le Rassemblement national et les Républicains ont fait de l’opposition aux éoliennes un argument de leurs campagnes. En promouvant le nucléaire et en évacuant la question des économies d’énergie.
  • Les éoliennes dans le vent mauvais de la colère (Mediapart blog Jean-Clément Martin)
    Alors que les contestations des parcs éoliens ne cessent d’augmenter, il faut mettre l’examen de cette énergie à l’ordre du jour, sans tabou et sans idées préconçues. L’éolien est l’occasion de penser et imaginer notre mode de vie à venir, ne le laissons pas nous pourrir la vie maintenant.

Mais aussi des controverses techniques sur l’efficacité et la rentabilité économique de ce mode de production d’électricité, avec deux thèses opposées concernant en particulier l’intermittence et le foisonnement.

Dans tous les cas, ce qui est sûr, c’est le manque de concertation, de transparence à tous les étage des procédures administratives, le déficit démocratique dont toutes les associations et tous les collectifs souffrent… et qui est une des causes de l’abstentionnisme massif qui a marqué les dernières échéances électorales.

  • Dialogue environnemental pour l’éolien : concertation ou enfumage ? (Mediapart blog Christian Milla) 
    L’installation de parcs éoliens dans nos campagnes ou littoraux sont soumises au processus règlementaire strict de l’évaluation environnementale. L’un des points clés de cette évaluation est la participation du public à ce processus. On voit pourtant que l’une des étapes fondamentales du « dialogue environnemental » est détournée sinon manipulée par les promoteurs éoliens.
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La lutte transforme ! … un message de l’Amassada

Du 26 au 29 août prochain, nous, collectif de l’Amassada vous invitons à la Fête du Vent, sur l’ancien terrain de foot de Saint-Victor-et-Melvieu, au pied de feu le hameau libre de l’Amassada, expulsé en octobre 2019.

L’Amassada, c’était un lieu de vie, un lieu d’occupation, un lieu en lutte contre l’implantation par RTE, Réseau Transport Électricité, filiale d’EDF, d’un méga transformateur électrique raccordant les éoliennes du Sud Aveyron et des départements alentours. Un méga transfo, c’est un peu comme un gros échangeur connecté à l’autoroute de l’électricité.
Comme si la petite commune de Saint-Victor ne subissait pas déjà la folie des aménageurs avec 13 Lignes Haute Tension, une Ligne Très Haute Tension, un transfo régional, une usine hydroélectrique, deux barrages et des éoliennes en pagaille ! Il fallait y ajouter un méga transfo de 400 000 volts pour exporter l’électricité vers les grandes métropoles du sud, l’Espagne et éventuellement le Maroc !

Cette Fête du Vent est l’occasion pour nous de parler de la lutte de l’Amassada, de réunir les camarades de l’Isthme de Tehuantepec au Mexique qui témoigneront de l’impact dévastateur d’EDF là-bas, de rencontrer des personnes d’autres luttes qui se battent contre l’ordre électrique en France et d’accueillir les compañeroas zapatistas. Les zapatistes construisent leur autonomie sur un territoire grand comme la Bretagne, au Chiapas, au Sud-Est du Mexique, depuis leur soulèvement du 1er janvier 1994. Dans le cadre de ce qu’elles appellent la « Gira por la Vida » (le voyage pour la vie), une délégation vient nous « envahir consensuellement » (ce sont leurs mots), 500 ans après la colonisation et vient rencontrer nos luttes, nos envies et nos espoirs.

Même si l’Amassada a été expulsée, il est primordial pour nous de continuer à porter le discours contre l’ordre électrique, de montrer le vrai visage de la politique soi-disant « écologique » de la France et d’EDF : un cratère puis un méga transformateur sur la Plaine, là où se dressait avant les cabanes de l’Amassada  ; des milliers d’éoliennes industrielles sur l’Isthme de Tehuantepec et son lot de catastrophes : pollutions des eaux et des terres arables dues au ruissellement de l’huile des turbines, circulation des eaux souterraines perturbées par les fondations en béton, massacre d’oiseaux migrateurs et des chauve-souris qui régulent la population de moustiques, ce qui favorise la propagation de la dengue dans la région.

Les conséquences sociales sont également extrêmement graves : en contribuant à la désintégration du tissu social istmeño et à la violation des droits humains, ces projets portés par des multinationales comme EDF reposent sur la privatisation illégale de terres communales, dépossédant ainsi les peuples autochtones de l’isthme de leurs usages traditionnels et de leurs territoires. Ils divisent la population, favorisent les conflits locaux et les violences contre les opposant.e.s aux projets. Leur transition n’est ni sociale, ni démocratique, ni écologique. Déjà, en France, l’installation des éoliennes industrielles nécessite l’extraction de minerais rares à l’autre bout du monde.

Ainsi leur écologie est colonialiste. Leur écologie est mortifère. Leur écologie participe d’un monde toujours plus smart, plus connecté, plus surveillé, plus totalitaire. Alors on a envie d’échanger autour de ces thèmes pendant cette Fête du Vent.

On a aussi à coeur, le samedi, de déambuler, dans les champs en laissant une grande place aux émotions dans une démarche écoféministe. Le rituel, pensé et porté en mixité choisie sera vécu en mixité avec toutes et tous. Nous vous invitons à venir avec vos tissus, aiguilles et matériel de broderie pour ajouter votre touche à l’œuvre qu’on est en train d’élaborer. Lors de ce rituel, nous déposerons des objets qui ont une symbolique pour nous, qui nous touchent et on vous invite à faire de même. On souhaite aussi, avec ce rituel, dire au-revoir à l’Amassada, dans un calendrier qu’on aura choisi nous et non dicté par l’expulsion et les procès.

On a prévu un programme et des temps définis mais on souhaite que ce programme reste ouvert pour des propositions d’ateliers, de discussions, de chorales, d’art… On a aussi à coeur d’inclure les enfants : un espace et des animations seront prévues pour elles et eux par les adultes volontaires sur le site dans une démarche autogérée. On va aussi regarder un film, faire une balade botanique, vivre et danser un bal traditionnel, boire des thés glacés et des limonades de sureau, regarder un spectacle d’ombres et entendre des poèmes et des théorèmes. On invite toutes les personnes qui ont été proches de l’Amassada ou qui ont déjà participé aux dernières fêtes du vent, à nous rejoindre.

Si tu es dispo en amont et en aval de l’événement, toute aide est la bienvenue pour monter le camp ! Et si tu es chaud.e de la traduction français vers espagnol ou espagnol vers français, on aura besoin de toi sur place !

Le programme sort très bientôt, plus d’informations sur douze.noblogs.org
A bientôt !

PAS RES NOS ARRESTA

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