Voici le 1° numéro de DÉTOCCIGÈNE (pour vous désintoxiquer du discours dominant). Ce magasine est édité par le collectif régional Toutes Nos Énergies – Occitanie Environnement (ici en PDF), en réponse au premier numéro d’Occigène publié par la Région. Il sera diffusé auprès des élus curieux et engagés, qui auraient envie de nous changer la vie et surtout de la protéger ; et disponible auprès de toutes nos associations occitanes. 

En voici le sommaire

  • Page 2 : Éditorial
  • Page 3 : Biodiversité : comment les promoteurs participent à sa destruction Artificialisation des sols, déforestation, problème d’eau, dérogation pour tuer des espèces protégées. 
  • Page 4 : Énergie : des zones industrielles dans des parcs naturels Les objectifs de territoires à « énergie positive » font oublier l’esprit de leurs chartes : du Lot à la Lozère en passant par la Méditerranée, exemples. 
  • Page 5 : Economie verte : la couleur des dollars Une course folle à toujours plus d’argent, loin du souci d’une véritable transition écologique. 
  • Page 6 : Territoire et des hommes : les rats des villes et les rats des champs Désertification ou urbanisation, dans un déni de démocratie le développement de la production d’électricité. 
  • Page 7 : Patrimoine : est-il encore si protégé que ça ? Bien Unesco, Grand Site, espaces naturels classés… au nom de la « première région à énergie positive » on plombe les labels obtenus par les territoires. 
  • Page 8 : Qui sommes-nous ? Que voulons-nous ? Un collectif régional de 160 associations pour une transition socialement, écologiquement et démocratiquement acceptable 

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Ce ne sont pas des éoliennes industrielles…

… mais les méthodes (et les résultats sur le cadre de vie ou la biodiversité) sont les mêmes ! Les élus privilégient leur budget et sacrifient leur territoire et leurs concitoyens… Et Amazon se frotte les mains…

Coincée entre le Gardon, le Rhône et la montagne, c’était une plaine couverte de côteaux, de majestueux arbres et où grouillait la vie, entre ruchers, oiseaux, reptiles et rongeurs. Ce n’est plus qu’un vaste champ de désolation. Le vieux mazet a vu ses volets bouchés au polystyrène extrudé pour empêcher le retour des chauves-souris qui y faisaient leurs nids. Le chêne centenaire qui abritait tant de vie et surplombait le champ, a été coupé à la base.

C’est lors des voeux de la municipalité, en janvier 2019, que le millier d’habitants de Fournès, petit village gardois au nord-est de Nîmes, a appris la construction à venir d’une immense plateforme logistique sur le territoire de la commune. Alors que les riverains ont été tenu dans l’ignorance, le projet est en fait en préparation depuis plus de deux ans….

Lire la suite sur le site du Journal indépendant La Mule du Pape, « Le journal qui s’entête »

L’association ADERE, composée de riverains opposés au projet, s’est rapidement montée pour tenter d’empêcher celui-ci. Et ce que ces habitants, amoureux de la nature qui les entoure, ont découvert, est prompt à indigner. Car il se trouve que des élus du conseil municipal de Fournès ont directement et indirectement été les bénéficiaires de ces ventes de parcelles, et sont ainsi en conflit d’intérêts avec le projet qu’ils mènent.

La lutte ne fait que commencer…Une cagnotte de soutien au collectif est disponible en cliquant ici.

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SRADDET : un contre exemple de concertation

Le Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Egalité des Territoires (SRADDET), instauré par la loi Notre (Nouvelle organisation territoriale de la République – 7 août 2015) est un schéma stratégique en matière d’aménagement du territoire. Compétence de la Région,  c’est un schéma de planification globale ayant une portée très large puisqu’il porte sur 11 domaines (équilibre et égalité des territoires, implantation des différentes infrastructures d’intérêt régional, désenclavement des territoires ruraux, habitat, gestion économe de l’espace, intermodalité et développement des transports, maîtrise et valorisation de l’énergie, lutte contre le changement climatique, pollution de l’air, protection et restauration de la biodiversité, prévention et gestion des déchets). 

Intitulé Occitanie 2040, la direction de la Région veut faire de ce document un exemple de concertation citoyenne : Les intercommunalités sont invitées à émettre, d’ici le 15 Avril, leur avis sur le projet de SRADDET que leur soumet le Conseil Régional avec le lien suivant:

https://www.laregion.fr/SRADDET-documents-arretes.

Mais nous estimons que les conditions de cette consultation ne sont absolument pas à la hauteur des enjeux : comment formuler un avis valable sur un ensemble de documents complexes, pendant les trois mois qui correspondent à la campagne des élections municipales et à la mise en place des nouveaux conseils communautaires ? 

Cette consultation des élus vient après une consultation très insuffisante du grand public, dans des conditions qui n’ont pas permis aux citoyens d’Occitanie de participer effectivement à l’élaboration de décisions qui auront des effets sur l’environnement. C’est pourtant ce que stipulent la convention européenne d’Aarhus et, en droit constitutionnel français, la Charte de l’Environnement. 

Pour ces raisons, nos associations écrivent aux présidents et présidentes des intercommunalités de nos départements pour leur suggérer, de suivre l’exemple de prudence du Conseil d’État qui estime n’être pas en mesure d’émettre un avis en raison de la brièveté des délais impartis et d’un texte qui reste bien en deçà de ce qu’il devrait être.

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Mix électrique, débattre avec la revue « Progressistes »

Depuis les années 80 les pays européens ont imposé un système de concurrence transformant l’électricité en un objet de spéculation financière, les négociants achetant et revendant – sur des marchés de gros et des marchés spot – des paquets d’énergie pour en tirer un profit.

L’éclatement du monopole d’état, la multiplication accélérée du nombre des producteurs – en particulier créent une tension entre la nécessité d’une concordance entre niveau de production et niveau de consommation, impératifs de sécurité et la diversité des acteurs et de leurs motivations.

Numéro 25, de juillet-août-septembre 2019

Le principe de base du fonctionnement du réseau électrique (avec interconnexion entre pays) n’est pas l’ajustement de la production aux besoins, mais la maximisation des profits, au prix d’investissements lourds, de financements publics, de mécanismes de compensation pour les producteurs privés, financements publics, etc. RTE joue le rôle d’ajustement et de financement de ces ajustements supportés par le TURPE (tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité). 

La revue Progressistes consacre le numéro 25, de juillet-août-septembre 2019 à ce dossier, Mix électrique, les réalités du service public. Comme l’écrit Alain Tournebise, coordonateur de ce dossier, « le but est de contribuer à débarrasser la question de l’électricité en France des scories idéologiques qui la polluent pour militer en faveur d’un mix électrique équilibré, où chaque source de production doit avoir sa place en fonction des critères de ressources, de prix, d’impact sur le climat et de contribution à la sureté du système électrique ».

Ce dossier n’est donc pas écrit par le collectif TNE – Occitanie Environnement, mais il nous semble intéressant d’en prendre connaissance pour en débattre. Le trouver ici au format PDF.

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Les Hautes Corbières et les éoliennes…

Photo des Corbières, avec Peyrepertuse vue du mont Tauch

À la veille des municipales, un citoyen – engagé – écrit aux habitants de son village. Même s’ils n’ont pas la décision finale, les élus ont un rôle important à jouer pour défendre leur territoire, ses habitants, sa biodiversité, ses paysages.

Pour faire simple, l’éolien industriel c’est une énergie renouvelable exploitée de manière non renouvelable. Obtenir de l’électricité avec du vent d’accord, mais pas n’importe comment et pas n’importe où tout de même ! Les centrales industrielles à turbines éoliennes géantes sont au service d’un modèle productiviste et directement dépendant des centrales pilotables au charbon et au gaz. L’énergie du vent exploitée de cette manière ne pourra jamais remplacer le modèle français actuel basé sur l’énergie nucléaire, ça n’est qu’une technologie pouvant venir en complément, il ne s’agit ici nullement d’une transition mais bel et bien d’un supplément énergétique, bien pratique pour ne pas changer de modèle : un grand réseau stable permettant un maximum de gaspillage et en même temps montrer aux yeux de tous que l’on agit pour l’écologie et le climat car les éoliennes ça se voit, du genre, on ne reste pas sans rien faire tout en ne changeant rien, voilà un des aspects les plus pervers de cette grosse « escrologie ».

Notre avenir : résister !

En 2017, la mobilisation des habitants contre le projet de promesse de bail de Madame le Maire pour l’installation de 6 éoliennes géantes sur notre commune de Maisons a réussi à stopper le projet dans l’œuf. Par contre, le promoteur EDF-Renouvelables lui avait à l’époque déjà obtenu des promesses de bail pour finalement 15 éoliennes sur le plateau de Lacamp avec les communes de Davejean, Dernaceuillette et Massac, un projet à seulement 3 kilomètres au nord ouest du centre-bourg de Maisons, ainsi que pour 11 autres machines sur le vignoble de Cascastel des Corbières, au nord-est de Quintillan, à 8 km au nord-est du centre bourg de Maisons, 26 éoliennes en tout donc et un projet de transformateur de raccordement à Palairac, porte ouverte à encore d’autres installations sur les Hautes- Corbières. Le promoteur vient de déposer le projet en préfecture, le futur conseil municipal de notre village devra donc ardemment défendre le territoire contre ce projet qui dénaturerait gravement l’identité paysagère des Hautes-Corbières et mettrait en péril des espaces naturels dotés d’une biodiversité tout à fait remarquable, sans même parler des nouvelles nuisances pour les habitants du village de Maisons encerclés tout d’abord par les travaux puis par les sons et infrasons des éoliennes portés par le vent dominant du Cers. Que celui qui n’a jamais entendu par vent marin dominant les éoliennes du Tauch situées à 3 km du village me jette la première pierre.

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Une réunion avec Emmanuelle Wargon

ÉOLIEN : Devant l’explosion des plaintes de riverains, Emmanuelle Wargon crée un groupe de travail sur les nuisances sonores

Le 14 février 2020 les Fédérations Vent de Colère, La Demeure Historique, Patrimoine Environnement, Sites et Monuments, Vent d’Anjou, VMF et TNE Occitanie Environnement ont rencontré la Secrétaire d’Etat Madame Emmanuelle Wargon. Voir le compte-rendu.

Elles ont à nouveau demandé un moratoire sur l’éolien terrestre et l’éolien flottant, appuyant leur demande sur les autorités les plus qualifiées – Académies, Cour des Comptes, Commission d’enquête parlementaire de 2019, Président de la République – qui toutes convergent sur une priorité : respecter la Loi constitutionnelle du 1er mars 2005 (Charte de l’Environnement) et le principe de précaution envers un environnement toujours plus menacé.

La détérioration du cadre de vie et de la santé des populations rurales proches des sites éoliens a ainsi fait irruption dans des approches ministérielles trop théoriques, documents et photos à l’appui.

De même à propos de la précipitation du ministère sur l’éolien offshore, alors que le colloque du 22 janvier au Parlement européen a mis en évidence la nécessité d’enrichir les connaissances scientifiques portant sur les impacts de l’éolien sur le milieu marin avant toutes décisions.

La programmation pluriannuelle de l’énergie doit selon les associations être révisée en conséquence, en s’inspirant de leur proposition alternative déposée le 17 janvier 2020. La confusion entre urgence climatique et production d’électricité intermittente mène le pays à sa ruine environnementale, sans garantie de réussir dans sa trajectoire carbone.

La Secrétaire d’Etat a fait comprendre que, en dépit de la consultation publique en cours et de la déclaration du Président de la République du 14 janvier 2020, il n’était plus question de modifier les objectifs de développement 2028 : pour l’éolien terrestre, multiplication par 2,3 de la puissance installée portée à 35000 MW, et pour l’éolien maritime création de 5000 MW de puissance installée. Pour autant elle n’a pas sérieusement contesté que le développement de l’éolien ne bénéficie pas au climat, ni davantage contesté le coût excessif de l’éolien pour la Nation.

Subsidiairement, certaines fédérations ont formulé 23 propositions techniques pour encadrer l’éolien existant, y compris au regard du droit à la santé – ce qui requiert de réintégrer les éoliennes dans le code de la santé publique – et pour que tout projet d’énergie ne porte plus atteinte aux paysages ni à la biodiversité, tout en donnant des garanties aux citoyens ruraux pour le respect de leur cadre de vie.

La Secrétaire d’Etat leur a proposé de :

  • Mettre en place un groupe de travail spécifique sur les nuisances sonores et les responsabilités de l’autorité préfectorale en matière de contrôle de ces nuisances.
  • Mettre en place un groupe de travail spécifique sur les 23 propositions techniques émises.
  • Réunir un plus grand nombre d’associations de défense du patrimoine et des paysages dans le groupe de travail ayant vocation, en concertation avec le ministère de la culture, à formuler des propositions pour une planification du développement éolien et la définition d’une doctrine nationale pour la protection des paysages et des lieux de vie, notamment en vue de mieux évaluer les phénomènes d’encerclement.

Contact presse : Bruno Ladsous, Sites et Monuments, tél 06 49 69 39 59 ladsousbruno@gmail.com 

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Quelle transition énergétique : poursuivre le débat !

Un de nos amis nous envoie ce texte pour prendre sa part au débat difficile : quelle transition énergétique voulons-nous ?

On peut lire sur le site d’EELV, dans les pages « Climat : Face à l’urgence agir enfin » les lignes suivantes : « Europe Écologie les Verts prône un nouveau rapport à la nature, à l’animal et au vivant. Afin que notre planète soit vivable et durable, il est urgent de protéger et restaurer la nature et la biodiversité, et de respecter toutes les espèces, ce qui induit l’abandon des énergies fossiles polluantes. Relier l’environnement et la santé constitue également un enjeu écologique et démocratique majeur, que nous ne pourrons relever qu’en nous engageant pleinement dans une transition énergétique de long terme (éolien, solaire …). Cela nous permettra également de donner des perspectives aux territoires ruraux par le développement d’une agriculture paysanne et écologique ».

Le consensus est largement acquis sur la nécessité d’un nouveau rapport au vivant. Pour ce qui est des énergies fossiles, c’est une double problématique qui est généralement comprise : 

  1. L’extractivisme (épuisement des ressources dans des conditions sociales et environnementales catastrophiques)  
  2. L’effet de serre via le CO2 résultant de leur combustion. On y ajoute les effets sur l’environnement et la santé des dérivés du pétrole : plastiques et pesticides. 

Mais la question soulevée par le texte d’EELV est : « pourquoi n’aborder la nécessaire transition écologique que sous l’angle des énergies renouvelables (éolien, solaire) ? » N’y a-t-il pas là une réduction de la vision globale à laquelle doit nous conduire l’impératif d’un nouveau rapport au vivant. Cela pour au moins 2 raisons : 

  1. Prôner avant toute chose la production d’énergie, c’est laisser entendre que la croissance (même « verte ») reste l’objectif majeur.
  2. S’engager pleinement sur des énergies renouvelables c’est risquer de reproduire les erreurs de l’épisode précédent : extractivisme et méfaits sur la biodiversité. 

Des voix de plus en plus nombreuses appellent à la plus grande prudence dans la course qui s’engage – qui s’emballe – aux énergies renouvelables et au tout électrique. Voici une liste de points de vue sur ce sujet, pour ouvrir un vrai débat.

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Réunion du collectif TNE-OE le 1° février à Lodève (34)

Plus de 25 participants représentaient 9 départements occitans.
Outre le traditionnel et très fourni tour de table des associations, de leurs luttes et de leur fonctionnement, plusieurs points ont été largement débattus :

Une vue d’ensemble…. Lodève 1° février, 2020
  • La nécessité de mener une intervention régulière auprès des élus des communes et des inter-communalités qui sont amenés à donner leur avis sur les documents administratifs d’aménagement du territoire.
  • L’importance des élections municipales, qui nous donnent l’occasion de faire connaitre notre opposition à l’éolien industriel auprès des candidats et des électeurs.
  • Nos interventions dans les instances de « dialogue » mises en place par la Région ; ce n’est pas toujours facile, mais nos amis au sein du Parlement Montagne arrivent à se faire entendre.
  • Notre appel aux fédérations nationales (FED et Vent de Colère) pour qu’elles prennent l’initiative d’une journée nationale d’action contre l’éolien industriel.

Nous nous sommes félicités de quelques victoires encourageantes : 

  • Retrait ou suspension de projets dans le 82 (Labourgade et Cordes Tolosannes); dans le 30 (Valliguières et Victor la Poste) …
  • Un rapport d’enquête publique défavorable aux éoliennes de Passa dans le 66, etc.
  • Et une belle victoire : la cour administrative d’appel de Marseille annule l’autorisation de dérogation donnée à l’interdiction de destruction des espèces protégées présentée par le promoteur parc éolien des Avants-Monts à Ferrières Poussarou.

Cette réunion studieuse et animée montre l’engagement de nos associations et du collectif à défendre nos territoires, la qualité et le cadre de vie de leurs habitants, la richesse de leur biodiversité.

Elle reflète l’importance de notre implantation et la richesse de notre expertise citoyenne. 

Pour être plus efficaces, nous avons besoin de votre soutien financier : 
Le collectif TNE-OE fonctionne sans subvention ni publicité !! Nos actions, nos interventions, l’aide que nous apportons aux associations nécessitent un budget minimum. Les associations qui participent à nos réflexions
et à nos travaux paient 20€ annuels.
Les chèques à l’ordre de CALELH, sont adressés à J.-Cl. Fargues, Perilhou 81260 Brassac.

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Aux municipales bataille pour l’engagement anti-éolien des candidats

Projet éolien sur Las Illas : les opposants ciblent les candidats aux municipales

Face à la menace d’un projet transfrontalier (entre le Vallespir et l’Alt Empordà) pour implanter des éoliennes et des panneaux photovoltaïques, le collectif « El futur és avui » (Le futur c’est aujourd’hui) fait signer des chartes d’engagement aux candidats des municipales pour s’opposer à ce dossier.

L’Indépendant du 7 février 2020, Mathilde Contre

Après avoir rencontré les prétendants, ils ont, à ce jour, obtenu, 15 signatures sur les 18 candidats qui se présentent sur les 10 communes de la Communauté de Communes du Vallespir » ont-ils détaillé, le 6 février, lors d’une conférence de presse à Saint-Jean-Pla-de-Corts en présence du maire, Robert Garrabé, de riverains, de deux candidats aux municipales à Céret (Jean-Jacques Planes et Patrick Puigmal) et du collectif Le vent tourne.

Dans le texte, les candidats aux municipales « s’opposent fermement » à l’implantation de ce projet « dégradant fortement l’environnement du Vallespir et l’attractivité touristique de notre région » et « s’engagent – une fois élu – à lutter contre ce projet d’éolien industriel et plus généralement contre tout projet de parc éolien industriel sur sa commune. »  La même action est envisagée avec les élus sud catalans (sur le secteur de l’Empordà) fait savoir l’association.

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Avions et oiseaux gâchent la vie (et les profits) des promoteurs éoliens en Occitanie

Le combat n’est pas toujours facile face au rouleau compresseur des promoteurs éoliens alors quand les autorités ou les faits nous donnent raison nous aimons le faire savoir. 

Dans le Tarn et Garonne, sur les communes de Cordes-Tolosannes et Labourgade, la société allemande Nordex mène deux projets de parcs éoliens situés entre autres sur le parcours des oiseaux migrateurs mais aussi, on vient de l’apprendre, sur la zone de « coordination » des radars militaires d’où avis défavorable de l’armée de l’air. Qui plus est, la DGAC (direction générale de l’aviation civile) a également émis un avis défavorable : les éoliennes de 180 m projetées sont trop hautes et gêneraient les contrôleurs du ciel de Blagnac.
Résultat : Nordex retire ses deux demandes d’autorisation sur Labourgade et Cordes -Tolosannes, ce qui a été notifié au préfet.
Selon ce promoteur, à Cordes-Tolosannes, le projet serait simplement suspendu, mais devrait être redimensionné : cependant qui dit éoliennes plus petites dit moins de profits à la clef et ça Nordex n’aime pas !
De plus qui retire ses demandes doit relancer ses projets considérés comme nuls et non avenus par l’administration.
konrad.burchardt@orange.fr 

Dans l’Hérault : à Ferrières Poussarou le préfet avait autorisé EDF EN à détruire des spécimens d’une centaine d’espèces protégées dont neuf à fort enjeu de conservation au nombre desquelles figurent notamment l’aigle royal, le circaète Jean-le-Blanc et le minioptère de Scheibers, condition sine qua non pour faire fonctionner ses éoliennes.
 La Cour administrative d’appel de Marseille vient de le rappeler à l’ordre. Elle estime que le projet pour lequel la décision attaquée a permis de déroger aux interdictions résultant de l’article L. 411-1 du code de l’environnement ne répond pas à une raison impérative d’intérêt public majeur, au sens  de l’article L. 411-2 du code de l’environnement. Décision importante car l’intérêt public est très souvent mis en avant par les promoteurs dans leur communication pour justifier les atteintes à l’environnement qu’ils génèrent.
marcel.caron.34@gmail.com 

A Bernagues, montagnes de l’Escandorgue, sur les rives héraultaises du Larzac, où le combat juridique se poursuit avec Valeco qui – par l’intermédiaire d’une de ses innombrables filiales – continue de faire fonctionner ses éoliennes grâce à la mansuétude des pouvoirs publics et malgré que cette installation n’ait jamais été autorisée comme l’a pointé une nouvelle fois la justice administrative cette fois-ci par la voix du rapporteur public du Conseil d’Etat. 
Pas de chance pour Valeco, le danger pour les espèces protégées qui motivait le combat des associations locales contre cette centrale éolienne vient d’être malheureusement confirmé : après la décapitation d’un aigle royal juvénile doté d’une balise GPS, un vautour-moine (envergure plus de 2 mètres) vient d’être abattu par les pales d’une machine. Cette espèce protégée, réintroduite à grand renfort d’argent public français et européen, ne compte que deux couples dans l’Hérault. L’accident démontre une fois de plus l’inefficacité des systèmes mis en place sur les éoliennes pour la télédétection des oiseaux censés les éviter et laisse espérer un arrêt et le démantèlement de la centrale de Bernagues.
VPPN – Vigilance Patrimoine Paysager et Naturel – a fait un recours au civil en 2018 pour demander le démantèlement de ces éoliennes, se référant à l’article L 480-13 du Code de l’Urbanisme. 
L’audience aura lieu le 18 février 2020 à 14h au TGI de Montpellier 
aigles.escandorgue@gmail.com

 

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