LE COLLECTIF TOUTES NOS ÉNERGIES – OCCITANIE ENVIRONNEMENT
ET TOUTES LES ASSOCIATIONS QUI LE SOUTIENNENT
VOUS SOUHAITENT UNE ANNÉE 2026
RICHE EN LUTTES ET EN VICTOIRES
12 janvier : Des centaines d’oiseaux retrouvés morts : l’exploitant du parc d’éoliennes finit au tribunal (Futura – Karine Durand)
En 2021, la France s’est engagée à réduire de 20 % sa consommation énergétique finale et à atteindre une part de 33 % d’énergies renouvelables dans sa consommation d’énergie finale brute d’ici 2030. Ce déploiement répond à un besoin réel, mais s’effectue parfois au détriment de la nature. Un exemple criant de ce non-sens écologique a d’ailleurs récemment terminé au tribunal, avec l’appui de l’association France Nature Environnement (FNE).
9 janvier : Energie: les huit éléments clés du paysage mondial en 2026 (Transitions & Énergies)
Les fondamentaux énergétiques, plutôt que les discours politiques ou même la géopolitique, conditionnent l’évolution des marchés du pétrole, du gaz et de l’électricité. L’année 2025 l’a amplement démontré et 2026 devrait le confirmer. Les contraintes d’infrastructures, notamment les réseaux électriques et les capacités de production de pétrole ou de GNL (Gaz naturel liquéfié), sont les éléments majeurs du paysage énergétique. La transition s’est poursuivie l’an dernier et se poursuivra en 2026, mais de façon plus lente et inégale. Les contraintes économiques, technologiques et financières et l’acceptabilité sociale des évolutions par les consommateurs comme par les électeurs sont les vrais déterminants du rythme de cette transition.
7 janvier : « Nous sommes en train d’autodétruire notre système électrique avec le déversement des renouvelables » (Transitions & Énergies – André Palu)
Un entretien exclusif avec André Palu, Secrétaire National Affaires Publiques et Européennes du syndicat CFE Énergies, ingénieur en génie atomique. Il souligne l’urgence de publier enfin le rapport d’EDF sur l’impact préoccupant sur le parc nucléaire résultant de la nécessité de moduler de plus en plus fréquemment sa puissance pour faire face à la production des renouvelables intermittents, solaire et éolien. Un rapport dont le gouvernement bloque manifestement la publication car elle signerait l’arrêt de mort de la PPE3 (Programmation pluriannuelle de l’énergie version 3) telle qu’elle existe aujourd’hui. Propos recueillis par Eric Leser.
5 janvier : Paulinet. Des citoyens unis contre le projet éolien des Bosques (le Tarn Libre- Association PREO, le président Christian Enjalbert)
Sous l’impulsion de l’association PREO, Préservation de la vallée de l’Oulas et du patrimoine naturel, bâti et paysager environnant, une réunion publique a rassemblé une forte affluence afin d’informer la population sur le projet d’installation d’une centrale d’éoliennes industrielles au lieu-dit Les Bosques le 12 décembre. Dès l’ouverture, les représentants de l’association ont dénoncé l’absence de véritable concertation publique et le manque de transparence entourant ce projet. Ils ont également souligné les risques majeurs qu’une telle implantation ferait peser sur l’équilibre environnemental, patrimonial, économique et paysager du territoire.
5 janvier : Exportations record d’électricité par la France en 2025, il n’y a pas de quoi pavoiser (Transitions & Énergies)
RTE (le Réseau de Transport d’Electricité) s’est chaudement félicité à la fin de la semaine dernière du nouveau record d’exportations d’électricité battu en 2025 par la France. Il n’y a pourtant aucune raison de le faire. C’est la démonstration que la politique énergétique menée depuis des années dans le pays et prônée par RTE est en échec. La production d’électricité décarbonée (à 95%) est surabondante et la consommation d’électricité en France est en baisse. Quant à l’électrification des usages, la clé de la transition énergétique, elle reste une vue de l’esprit. Mais RTE continue néanmoins à prôner des investissements massifs dans des capacités de production renouvelables intermittentes dont le pays n’a pas les moyens et surtout n’a nul besoin ni à court, ni à moyen terme.
5 janvier : L’administration Trump déclare la guerre à l’éolien (Mediapart – Romain Leclaire)
C’est un cadeau de Noël empoisonné, déposé avec le cynisme caractéristique d’une administration qui semble avoir juré la perte de la transition énergétique. Le 22 décembre dernier, dans un geste que l’on pourrait qualifier de vandalisme économique pur et simple, le ministère de l’intérieur américain a brutalement ordonné l’arrêt de cinq projets éoliens offshore de premier plan. D’un trait de plume bureaucratique, ce sont 25 milliards de dollars d’investissements et 6 gigawatts d’électricité propre qui se retrouvent en péril. Attention, il ne s’agit pas ici de prudence administrative, mais bien d’une offensive idéologique, une vendetta contre le renouvelable qui pousse aujourd’hui trois géants de l’énergie à traîner le gouvernement Trump devant les tribunaux.
2 janvier : Écologiser et socialiser la production et la consommation d’électricité ? (AOC media – Clotilde Grassart et Adèle Sébert – PDF)
Depuis une vingtaine d’années, les questions climatiques ont transformé les priorités des politiques publiques en matière d’énergie.transformé les priorités des politiques publiques en matière d’énergie. Conformément à la directive européenne fixant à 42,5 % la part d’énergie d’origine renouvelable dans le mix énergétique de l’Union européenne (UE) d’ici 2030, produire de l’électricité à partir de sources renouvelables – le soleil, le vent ou l’eau – est devenu un des objectifs de la politique publique française. Le marché de l’électricité a ainsi connu de profondes mutations et l’émergence de nouveaux acteurs et dispositifs. En s’appuyant sur le principe d’autoconsommation collective, les associations pour la mutualisation d’une énergie de proximité (AMEP), apparaissent comme un nouveau mode de production et de consommation d’électricité.
3 janvier : Suspension des projets d’éolien en mer : en guerre contre la décision de Trump, Orsted va porter plainte (La Tribune)
Le danois Orsted, spécialisé dans le développement de l’énergie éolienne en mer, a annoncé vendredi qu’il intentait un recours aux États-Unis contre la suspension de son parc éolien au large des côtes de la Nouvelle-Angleterre, sur la côte est américaine, quasi achevé. Pour rappel, le projet Revolution Wind d’un montant de 1,5 milliard de dollars – dont Orsted est coactionnaire avec le fonds américain Global Infrastructure Partners – devait commencer à fournir de l’électricité en ce début d’année 2026. Le projet est achevé à près de 90 % et doit permettre de fournir en électricité plus de 350 000 foyers dans le cadre de contrats d’achat d’une durée de 20 ans.