Quand le préfet du Tarn visite le PNR Ht Languedoc

Nous avons trouvé sur le FB du Sidobre enchaîné le billet suivant qui nous a enchantés

Quand le préfet vient expliquer au Haut-Languedoc qu’il faut encore valoriser

Le préfet du Tarn est venu prendre le pouls du Haut-Languedoc. Au programme : paysages, transition énergétique, renouvellement des éoliennes, agrivoltaïsme, pastoralisme, forêt, biodiversité…
Bref, tout ce qu’un territoire rural peut encore espérer avant qu’on lui explique qu’il doit surtout devenir plus compétitif.

Et pour cette première visite officielle sur le terrain, Simon Bertoux était accompagné du sous-préfet de Castres.
Une visite parfaitement dans l’air du temps : dans un territoire particulièrement vulnérable au changement climatique, aux sécheresses, aux incendies et à la pression sur la ressource en eau, il était manifestement urgent de discuter de la manière dont on allait continuer à valoriser économiquement les paysages.

Parce qu’un territoire qui brûle, qui manque d’eau et dont les équilibres agricoles et écologiques sont fragilisés ne doit surtout pas donner l’impression de vouloir ralentir.

Transition, vous avez dit transition ?

Direction Barre pour parler énergies renouvelables. Éolien. Agrivoltaïsme. Paysages. Prairies naturelles. Pastoralisme. Tout y était. Le genre de réunion où l’on cherche très sérieusement à savoir comment faire tenir ensemble deux phrases : « Il faut préserver les paysages et les prairies naturelles. » et « Il faut développer les infrastructures énergétiques. »

Le Haut-Languedoc étant un Parc naturel régional, on pourrait naïvement penser que la première phrase constitue le cadre et la seconde doit s’y adapter. Mais il semble que le logiciel administratif fonctionne parfois dans l’autre sens : la transition d’abord, l’adaptation du territoire ensuite.

Lire plus

Poste source des Corbières : à Tournissan, les habitants entrent dans la lutte

Après l’avis défavorable du commissaire enquêteur sur le dossier d’utilité publique concernant le poste source de RTE des Corbières à Tournissan, les habitants ont organisé une réunion publique d’information. Dans une salle comble, ils ont répété leurs inquiétudes sur l’industrialisation massive de la production d’énergie photovoltaïque dans les Corbières : Voir l’article complet de l’Indépendant

Dans l’Indépendant du 11 décembre 2025, un article. d’Arnaud Chabé

« Ici, on est un peu comme au Texas avec le vent et le soleil à la place du pétrole. Et pour pouvoir les exploiter, il faut que ce soit massif et rentable. Ce sont des projets de dingos ».
Kévin Jeanroy, représentant l’association Sites et monuments

L’avis du commissaire enquêteur n’étant que consultatif, les opposants au projet se préparent à poursuivre « la lutte ». Selon l’article R323-5 du Code de l’énergie, « le préfet statue sur la demande de déclaration d’utilité publique dans un délai de deux mois à compter du jour où il a reçu le rapport et les conclusions du commissaire enquêteur* ». Une décision qui sera scrutée à la loupe.

Lire plus

Les initiatives régionales lors de la journée du 24 mai

Face au développement massif de l’éolien et de l’agrivoltaïsme, face à l’explosion du prix de l’électricité, l‘association Vent Des Maires, Le Réseau Energies Terre et Mer et Vent de colère ont appelé à exprimer le 24 mai notre opposition au développement massif et imposé des énergies électriques intermittentes. (voir le texte de l’appel)
Dans la région plusieurs associations et collectifs ont répondu à set appel – sous leurs revendications et de manière diversifiée. Nous demandons un moratoire sur l’installation de nouveaux projets éoliens et de champs de panneaux photovoltaïques sur les sols naturels, agricoles et forestiers.

En Aveyron

Le collectif 27-XII qui regroupe plusieurs associations a remis au préfet et aux parlementaires du département une motion adaptée à la configuration du département et cohérente avec les propositions formulées par le monde associatif dans les travaux menés par la préfecture en 2023-2024, dont il a été rendu compte le 20 mai.

Cette motion exprime la nécessité que soit désormais fléchée la dépense publique vers le mix énergétique total par les trois axes suivants :
AXE 1 : investir sur trois enjeux :

  • 1) Décarboner directement les secteurs du logement, de l’industrie et des transports ;
  • 2) Développer des flexibilités de production;
  • 3) Privilégier les énergies renouvelables thermiques.

AXE 2 : arrêter d’investir dans les solutions électriques éolienne et solaire intermittentes.

AXE 3 : s’appuyer sur la note de position conjointe d’octobre 2023 entre le Conseil Départemental et la Chambre d’Agriculture, qui répond parfaitement à ces objectifs.

En Lozère

Le Collectif lozérien environnement patrimoine (CLEP) s’oppose aux « productions électriques industrielles » que sont l’éolien et le photovoltaique. Samedi, il s’est rassemblé devant  la préfecture.

Il s’agissait d’expliquer à la population leur opposition au projet actuel de PPE3 (programmation pluriannuelle de l’énergie qui prévoit le doublement de l’éolien terrestre et la multiplication par 5 du photovoltaïque.

Dans une motion à l’attention du préfet de Lozère le collectif dénonce le « gigantisme » des projets: « Ces énergies renouvelables industrielles occupent beaucoup trop d’espace par rapport au volume d’énergie qu’elles produisent ».

Dans le Lot

Face à la multiplication des projets éoliens dans le Ségala, aux nuisances subies par les habitants, à la destruction de l’environnement, des terres agricoles, des zones forestières, au massacre de la biodiversité, aux risques avérés de panne géante électrique comme en Espagne et au Portugal par surproduction d’énergie intermittente, l’association Vent du Haut-Ségala a participé à la Journée Nationale de Protestation du 24 mai.

L’association a  adressé un courrier à la Préfète, au Président du Conseil Départemental, aux Sénateurs et Députés du Lot ainsi qu’au Président du Grand-Figeac. 

Elle demande la révision de la Programmation Pluriannuelle de L’Énergie et soutient un scénario alternatif fondé sur des prévisions réalistes de la demande d’électricité (et pas notoirement sur-évaluées), et accordant une large place à la sobriété énergétique ainsi qu’à la valorisation d’énergies renouvelables pilotables en autoconsommation locale.

Dans le Tarn,

5 associations ont écrit une lettre aux sénateurs et députés du département ainsi qu’au Président du Conseil Départemental et au président de l’association des maires du Tarn.

  • Nous ne voulons pas que les éoliennes et le photovoltaïque au sol détruisent nos campagnes et contribuent un peu plus à la destruction de nombreuses espèces animales (chauve-souris, rapaces, oiseaux migrateurs) .
  • L’implantations massives d’éoliennes menace nos paysages et le cadre de vie de nos concitoyens.
  • Le photovoltaïque sur les sols naturels, agricoles ou forestiers soulève également de vives inquiétudes. Outre son impact négatif sur les terrains agricoles, il risque de détourner les agriculteurs de leur vocation première, les transformant en rentiers d’une ressource instable, soumise à de nombreux aléas.
  • Enfin, rappelons que ces équipements — éoliennes comme panneaux photovoltaïques — sont pour l’essentiel importés, en particulier de Chine. Une telle dépendance va à l’encontre de notre objectif de réindustrialisation. 

Lire plus

Entre Lozère et Ardèche, un projet d’autrefois

L’abbaye de Notre Dame des Neiges

Un nouveau projet éolien arrive à Laveyrune (Ardèche) en bordure du département de la Lozère, juste au-dessus de l’abbaye de ND des Neiges.

Sur une ligne de crête-ligne de partage des eaux, ce projet investirait un vaste espace naturel composé de Sites Natura 2000 et de Znieff : un paysage peu corrompu, un espace préservé où sont répertoriées une centaine d’espèces protégées, sans oublier des enjeux d’un ordre plus élevé que nos concitoyens d’Occitanie et d’ailleurs connaissent : le Chemin de Stevenson et l’abbaye de Notre-Dame des Neiges, autrement dit un lieu de rayonnement spirituel et de ressourcement, de paix et de silence.

C’est un projet du siècle passé. Nos amis Michel Valette et Bruno Ladsous, au nom de Sites & Monuments le dénoncent dans une tribune publiée le 6 février par La Lozère Nouvelle. (ici le PDF)

Lire plus

Social media & sharing icons powered by UltimatelySocial