Décision inique du préfet des Pyrénées Orientales

Le collectif catalan, le vent tourne nous informe de l’avis favorable que le préfet des Pyrénées Orientales vient de donner au projet d’implantation d’éoliennes à Passa.
Nous  avions accueilli avec espoir le rapport d’enquête publique qui  soulignait le rejet massif de tous les projets de développement de l’éolien industriel, sur les communes concernées mais aussi sur l’ensemble du département (qui s’est prononcé pour un moratoire). 
Cet avis que vous pouvez retrouver sur le site était clair et argumenté. 
Malgré tout, le préfet passe outre.

Voici leur communiqué

Chers membres, chers sympathisants et chers amis.
Cette info vient de tomber hier vendredi 28 février juste avant notre Assemblée Générale.
Nous sommes désolés et complètement scandalisés par la décision du préfet Chopin d’autoriser, ce jour, contre vents et marées, le projet éolien de Passa.

Un arrêté préfectoral inique qui bafoue la décision du peuple clairement exprimée dans les résultats écrasants de l’enquête publique contre ce projet inutile, aux pieds du Canigou, ouvrant grande la porte à tous les autres projets aussi ineptes soient-ils.
Pourquoi demander son avis à la population si on n’en-tient pas compte ? 
HONTE !! HONTE !! HONTE
Heureusement nous avons tenu notre Assemblée Générale à 18 h et nous allons pouvoir prendre les mesures juridiques (avocats) pour attaquer dans les plus brefs délais cette décision du préfet.

Nos amis vont avoir besoin de notre soutien et de notre aide financière

Vous pouvez nous faire un don (déductible des impôts) :

Sur  le lien : allo-asso/association le vent tourne

Sur le site du collectif le Vent tourne, en cliquant sur le bouton « faire un don Merci ».

Par chèque : à l’ordre de : « Association Collectif le vent tourne »  adressé à M. André Doizon 8 résidence Plein Soleil 66300 TRESSERRE (06 27 34 71 30)
Par espèces à la même adresse.

Par virement : avec le RIB joint

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10 mars : Conférence Christophe Bonneuil / Aurélien Berlan

L’Amassada est une assemblée de lutte contre la démesure énergétique et autres joyeusetés industrielles qui minent les campagnes, les gens et la planète. Plus précisément l’Amassada s’est constituée sur l’opposition au grand projet nuisible de RTE à St Victor et Melvieu, un gigantesque transformateur électrique qui entre autre, va permettre la connexion au réseau d’un millier d’éoliennes sur un territoire qui n’en a pas besoin.

  • Depuis 10 ans s’organisent les habitants (association Plateau Survolté) : information, recours juridiques, manifestations … Depuis cinq ans s’organisait l’occupation et la défense du lieu.
  • Le 8 octobre, la Libre Commune de l’Amassada est expulsée et rasée par d’importantes forces de l’ordre, blindés, hélicoptère et engins de chantier… 
  • Le 12 octobre nous avons tenté de reprendre la Plaine, 4 personnes ont été arrêtées, piochées dans la masse et placées en GAV 48h. Ils passent en procès le 11 mars avec pas moins de sept chefs d’inculpation.

Le saccage social et le saccage écologique relèvent de la même logique : remplir les poches des puissants d’aujourd’hui. Rassemblons nos forces pour les percer et faire ruisseler vraiment.

Retrouvons-nous le 10 mars au soir à la Grange de Floyrac pour une soirée-débat avec : 

  • Christophe Bonneuil, Historien au CNRS en histoire environnementale et histoire des sciences et des techniques, enseignant à l’EHESS. Thème : « Leur écologie et la nôtre, des années 70 à aujourd’hui. Il a co-écrit L’événement anthropocène. La terre, l’histoire et nous, Points Seuil, 2016 et Une autre histoire des Trente Glorieuses, La Découverte, 2013.
  • Aurélien Berlan, philosophe-jardinier, membre du groupe Marcuse qui vient de rééditer La liberté dans le coma, La lenteur, 2013. Thème : numérisation du monde, boulimie énergétique et surveillance totale. Dans son premier livre aux éditions de La Découverte il revient (avec Tönnies, Simmel et Weber) sur la marchandisation générale, l’érosion du lien social, la perte de sens et de liberté liés à l’emprise des organisations bureaucratiques.

La grange de Floyrac est à Onet le château, 1Km de Rodez sur la route de Conques. Après le Golf, au rond-point, prendre à gauche puis tout de suite à droite.

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10 et 11 mars résistons avec l’Amassada !

Contre la cécité de la raison d’état : l’état de nécessité !

Article 122-7 du code pénal « N’est pas pénalement responsable la personne qui, face à un danger actuel ou imminent qui menace elle-même, autrui ou un bien, accomplit un acte nécessaire à la sauvegarde de la personne ou du bien, sauf s’il y a disproportion entre les moyens employés et la gravité de la menace. »

Le 11 mars 2020 au tribunal de Rodez seront jugées 4 personnes pour outrage et violence envers les forces de l’ordre et l’ordre des forces de RTE (Réseau transport électricité). Elles ont été arrêtées lors d’une manifestation réunissant une centaine de résistants, devant le chantier du méga transformateur de St Victor et Melvieu, le 12 octobre 2019. 
4 jours auparavant le hameau de l’AMASSADA était expulsé et détruit par la force gendarmes, blindés et pelles mécaniques. « Force est restée à la loi » avait déclaré la préfète venue assister à l’évènement.

Quel est le contexte ? : Il suffit de fréquenter un tant soit peu les médias sérieux pour documenter ce qui est sûr : une catastrophe planétaire est en cours.
Régulièrement des centaines ou des milliers de scientifiques experts publient tribunes et rapports alarmants. Régulièrement des évènements climatiques rendent sensible l’humeur de la nature. Chaque jour elle manifeste… Quelles qu’en soient les formes, les réactions ou absences de réaction des humains sont massives : catastrophisme, colapsologie, déni, cynisme, angoisse, repli individuel,organisation collective, résistance… 
Hormis quelques « perchés », personne ne peut plus dire « on ne savait pas ». Inutile de développer davantage, « on va droit dans le mur » ponctue toutes les conversations.

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Voici le 1° numéro de DÉTOCCIGÈNE (pour vous désintoxiquer du discours dominant). Ce magasine est édité par le collectif régional Toutes Nos Énergies – Occitanie Environnement (ici en PDF), en réponse au premier numéro d’Occigène publié par la Région. Il sera diffusé auprès des élus curieux et engagés, qui auraient envie de nous changer la vie et surtout de la protéger ; et disponible auprès de toutes nos associations occitanes. 

En voici le sommaire

  • Page 2 : Éditorial
  • Page 3 : Biodiversité : comment les promoteurs participent à sa destruction Artificialisation des sols, déforestation, problème d’eau, dérogation pour tuer des espèces protégées. 
  • Page 4 : Énergie : des zones industrielles dans des parcs naturels Les objectifs de territoires à « énergie positive » font oublier l’esprit de leurs chartes : du Lot à la Lozère en passant par la Méditerranée, exemples. 
  • Page 5 : Economie verte : la couleur des dollars Une course folle à toujours plus d’argent, loin du souci d’une véritable transition écologique. 
  • Page 6 : Territoire et des hommes : les rats des villes et les rats des champs Désertification ou urbanisation, dans un déni de démocratie le développement de la production d’électricité. 
  • Page 7 : Patrimoine : est-il encore si protégé que ça ? Bien Unesco, Grand Site, espaces naturels classés… au nom de la « première région à énergie positive » on plombe les labels obtenus par les territoires. 
  • Page 8 : Qui sommes-nous ? Que voulons-nous ? Un collectif régional de 160 associations pour une transition socialement, écologiquement et démocratiquement acceptable 

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Ce ne sont pas des éoliennes industrielles…

… mais les méthodes (et les résultats sur le cadre de vie ou la biodiversité) sont les mêmes ! Les élus privilégient leur budget et sacrifient leur territoire et leurs concitoyens… Et Amazon se frotte les mains…

Coincée entre le Gardon, le Rhône et la montagne, c’était une plaine couverte de côteaux, de majestueux arbres et où grouillait la vie, entre ruchers, oiseaux, reptiles et rongeurs. Ce n’est plus qu’un vaste champ de désolation. Le vieux mazet a vu ses volets bouchés au polystyrène extrudé pour empêcher le retour des chauves-souris qui y faisaient leurs nids. Le chêne centenaire qui abritait tant de vie et surplombait le champ, a été coupé à la base.

C’est lors des voeux de la municipalité, en janvier 2019, que le millier d’habitants de Fournès, petit village gardois au nord-est de Nîmes, a appris la construction à venir d’une immense plateforme logistique sur le territoire de la commune. Alors que les riverains ont été tenu dans l’ignorance, le projet est en fait en préparation depuis plus de deux ans….

Lire la suite sur le site du Journal indépendant La Mule du Pape, « Le journal qui s’entête »

L’association ADERE, composée de riverains opposés au projet, s’est rapidement montée pour tenter d’empêcher celui-ci. Et ce que ces habitants, amoureux de la nature qui les entoure, ont découvert, est prompt à indigner. Car il se trouve que des élus du conseil municipal de Fournès ont directement et indirectement été les bénéficiaires de ces ventes de parcelles, et sont ainsi en conflit d’intérêts avec le projet qu’ils mènent.

La lutte ne fait que commencer…Une cagnotte de soutien au collectif est disponible en cliquant ici.

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SRADDET : un contre exemple de concertation

Le Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Egalité des Territoires (SRADDET), instauré par la loi Notre (Nouvelle organisation territoriale de la République – 7 août 2015) est un schéma stratégique en matière d’aménagement du territoire. Compétence de la Région,  c’est un schéma de planification globale ayant une portée très large puisqu’il porte sur 11 domaines (équilibre et égalité des territoires, implantation des différentes infrastructures d’intérêt régional, désenclavement des territoires ruraux, habitat, gestion économe de l’espace, intermodalité et développement des transports, maîtrise et valorisation de l’énergie, lutte contre le changement climatique, pollution de l’air, protection et restauration de la biodiversité, prévention et gestion des déchets). 

Intitulé Occitanie 2040, la direction de la Région veut faire de ce document un exemple de concertation citoyenne : Les intercommunalités sont invitées à émettre, d’ici le 15 Avril, leur avis sur le projet de SRADDET que leur soumet le Conseil Régional avec le lien suivant:

https://www.laregion.fr/SRADDET-documents-arretes.

Mais nous estimons que les conditions de cette consultation ne sont absolument pas à la hauteur des enjeux : comment formuler un avis valable sur un ensemble de documents complexes, pendant les trois mois qui correspondent à la campagne des élections municipales et à la mise en place des nouveaux conseils communautaires ? 

Cette consultation des élus vient après une consultation très insuffisante du grand public, dans des conditions qui n’ont pas permis aux citoyens d’Occitanie de participer effectivement à l’élaboration de décisions qui auront des effets sur l’environnement. C’est pourtant ce que stipulent la convention européenne d’Aarhus et, en droit constitutionnel français, la Charte de l’Environnement. 

Pour ces raisons, nos associations écrivent aux présidents et présidentes des intercommunalités de nos départements pour leur suggérer, de suivre l’exemple de prudence du Conseil d’État qui estime n’être pas en mesure d’émettre un avis en raison de la brièveté des délais impartis et d’un texte qui reste bien en deçà de ce qu’il devrait être.

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Mix électrique, débattre avec la revue « Progressistes »

Depuis les années 80 les pays européens ont imposé un système de concurrence transformant l’électricité en un objet de spéculation financière, les négociants achetant et revendant – sur des marchés de gros et des marchés spot – des paquets d’énergie pour en tirer un profit.

L’éclatement du monopole d’état, la multiplication accélérée du nombre des producteurs – en particulier créent une tension entre la nécessité d’une concordance entre niveau de production et niveau de consommation, impératifs de sécurité et la diversité des acteurs et de leurs motivations.

Numéro 25, de juillet-août-septembre 2019

Le principe de base du fonctionnement du réseau électrique (avec interconnexion entre pays) n’est pas l’ajustement de la production aux besoins, mais la maximisation des profits, au prix d’investissements lourds, de financements publics, de mécanismes de compensation pour les producteurs privés, financements publics, etc. RTE joue le rôle d’ajustement et de financement de ces ajustements supportés par le TURPE (tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité). 

La revue Progressistes consacre le numéro 25, de juillet-août-septembre 2019 à ce dossier, Mix électrique, les réalités du service public. Comme l’écrit Alain Tournebise, coordonateur de ce dossier, « le but est de contribuer à débarrasser la question de l’électricité en France des scories idéologiques qui la polluent pour militer en faveur d’un mix électrique équilibré, où chaque source de production doit avoir sa place en fonction des critères de ressources, de prix, d’impact sur le climat et de contribution à la sureté du système électrique ».

Ce dossier n’est donc pas écrit par le collectif TNE – Occitanie Environnement, mais il nous semble intéressant d’en prendre connaissance pour en débattre. Le trouver ici au format PDF.

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Les Hautes Corbières et les éoliennes…

Photo des Corbières, avec Peyrepertuse vue du mont Tauch

À la veille des municipales, un citoyen – engagé – écrit aux habitants de son village. Même s’ils n’ont pas la décision finale, les élus ont un rôle important à jouer pour défendre leur territoire, ses habitants, sa biodiversité, ses paysages.

Pour faire simple, l’éolien industriel c’est une énergie renouvelable exploitée de manière non renouvelable. Obtenir de l’électricité avec du vent d’accord, mais pas n’importe comment et pas n’importe où tout de même ! Les centrales industrielles à turbines éoliennes géantes sont au service d’un modèle productiviste et directement dépendant des centrales pilotables au charbon et au gaz. L’énergie du vent exploitée de cette manière ne pourra jamais remplacer le modèle français actuel basé sur l’énergie nucléaire, ça n’est qu’une technologie pouvant venir en complément, il ne s’agit ici nullement d’une transition mais bel et bien d’un supplément énergétique, bien pratique pour ne pas changer de modèle : un grand réseau stable permettant un maximum de gaspillage et en même temps montrer aux yeux de tous que l’on agit pour l’écologie et le climat car les éoliennes ça se voit, du genre, on ne reste pas sans rien faire tout en ne changeant rien, voilà un des aspects les plus pervers de cette grosse « escrologie ».

Notre avenir : résister !

En 2017, la mobilisation des habitants contre le projet de promesse de bail de Madame le Maire pour l’installation de 6 éoliennes géantes sur notre commune de Maisons a réussi à stopper le projet dans l’œuf. Par contre, le promoteur EDF-Renouvelables lui avait à l’époque déjà obtenu des promesses de bail pour finalement 15 éoliennes sur le plateau de Lacamp avec les communes de Davejean, Dernaceuillette et Massac, un projet à seulement 3 kilomètres au nord ouest du centre-bourg de Maisons, ainsi que pour 11 autres machines sur le vignoble de Cascastel des Corbières, au nord-est de Quintillan, à 8 km au nord-est du centre bourg de Maisons, 26 éoliennes en tout donc et un projet de transformateur de raccordement à Palairac, porte ouverte à encore d’autres installations sur les Hautes- Corbières. Le promoteur vient de déposer le projet en préfecture, le futur conseil municipal de notre village devra donc ardemment défendre le territoire contre ce projet qui dénaturerait gravement l’identité paysagère des Hautes-Corbières et mettrait en péril des espaces naturels dotés d’une biodiversité tout à fait remarquable, sans même parler des nouvelles nuisances pour les habitants du village de Maisons encerclés tout d’abord par les travaux puis par les sons et infrasons des éoliennes portés par le vent dominant du Cers. Que celui qui n’a jamais entendu par vent marin dominant les éoliennes du Tauch situées à 3 km du village me jette la première pierre.

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Une réunion avec Emmanuelle Wargon

ÉOLIEN : Devant l’explosion des plaintes de riverains, Emmanuelle Wargon crée un groupe de travail sur les nuisances sonores

Le 14 février 2020 les Fédérations Vent de Colère, La Demeure Historique, Patrimoine Environnement, Sites et Monuments, Vent d’Anjou, VMF et TNE Occitanie Environnement ont rencontré la Secrétaire d’Etat Madame Emmanuelle Wargon. Voir le compte-rendu.

Elles ont à nouveau demandé un moratoire sur l’éolien terrestre et l’éolien flottant, appuyant leur demande sur les autorités les plus qualifiées – Académies, Cour des Comptes, Commission d’enquête parlementaire de 2019, Président de la République – qui toutes convergent sur une priorité : respecter la Loi constitutionnelle du 1er mars 2005 (Charte de l’Environnement) et le principe de précaution envers un environnement toujours plus menacé.

La détérioration du cadre de vie et de la santé des populations rurales proches des sites éoliens a ainsi fait irruption dans des approches ministérielles trop théoriques, documents et photos à l’appui.

De même à propos de la précipitation du ministère sur l’éolien offshore, alors que le colloque du 22 janvier au Parlement européen a mis en évidence la nécessité d’enrichir les connaissances scientifiques portant sur les impacts de l’éolien sur le milieu marin avant toutes décisions.

La programmation pluriannuelle de l’énergie doit selon les associations être révisée en conséquence, en s’inspirant de leur proposition alternative déposée le 17 janvier 2020. La confusion entre urgence climatique et production d’électricité intermittente mène le pays à sa ruine environnementale, sans garantie de réussir dans sa trajectoire carbone.

La Secrétaire d’Etat a fait comprendre que, en dépit de la consultation publique en cours et de la déclaration du Président de la République du 14 janvier 2020, il n’était plus question de modifier les objectifs de développement 2028 : pour l’éolien terrestre, multiplication par 2,3 de la puissance installée portée à 35000 MW, et pour l’éolien maritime création de 5000 MW de puissance installée. Pour autant elle n’a pas sérieusement contesté que le développement de l’éolien ne bénéficie pas au climat, ni davantage contesté le coût excessif de l’éolien pour la Nation.

Subsidiairement, certaines fédérations ont formulé 23 propositions techniques pour encadrer l’éolien existant, y compris au regard du droit à la santé – ce qui requiert de réintégrer les éoliennes dans le code de la santé publique – et pour que tout projet d’énergie ne porte plus atteinte aux paysages ni à la biodiversité, tout en donnant des garanties aux citoyens ruraux pour le respect de leur cadre de vie.

La Secrétaire d’Etat leur a proposé de :

  • Mettre en place un groupe de travail spécifique sur les nuisances sonores et les responsabilités de l’autorité préfectorale en matière de contrôle de ces nuisances.
  • Mettre en place un groupe de travail spécifique sur les 23 propositions techniques émises.
  • Réunir un plus grand nombre d’associations de défense du patrimoine et des paysages dans le groupe de travail ayant vocation, en concertation avec le ministère de la culture, à formuler des propositions pour une planification du développement éolien et la définition d’une doctrine nationale pour la protection des paysages et des lieux de vie, notamment en vue de mieux évaluer les phénomènes d’encerclement.

Contact presse : Bruno Ladsous, Sites et Monuments, tél 06 49 69 39 59 ladsousbruno@gmail.com 

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Quelle transition énergétique : poursuivre le débat !

Un de nos amis nous envoie ce texte pour prendre sa part au débat difficile : quelle transition énergétique voulons-nous ?

On peut lire sur le site d’EELV, dans les pages « Climat : Face à l’urgence agir enfin » les lignes suivantes : « Europe Écologie les Verts prône un nouveau rapport à la nature, à l’animal et au vivant. Afin que notre planète soit vivable et durable, il est urgent de protéger et restaurer la nature et la biodiversité, et de respecter toutes les espèces, ce qui induit l’abandon des énergies fossiles polluantes. Relier l’environnement et la santé constitue également un enjeu écologique et démocratique majeur, que nous ne pourrons relever qu’en nous engageant pleinement dans une transition énergétique de long terme (éolien, solaire …). Cela nous permettra également de donner des perspectives aux territoires ruraux par le développement d’une agriculture paysanne et écologique ».

Le consensus est largement acquis sur la nécessité d’un nouveau rapport au vivant. Pour ce qui est des énergies fossiles, c’est une double problématique qui est généralement comprise : 

  1. L’extractivisme (épuisement des ressources dans des conditions sociales et environnementales catastrophiques)  
  2. L’effet de serre via le CO2 résultant de leur combustion. On y ajoute les effets sur l’environnement et la santé des dérivés du pétrole : plastiques et pesticides. 

Mais la question soulevée par le texte d’EELV est : « pourquoi n’aborder la nécessaire transition écologique que sous l’angle des énergies renouvelables (éolien, solaire) ? » N’y a-t-il pas là une réduction de la vision globale à laquelle doit nous conduire l’impératif d’un nouveau rapport au vivant. Cela pour au moins 2 raisons : 

  1. Prôner avant toute chose la production d’énergie, c’est laisser entendre que la croissance (même « verte ») reste l’objectif majeur.
  2. S’engager pleinement sur des énergies renouvelables c’est risquer de reproduire les erreurs de l’épisode précédent : extractivisme et méfaits sur la biodiversité. 

Des voix de plus en plus nombreuses appellent à la plus grande prudence dans la course qui s’engage – qui s’emballe – aux énergies renouvelables et au tout électrique. Voici une liste de points de vue sur ce sujet, pour ouvrir un vrai débat.

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