Projet de loi sur les énergies renouvelables : la colère monte

Jeudi 13 octobre, au Palais des congrès de Mazamet, une conférence de presse a réuni les élus et les associations qui luttent pour la protection de l’environnement et la biodiversité autour  d’un projet de loi qui les inquiète. 

Mazamet 13 octobre 2022
Jean Pougnet, Françoise Marchand, Olivier Fabre, Jacques Biau

Aux côtés de Françoise Marchand, Jean Pougnet et Jacques Biau, co-secrétaires du collectif Toutes Nos Energies/ Occitanie Environnement, Olivier Fabre, maire de Mazamet, a ouvert cette réunion. Il s’est félicité de la présence de plusieurs associations importantes, pas uniquement tarnaises, qui “dénoncent depuis des années les nuisances du développement anarchique de l’éolien” et de celle de nombreux élus, toutes sensibilités confondues, et toutes géographies confondues, du Tarn, de l’Aude, de l’Hérault.

“Cette mobilisation montre qu’il y a aujourd’hui une très forte inquiétude par rapport aux projets qui sont aujourd’hui dans la palette parlementaire et en particulier celui qui vise à accélérer le développement des énergies renouvelables et qui sous un titre anodin réserve en réalité de biens mauvaises surprises dans ses dispositions”. 

Ce projet de loi veut faire sortir l’éolien (et toutes les énergies renouvelables) du cadre normal de l’état de droit, en l’exemptant d’un certain nombre de procédures de contrôle et de validation. 

Ce projet permettrait de négliger l’expression de l’avis des populations et d’affaiblir les possibilités de recours. Ce sont pourtant les piliers d’une société dans laquelle le droit prévaut.

Au nom du collectif Toutes Nos Energies/ Occitanie Environnement, Jacques Biau, a apporté le soutien des associations occitanes, en soulignant

“la recrudescence des injonctions de l’état pour développer le plus rapidement possible et le plus intensément possible les énergies renouvelables. On parlait beaucoup d’éolien, çà reste vrai, mais l’élargissement du photovoltaïque vient menacer les terres agricoles”.

En détaillant les impacts possibles sur la préservation de la biodiversité, une des priorités nationales, Françoise Marchand rappelle l’avis du Comité National de Protection de la Nature :

Dans le projet de loi “la biodiversité et les mesures environnementales sont considérées comme des obstacles dans de nombreux articles alors même qu’elles participent de la lutte contre le changement climatique”

Et Jean Pougnet insiste sur les atteintes à la démocratie que représente une loi d’exception, qui au nom des “raisons impératives de l’intérêt public majeur” va court-circuiter les juges administratifs, les élus des communes et des intercommunalités.

Cette loi limiterait les prérogatives des élus locaux en matière d’urbanisme et d’aménagement du territoire (SCOT, PLUI/PLU, Chartes des PNR, etc…) ; elle réduirait le débat public, la consultation des habitants, les possibilités de recours, et dicterait au juge ses décisions.

Le projet de loi va être mis sur le bureau du Sénat au début du mois de novembre sous le titre “Projet de loi relatif à l’accélération de la production d’énergies renouvelables”. Parce qu’il menace la biodiversité, qu’il porte atteinte à à la démocratie et aux prérogatives des élus dans la gestion des territoires, ce projet de loi doit être retiré.

Le collectif TNE-Occitanie Environnement s’adresse à l’ensemble des parlementaires pour qu’ils refusent qu’au nom de « circonstances jugées prioritaires » la démocratie et la préservation de la biodiversité soient bafouées.

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Le livre sur les énergies renouvelables (la géothermie)

Cette semaine la publication en ligne de l’ouvrage consacré aux énergies renouvelables accélère. Marcel Caron qui coordonne ce livre, rédigé par la commission énergie du collectif Toutes Nos Énergies – Occitanie Environnement, nous propose deux parties du second chapitre. Plusieurs d’entre vous ont déjà fait des remarques et des commentaires. Merci de votre intérêt et de vos suggestions. Les auteurs en tiendront compte et les intègreront dans la version finale.

Voici la première partie du chapitre sur les énergies pilotables :  l’énergie géothermique qui offre de multiples possibilités ; elle est pourtant, aujourd’hui encore négligée, “ostracisée”, à tort, pensons-nous. (Ici en PDF)

Chapitre 3 Les énergies renouvelables pilotables

1ière partie : la géothermie

Qu’est ce que la géothermie?

La géothermie est une source d’énergie renouvelable capable de fournir du froid, de la chaleur  et de produire de l’électricité. Elle permet d’exploiter les calories  contenues dans le sol et le sous-sol, à plus ou moins grande profondeur.  Elle est inégalement  répandue  en France, et peu connue. Pour cette raison, elle mérite un traitement particulier.

Il s’agit de récupérer  la chaleur ou les thermies du sol ou du sous-sol  afin de l’utiliser à des fins diverses, l’électricité, mais surtout le chauffage, ainsi que l’eau chaude sanitaire et même le rafraîchissement, en été. Le lecteur sait sans doute que la température du sous-sol s’élève en fonction de la profondeur : en moyenne : + 3,3°C tous les – 100 m en France. C’est ce qu’on appelle le gradient géothermique. Cette chaleur est utilisable et a déjà été bien utilisée. C’est la seule forme d’énergie renouvelable pouvant assurer une production régulière 24h/24 et qui soit disponible à tout moment sans restriction. Son coût de fonctionnement peut concurrencer celui du gaz naturel, permettant aux pays de s’affranchir de leur dépendance aux importations de combustibles et d’accroître leur sécurité énergétique.

D’importantes réserves géothermiques, à des températures de 12 °C à 150 °C  sont disponibles en France. Elles sont tellement abondantes que l’exploitation des nappes par exemple, suffirait à couvrir la quasi-totalité des besoins calorifiques pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire, soit d’économiser 40 millions de TEP par an.

En fait, il n’y a pas une géothermie, mais différents types de géothermies :

1 La géothermie profonde

On appelle géothermie profonde celle qui consiste à chercher la chaleur du sous-sol à des profondeurs variant de plus de 200m à plusieurs kms.  Comme on peut la récupérer directement à haute température, voire très haute température, elle peut produire de l’électricité (2 centrales en France produisant 102 GWh par an), ou, directement, de la chaleur pour des gros réseaux de chaleur (pour plusieurs centaines, voire plusieurs milliers d’immeubles d’un quartier ou d’une ville. Il existe  une soixantaine d’installations de ce type en France produisant 1650 GWh/an (voir ci-dessous), ainsi que d’autres à usage industriel ou agricole ou de loisirs (130 GWh/an). 

La géothermie de grande profondeur

La technologie EGS « Ehanced Geothermic System) mise au point à Soulz -les-Forêts, lieu d’expérimentation, d’études et de prospection, consiste à libérer les failles de leur dépôts minéraux à 1600 m environ de profondeur, pour relier, rétablir ou améliorer les différents réservoirs d’eau chaude du sous-sol. Ces failles, très propices à la géothermie profonde, sont situées le long du  rift européen qui va d’Oslo à Barcelone en passant par l’Alsace et les Cévennes (zone fracturées, fossés d’effondrement). Le potentiel de la géothermie profonde est considérable, mais son exploitation demande des investissements importants qui sont difficiles à rentabiliser, d’autant plus que la production d’électricité géothermique est la seule qui ne bénéficie pas de subventions depuis la dernière PPE (Programmation Pluri-annuelle de l’Energie)

Les réseaux de chaleur 

Des gisements importants de géothermie profonde existent sous les bassins sédimentaires et permettent de produire de la chaleur en grande quantité. Ainsi, dans la région parisienne, des centaines de milliers de logements sont chauffés depuis les années 1970 par des réseaux de chaleur. Grâce aux nappes présentes dans le sous-sol de la région, l’Île-de-France est dotée d’un des plus importants gisements en chaleur d’origine géothermique. C’est la raison pour laquelle elle compte la plupart des forages exploités, mis en service dans les années 80 pour la grande majorité. Aujourd’hui, cette technique connaît un nouvel essor :

À l’orée des années 2000, la commune d’Orly a été l’une des premières à envisager la possibilité de réaliser un nouveau « doublet géothermique » (en géothermie « sur nappe », il faut deux forages, voire trois : un puits d’extraction  est associé à un, ou deux, puits de réinjection.)

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Le livre sur les énergies renouvelables (le stockage)

Voici donc la suite de la publication en ligne de l’ouvrage consacré aux énergies renouvelables. Ce livre est rédigé par la commission énergie du collectif Toutes Nos Énergies – Occitanie Environnement, il est coordonné par Marcel Caron.
Plusieurs d’entre vous ont déjà fait des remarques et des commentaires. Merci de votre intérêt et de vos suggestions. Les auteurs en tiendront compte et les intègreront dans la version finale. (Ici en PDF)

Il y aurait bien une solution à l’intermittence de l’éolien et du solaire, à savoir la possibilité de stocker l’électricité à grande échelle. Mais apparemment, ça ne sera pas possible avant bien longtemps. Voyons ce qu’il en est.

Chapitre 2 Les énergies intermittentes

3ème partie : Le stockage de l’énergie

L’idée est répandue que, si l’on parvenait à stocker convenablement l’électricité, alors il suffirait de stocker la production des énergies alternatives lorsqu’elle est excédentaire pour la réutiliser lorsqu’elle redeviendrait utile et améliorer ce faisant sa valorisation et donc la compétitivité de la filière considérée. Malheureusement cette façon de voir relève assez largement du sophisme.

« Le stockage a nécessairement un coût : coût d’investissement, coût d’exploitation et renchérissement du kWh restitué lié à une efficacité toujours inférieure à 1 et oscillant selon les technologies entre 25 et 95 %. Ce coût s’ajoute au prix de l’électricité stockée et vient donc le renchérir.
La panoplie des solutions de stockage comprend les stations de pompage/turbinage (STEP), les stockages thermodynamiques (CAES (Compressed Air Energy Storage)) à air comprimé et systèmes dérivés), les batteries, les super-condensateurs, les piles à combustible rechargeables, les bobines supraconductrices (SMES), les volants d’inertie, etc. sans oublier les modes de stockage indirects et hybrides : chauffe-eau à accumulation et autres stockages thermiques, hydrogène, lingots d’aluminium ou autres produits finis ou semi-finis. » (Jean-Pierre Hauet, article extrait de la Revue de l’électricité et de l’électronique)…

Il faut savoir, d’emblée, qu’il n’y a qu’une seule solution de stockage de l’électricité utilisée intéressante à l’échelle industrielle : ce sont les STEP (Stations de Transfert d’Energie par Pompage ) qui représentent la plus grande partie du stockage (99 % de la capacité de stockage de l’énergie électrique dans le monde). Elles complètent des barrages-réservoirs (ou barrages-lacs). Elles sont composées de deux réservoirs séparés verticalement. L’eau du réservoir aval est pompée jusqu’au réservoir amont durant les périodes creuses, donc souvent de nuit) afin de stocker sous forme gravitaire l’électricité prélevée.

Cette solution bien entendu n’est possible que près des barrages de montagnes. En France, la possibilité d’en installer de nouvelles est très réduite.

De nombreux autres moyens de stockage de l’électricité à l’échelle collective existent, à l’état de projets, et au mieux, au stade expérimental. Leur mise en oeuvre pose de nombreux problèmes techniques et/ou environnementaux.
Ils sont donc inutilisables aujourd’hui à l’échelle collective pour parer à l’intermittence de l’éolien et du solaire.

Citons-les :

Le stockage de l’électricité

  • Le stockage par air comprimé : Les installations s’appellent des CAES (Compressed Air Energy Storage). Il en existe trois sortes selon qu’on stocke l’air comprimé en sous-sol ou en surface et selon les techniques utilisées (avec chaleur ou isotherme). Il existe très peu d’installations dans le monde, le stockage dans des cavités souterraines ou dans des anciennes mines n’étant pas simple, et pour celles qui sont envisagées en surface, elles prennent beaucoup de place.
  • Le stockage inertiel : c’est un système de stockage d’électricité sous forme d’énergie cinétique. L’énergie est stockée par le biais d’un disque ou d’un rotor, tournant sur son axe dans un environnement visant à minimiser les frottements : enceinte sous vide et utilisation de paliers généralement magnétiques pour la liaison rotor/stator. Le couplage de la masse tournante à un générateur/alternateur permet de stocker et produire l’électricité. Mais l’énergie disponible n’est pas très élevée. En revanche, le coût d’investissement l’est.Le transfert d’énergie par lest : Un lest est relié à une plateforme flottante, à l’aide d’un câble. Pour stocker de l’énergie, le lest est remonté à la surface (de la mer), entrainé par un moteur électrique ; pour déstocker l’énergie, le lest descend en entrainant une génératrice. Pas simple non plus en raison de la profondeur nécessaire et du coût de la transmission de l’énergie.Une variante terrestre : une grue à six branches lève des blocs de béton de 35 tonnes et les empile comme dans un Lego géant pour former une tour. Pour restituer l’énergie et produire de l’électricité, la grue redescend les blocs de béton un par un pour reformer une seconde tour à l’extérieur de la première. L’inconvénient est que la grue et la tour de béton d’une hauteur de 120 mètres ne passeront pas inaperçues dans le paysage.
  • Le stockage par pompage thermique : Le stockage de l’électricité est réalisé grâce à deux enceintes de matériaux réfractaires, respectivement à haute (entre 500 °C et 800 °C selon les technologies) et à basse température (entre -160 °C et -80 °C selon les technologies), qui servent de source chaude et de source froide à un cycle thermodynamique. Le stockage d’énergie est réalisé sous forme de chaleur sensible, en exploitant des variations de température dans le matériau. Faible maturité. Aucun retour d’expérience.-
  • Le stockage électrostatique : Conçus sur le principe de base des condensateurs, les supercondensateursstockent l’énergie sous forme de champ électrique créé entre deux électrodes, avec comme différence de pouvoir atteindre des densités d’énergie et de puissance bien plus importantes, proches de celles des batteries, tout en bénéficiant d’un temps de recharge très court. Mais le temps de décharge étant court (24-48 h), l’énergie disponible est faible et ce type d’équipement est cher.

Font aussi partie de ces exemples de stockage peu productifs (à l’échelle collective) 

Le stockage électrochimique (les batteries) :

Il en existe de multiples : plomb-acide, nickel-zinc, zinc-air, sodium-soufre, zebra, lithium-ion et des batteries « à circulation » : zinc-bromine et vanadium-vanadium…
Nous ne pouvons faire un exposé complet sur chacune d’entre elles. Les batteries lithium-ion sont les plus efficaces, remportent les suffrages les plus nombreux, à telle enseigne que le coût du lithium est en augmentation constante au fil des ans, ce qui fait qu’on comprend mal les prédictions de baisse de coût des batteries de l’ordre de 50 % d’ici à 2030 par certains bureaux d’études et institutions, dont l’ADEME. Y aura-t-il assez de lithium dans le monde pour satisfaire les besoins ? Il est permis d’en douter puisque le prix qui était de 2920 $ la tonne en 2002 et de 6995 $ en 2015, est passé à 16 550 $ en 2018 : selon la

US Geological, avec une production globale de 37 tonnes par an, le monde aurait assez de réserves pour 365 ans (mais à condition que la demande reste la même). Or les experts prédisent que vers 2040, le monde aurait besoin de 800 tonnes par an, rien que pour la production de batteries (c’est-à-dire sans compter les smartphones, tablettes et nombreux autres objets « connectés ») !

En fait, des réserves existent, mais sont disséminées dans la nature. Le problème est surtout qu’il n’y a pas suffisamment de mines ouvertes.
Actuellement, du fait de l’insistance des gouvernements à mettre en oeuvre la mobilité électrique, il y a un décalage entre la demande et l’offre.

Notons qu’à Soulz-les-Forêts, lieu d’expérimentation de la géothermie profonde par excellence, où des forages existent à des profondeurs d’environ 1600 m pour produire de l’électricité, du lithium a été découvert en grande quantité, ce qui n’était pas prévu. Une capacité d’1/10 ème de la demande française.

Nous savons qu’actuellement les constructeurs automobiles envisagent de privilégier les voitures électriques à batterie (25 millions en 2025 selon les prévisions) au détriment des véhicules à hydrogène (piles à combustible).
On sait qu’il sera très difficile d’obtenir une autonomie des voitures supérieure à 400 km, sauf si les chercheurs réussissaient à mettre au point les batteries lithium tout-solide (auquel cas cette autonomie pourrait être portée à 800 km), mais selon eux, rien n’est sûr et on ne le saura pas avant 2030 dans le meilleur des cas. On reste donc dans une grande incertitude quant à l’efficacité des batteries dont l’utilisation pour le stockage à grande échelle est de ce fait quasi inexistante.

Pour être plus précis, des progrès considérables ont été obtenus en laboratoire, pour des solutions diverses comme les batteries nickel-cadmium, d’autres au nickel-métal hydrure, au fluorure (10 fois plus denses et plus autonomes), au lithium-air (plus légères et aux performances supérieures), ou encore au sodium-ion qui aurait l’avantage de poser moins de problème pour l’approvisionnement en matière première, de même, comme déjà indiqué, que la batterie lithium-ion solide, mais on est encoreloin de la fabrication industrielle et de la mise sur le marché, ce qui laisse de beaux jours à l’actuelle batterie lithium-ion (liquide).

La batterie lithium-soufre s’annoncerait également. Par rapport à celle au lithium-ion, elle pourrait stocker 5 fois plus d’électricité à poids égal, mais là encore, la mise au point demandera du temps Puisque nous venons de l’évoquer, le poids des batteries joue un rôle. La voiture Tesla, réputée avoir une autonomie de 800 km, a des batteries qui pèsent deux fois plus que celles de la Zoé.

La révolution technologique en matière de batterie tarde à venir.

L’Hydrogène est l’élément le plus simple et le plus abondant dans l’univers : 93% de la matière.

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Une nouvelle association l’APECT

Association Protection Environnement
des Coteaux du Tarn

L’association APECT est située dans le Tarn, 1620 chemin de la Caisière 81630 Montvalen, en limite du 31 et du 82. 

En octobre 2021 nous avons vu s’ériger un mat de mesures pour un projet de parc industriel éolien sur le domaine privé de la Forêt sur la commune de Villemur-sur-Tarn (31), installé pour un an (fin de l’étude en octobre prochain)

Projet porté par Voltalia. 5 à 8 éoliennes de 180 à 200m de haut à 500m d’une centaine d’habitations. 

Cette étude a vu le jour car la commune de Villemur a donné son accord lors d’un conseil municipal en décembre 2020, sans consulter les communes alentours et sans prévenir qui que ce soit. 

Notre association a donc été créée fin 2021 pour lutter contre ce projet et tout autre qui voudrait s’installer sur nos coteaux à proximité de nos habitations.

Nous avons informé la population avec plusieurs tracts et une réunion publique en février dernier. Nous avons publié des articles dans la presse La Dépêche Tarn et Haute-Garonne. Nous avons proposé une motion contre toute implantation d’éoliennes que plus de 10 communes alentours sur 3 départements ont signé dont 5 communes faisant partie des 9 communes que compte la ComCom de Val Aigo dont fait partie Villemur. 

Nous avons rencontré des élus, des députés, sénateurs, préfets qui sont tous convaincus du bien fondé de notre combat et qui nous soutiennent dans nos actions. 

Photo montage réalisée à l’échelle sur nos coteaux
pour donner un aperçu de l’énormité du projet

Aujourd’hui, nous n’avons que très peu d’information quant à l’avancée du projet. Notre but est simple : que l’étude prenne fin, que le mât de mesure de 100m de haut soit démonté et que le projet soit tout simplement abandonné et ce de façon définitive. 

Voici le tract que nous venons de diffuser. Ainsi que l’article de la Dépêche de Haute-Garonne et le lien vers celui de la Dépêche Tarn : https://www.ladepeche.fr/2022/07/26/les-eoliennes-de-villemur-font-du-vent-a-montvalen-10456114.php

Le collectif Toutes Nos Énergies – Occitanie Environnement assure la nouvelle associaient APECT de son soutien et l’invite à participer aux réunions du collectif. 

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“Nous avons du mal à convaincre sur l’enjeu de l’érosion de la biodiversité”

Laurent Scheyer est directeur de l’écologie à la DREAL Occitanie. Il nous partage son expérience sur l’aménagement du territoire et les enjeux associés à la biodiversité, ainsi que son intérêt pour AdNatura (voir l’interview) en voici quelques morceaux choisis.

Pourquoi la DREAL est partenaire d’AdNatura  et quelles sont vos attentes dans ce salon ? 

Nous avons du mal à convaincre sur l’enjeu de l’érosion de la biodiversité. J’y suis confronté tous les jours avec l’instruction des dossiers de demande de dérogation de destruction d’espèces protégées. Mon équipe et moi sommes obligés de nous battre pour mettre en avant la nécessité d’éviter et de réduire les impacts liés aux projets d’aménagement…nous devons à chaque fois convaincre au plus haut niveau que ce soit les élus ou encore les chefs d’entreprises qui exercent une forte pression sur les préfets, qui eux sont à l’écoute du territoire (vraiment ? ). Donc au final, certaines décisions sont prises dans une logique économique au détriment de la biodiversité. On peut comprendre qu’il y ait un équilibre à trouver, mais ce juste équilibre s’appuie sur la connaissance des enjeux et la sensibilisation de la société civile. Et souvent la biodiversité n’est pas suffisamment considérée et connue à mon sens.

Le salon peut donc promouvoir l’importance de la biodiversité rare et ordinaire. Il faut aussi une prise de conscience de l’importance de la vie des sols qui est encore un peu inconnue du grand public. Cette connaissance est pourtant primordiale pour se diriger vers de l’agroécologie et une culture ayant besoin de moins d’eau et de traitements. 

Comment convaincre  tous ces acteurs ? 

Il y a déjà une posture philosophique sur le vivant, sortir d’une vision anthropocentrée. On peut se poser la question du droit de vie de toutes les autres espèces. Si on les considérait davantage pour ce qu’ils sont, on leur prêterait peut-être davantage attention. Un autre aspect c’est cette biodiversité qui nous est utile. Pourquoi ne pas s’appuyer sur les services écosystémiques si cela peut être un levier. Pour cela, il faut utiliser des exemples concrets : les mésanges prédatent la chenille processionnaire et les ravageurs de cultures, les chauves-souris mangent plusieurs milliers de moustiques par nuit… 

Arrivez-vous vraiment à travailler très en amont sur les projets pour maximiser l’évitement et la réduction ? 

Dans la majorité des dossiers, on sent encore trop que certains pétitionnaires n’ont pas bien consulté avant d’imaginer leurs projets. Les faire revenir en arrière sur ce qu’ils ont imaginé depuis un an c’est très compliqué. Notre réponse est simple : ne commencez pas un projet sans nous consulter. Nous allons encore beaucoup trop à la compensation. On pourrait très bien imaginer qu’un maire d’une commune qui souhaite accueillir une zone d’aménagement demande aux services instructeurs où la mettre et de quelle façon. Un autre moyen d’anticiper est de sécuriser des zones naturelles comme des zones humides dans les Plans locaux d’urbanisme (PLU).  

Comment concilier la hausse des aménagements et des sols vivants ? 

Nous avons une loi ambitieuse qui est le zéro artificialisation nette. D’ailleurs elle est tellement ambitieuse que nous sommes en train de voir comment la mettre en œuvre avec les difficultés d’urbaniser. Mais nous devrons nous tenir à ces objectifs. Le fait de contraindre à réduire le rythme d’artificialisation va pousser à construire la ville sur la ville ou sur d’anciennes friches. Ça va couter plus cher, mais ça sera plus écologique. Auparavant, nous n’avions pas vraiment de levier. 

Quel est votre rapport à la nature ? 
J’aimerais que les médecins puissent faire des prescriptions auprès des personnes dépressives ou tristes pour s’immerger quelques jours dans la nature et au sein de nos espaces naturels remarquables.(à prescrire aussi aux décideurs !) Ça me fait un bien fou, ça me ressource, m’apaise et m’émerveille.

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Coup de gueule d’un ingénieur EDF à propos du 20h. de TF1

Mise au point : iIl faut reconnaitre ses erreurs et la publication du dernier article « Coup de gueule d’un ingénieur EDF à propos du 20h. de TF1 » en est une. Les médias peuvent raconter des âneries, mais le contenu diffamatoire de cet article est largement sujet à caution; ce message a été relayé depuis déjà plusieurs mois sous diverses formes. C’est une fake news, et sa diffusion fait tort à notre combat. Nous avons décidé de le retirer du site.

La vérité des nuisances produites par les éoliennes se suffit à elle-même et il y a suffisamment de bonnes raisons pour s’y opposer. Nous nous efforcerons – comme nous le faisons habituellement – de nous en tenir à des sources fiables, gage d’une certaine crédibilité auprès de nos adhérents et sympathisants, sans parler des pouvoirs publics. Nous présentons donc toutes nos excuses à nos lectrices et lecteurs pour cet erreur. Et nous remercions ceux qui nous l’ont signalée.

L’animateur du site


 

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Le CNPN vent debout contre le projet d’accélération des énergies renouvelables

Le CNPN, conseil national de la protection de la nature estl’instance d’expertise scientifique et technique, compétente en matière de protection de la biodiversité et plus particulièrement de protection des espèces, des habitats, de la géodiversité et des écosystèmes

C’est un organe consultatif – pluridisciplinaire et indépendant – qui “donne son avis sur les projets de textes législatifs ou réglementaires concernant ses domaines de compétences et sur les interventions humaines en milieux naturels dans un objectif de protection des milieux et des espèces”.
Nos associations se sont souvent appuyées sur les avis du CNPN pour faire valoir leur opposition à certains projets éoliens.

En procédure d’urgence, le 16 septembre 2022, il a donné UN AVIS RELATIF AU PROJET DE LOI RELATIF À L’ACCÉLÉRATION DES ÉNERGIES RENOUVELABLES.

En voici la conclusion

Considérant:

  • que le projet de loi est trop déséquilibré au profit des considérations énergétiques, au détriment des enjeux environnementaux et notamment de la biodiversité passée largement sous silence malgré le contexte de son effondrement, et que les planifications écologiques, pour la sauver, et celles énergétiques devraient aller de pair avec un lien de droit (compatibilité…):
  • que la biodiversité et les mesures environnementales sont considérées comme des obstacles dans de nombreux articles alors même qu’elles participent de la lutte contre le changement climatique ;
  • que les motifs justifiant le projet de loi sont insuffisants et n’expliquent pas pourquoi les procédures actuelles sont inadaptées à un déploiement raisonné des EnR;
  • que les décisions dérogatoires présentées comme provisoires pour 48 mois pourront avoir des impacts durables pendant des décennies puisque les installations ainsi construites ne seront pas démontées à la fin de cette période dérogatoire,
  • que les activités économiques concernées par ce projet de loi dépassent très largement celui des filières d’énergie renouvelable, en contradiction avec le titre de la loi ;
  • qu’aucune condition ou disposition n’est prévue pour accompagner les collectivités, les financeurs, les développeurs et les services instructeurs dans l’anticipation des mesures ERC – Éviter Réduire Compenser – nécessaires à l’écoconception des projets, contrairement à d’autres pays européens (ex. Allemagne) pourtant également concernés par ce besoin urgent de souveraineté énergétique ;
  • qu’aucune contrepartie n’est envisagée pour améliorer la connaissance des incidences des infrastructures énergétiques sur les milieux naturels et les moyens d’y remédier, gage pourtant, de l’amélioration des conditions de prise en compte des enjeux de préservation des puits de carbone, de la biodiversité, des sols, de l’eau, et des paysages (contrairement à l’Allemagne, notamment)

Le CNPN émet un avis défavorable à l’unanimité des votants (29 votes exprimés), dans l’état actuel de sa rédaction, sur le projet de loi relatif à l’accélération des énergies renouvelables.

Nous ne pouvons qu’approuver l’ensemble des arguments avancés
et la décision unanime du CNPN

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L’eau du pays n’est plus à vendre…

Cet été, canicule et sècheresse ont marqué les esprits… le réchauffement climatique n’est pas qu’une menace en l’air. La quasi totalité du pays a été en restriction hydrique, les tensions liées à l’arbitrage de cette ressource essentielle à la vie se sont multipliées. 

C’est dans ce contexte que s’est créé le collectif Défense de l’Eau du Montalet qui s’oppose à un projet de forage exploratoire de la multinationale Danone sur la commune de Murat-sur-Vèbre dans le Tarn. 

Propriétaire de l’usine d’embouteillement de la marque  La Salvetat la multinationale cherche de l’eau pour la production de ses bouteilles d’eau minérale. Le projet n’est qu’en phase d’étude jusqu’en mars 2023 : 10 à 30 m3 d’eau devraient être prélevés tous les jours si le forage est autorisé. (30m3 c’est la consommation journalière de 200 personnes !) Les riverains, les éleveurs et les agriculteurs sont inquiets de ces quantités d’eau importantes qui ne seront plus disponibles sur ce territoire.

Plusieurs questions sont posées au préfet du Tarn. 

  • Pourquoi venir chercher de l’eau si les sources de la Salvetat ne sont pas épuisées ? 
  • Pourquoi un industriel privé viendrait prélever une ressource limitée alors que la population locale doit restreindre ses usages ?

Une pétition est en ligne; elle a déjà recueilli plus de 1800 signatures pour « que l’eau du territoire ne serve pas des intérêts industriels en étant exportée hors du bassin où elle naît ».

Nous sommes solidaires de leur combat  

  • pour la défense de l’environnement parce que la présence de nombreuses sources et zones humides associées à une pluviométrie importante font de ce site un château d’eau (eau potable et hydroélectricité)
  • pour la défense de leur agriculture et de leurs élevages ovins et bovins,
  • de leur économie locale (abattoirs)
  • et surtout pour pour la défense de leurs sources, leurs ruisseaux, leurs rivières,

L’eau est un bien commun et  non une source de profit,

Ils nous assécheront et partiront ailleurs quand cela ne sera plus rentable.

Lucile, membre du collectif
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Accélération des énergies renouvelables : une circulaire scélérate !

Anticipant la loi d’exception annoncée, voici la Circulaire interministérielle du 16/9 adressée à tous les Préfets pour organiser l’état d’urgence gazier et… l’accélaration aveugle des projets EnR en cours.

En attendant la suite … voici le communiqué de presse du collectif TNE Occitanie Environnement

L’État facilitateur (sic) vient de publier une instruction aux DREAL et Préfets résolument injonctive. Cette circulaire du 16/09/22 sous couvert d’urgence leur demande de « mettre en place toutes les actions requises » pour accélérer le traitement des projets d’énergies renouvelables. 

  • Elle vient heurter de plein fouet toutes les démarches antérieures de concertation et les quelques avancées obtenues par les citoyens et leurs associations en réaction au forcing des industriels de l’énergie. 
  • Elle invoque la guerre d’Ukraine comme motif principal des problèmes énergétiques du pays, alors que nul n’ignore qu’ils étaient prévisibles de longue date. 
  • Elle ignore les considérables menaces qui pèsent sur la biodiversité et sur la ressource en eau, principalement liée aux mauvais traitements subis par les sols et les espaces naturels. 
  • Elle donne champ libre aux opérateurs industriels invités à collaborer directement avec les services chargés d’instruire leurs dossiers et de les contrôler, ce qui résonne grave. 
  • Elle dénie aux associations environnementales et aux citoyens leur place dans le débat environnemental et énergétique. 
  • Elle place les fonctionnaires des DREAL en situation de conflit de loyauté entre des engagements pris précédemment sur la concertation et des injonctions autoritaires visant à tout permettre. 
  • Quant aux élus locaux, ils se voient pratiquement contraints d’aligner leurs positions sur celles de l’État qui prétend normaliser les objectifs des schémas régionaux (SRADDET) et imposer des modifications aux Plans locaux d’urbanisme.

Pourtant, il n’y a aucune urgence : la seule urgence porte sur la réduction des gaspillages de l’énergie et sur l’efficacité énergétique. Dès lors, cette collusion entre le ministère et la filière des EnR interroge les citoyens et la représentation nationale. 
A quand une circulaire sur la seule véritable urgence : la mise en oeuvre effective des mesures d’économies d’énergie, bonnes pour les ménages comme pour la collectivité ?

Le collectif Toutes Nos Énergies – Occitanie Environnement mobilise ses associations et prend les contacts nécessaires – en particulier avec les élus locaux opposés au déploiement anarchique de l’éolien industriel – pour faire connaître notre opposition ferme à cette circulaire et à la loi d’accélération qu’elle prépare.

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L’enquête publique à Dourgne-Massaguel a commencé

Les membres de l’association Préservons Notre Montagne ont besoin de notre soutien.

Elle regroupe depuis 2021 les habitants opposés au projet d’installation de 8 éoliennes industrielles le long des crêtes de la Montagne Noire sur Massaguel et Dourgne. Sylvie Semenou et son équipe ne décolèrent pas.

“Ce projet de 8 éoliennes de 125 m en surplomb de Dourgne et Massaguel sera visible depuis toute la plaine et va détruire sols, faune, flore, zones humides. C’est une absurdité économique et environnementale”. 

Sylvie Semenou, présidente de l’association

Depuis lundi 5 septembre, l’enquête publique a démarré

Par arrêté interpréfectoral, une enquête publique est ouverte, pour une durée de 43 jours consécutifs, du 5 septembre 2022 au lundi 17 octobre 2022 à 17 h 00. Elle porte sur la demande présentée par la société ÉOLIENNES DE LA VIALETTE, filiale de la société VSB ÉNERGIES NOUVELLES, en vue d’obtenir l’autorisation environnementale d’exploiter un parc éolien comprenant huit éoliennes de 125 m de hauteur maximale en bout de pale, d’une puissance totale maximale de 18,8 MW au lieu-dit « La Jasse » à MASSAGUEL, ainsi que deux postes de livraison, situés à DOURGNE et à ARFONS.

L’intégralité du dossier est consultable sur le site internet du registre numérisé.

Pendant la durée de l’enquête, toute personne intéressée peut formuler ses observations et propositions soit :

  • sur les registres d’enquête ouverts à cet effet et mis à la disposition du public en mairies de DOURGNE et MASSAGUEL,
  • par courrier adressé à l’attention d saire enquêteur – mairie de DOURGNE – 1 place Jean Bugis – 81110 DOURGNE,
  • par voie électronique, sur le registre dématérialisé
  • ou par courriel  

Les observations et propositions du public écrites ou électroniques seront consultables à l’adresse suivante du registre numérisé.

Le commissaire enquêteur, M. François Mantau, sera présent en mairies de DOURGNE et MASSAGUEL selon le calendrier ci-après :

Mairiede DOURGNE
lundi 5 septembre 20229h00 – 12h00
jeudi 15 septembre 20229h00 – 12h00
samedi 24 septembre 20229h00 – 12h00
mardi 27 septembre 202214h00 – 17h00
vendredi 7 octobre 202214h00 – 17h00
lundi 17 octobre 202214h00 – 17h00
Mairiede MASSAGUEL
lundi 5 septembre 202214h00 – 17h00
jeudi 15 septembre 202214h00 – 17h00
mardi 27 septembre 20229h00 – 12h00
vendredi 7 octobre 20229h00 – 12h00

Par écrit, par courriel, en allant dans les permanences, faisons connaître notre opposition à ce nouveau projet qui dénaturerait un peu plus les crêtes de la Montagne Noire.

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