Privatisation du port de commerce de Port-la-Nouvelle

Une grande première le port de Port-La-Nouvelle dans l’Aude vient d’être privatisé par l’équipe de Carole Delga.Une société d’économie mixte à opération unique (Semop) public-privé assurera, à partir de mai prochain, l’aménagement, l’exploitation, la gestion et le développement du port de commerce pour une durée de quarante ans. (Voir l’article de l’Indépendant)

Les actionnaires privés y sont majoritaires (51%). Parmi eux, deux grands acteurs belges, Deme Concessions et Euroports Group BV. La Région Occitanie, qui assurera la présidence du conseil d’administration de la Semop, sera présente à hauteur de 34%, et la Banque des Territoires à hauteur de 15%. Parmi les entreprises privées, le groupe héraultais QAIR dont voici l’histoire.

Au prétexte fallacieux du développement de l’’éolien flottant une opération industrielle, inadaptée, disproportionnée et ruineuse (plus de 350 millions d’euros) va modifier profondément un écosystème fragile : celui des étangs et lagunes méditerranéens.

L’ équipe de madame Delga montre son vrai visage, elle est prête à brader l’intérêt d’un territoire et son avenir pour des projets qui tournent le dos à une véritable transition écologique respectueuse des habitants, de la biodiversité, de la qualité des sols et des eaux. Au vu de l’importance d’une telle décision, le débat aurait dû avoir lieu en Assemblée Générale de la région. Tout ceci s’est réglé, en catimini, dans le cadre d’une réunion de la commission permanente du 11 décembre 2020.  Même Carole Delga était absente lors de cette délibération (Courage !)

La région sera minoritaire alors qui le choix d’une maîtrise publique serait nécessaire pour assurer que l’intérêt collectif et écologique préside aux choix stratégiques; Parce qu’au-delà de la dégradation irréversible d’une zones des plus fragiles du littoral languedocien  quelques points inquiétants devraient alerter largement : 

  • Qu’en sera-t-il du trafic d’engrais, 120 kT/an, en particulier du très controversé amnonitrate (responsable des accidents d’AZF et de Beyrouth) ?
  • Pourquoi organiser des importations massives de céréales du continent américain qui vont concurrencer la production régionale ? 
  • Quant au projet « hydrogène » pilier de la résilience énergétique de la région, il se réduit à l’importation et au stockage d’hydrogène en provenance du Maghreb, pays déjà très affectés par la sécheresse et dont nous allons piller les rares ressource hydriques. 

Enfin, la MRAe soulève un certain nombre de question concernant

  • Le suivi du trait de côte qui est un marqueur de l’état de dégradation du littoral,
  • Les modalités de déversement des déchets en mer (clapage),
  • L’augmentation des pollutions chimiques et bactériologiques liée à l’augmentation du trafic…

Les conseillers régionaux sont bien incapables de répondre à ces questions, ils sont incapables de donner la moindre garantie sur les retombées d’un tel projet.

Pour aller plus loin dans la réflexion :

  • Vous trouverez l’explication de vote de Guilhem Serieys, conseiller régional LFI présent lors de la séance qui juge que cette décision est “une aberration démocratique, économique et écologique“.
  • Dans Une lettre ouverte à Carole Delga, la position du collectif Balance Ton Port-La-Nouvelle qui demandait un moratoire sur ce projet pour « pouvoir définir un projet alternatif pour le port, au regard des exigences écologiques, sociales et économiques de notre époque. » 
  • Un communiqué de presse d’EELV Aude pour qui “l’extension du port est un projet écocide et ruineux. Et dans son état actuel, il est en outre vide de tout sens économique
  • La FNE Languedoc Roussillon avait répercuté une information de l’association ECCLA : un avis de l’IFREMER n’avait pas été joint au dossier d’enquête publique. Pourtant, cet avis méritaitd’être connu car il met en doute l’absence d’impact du grand port sur la lagune de Bages-Sigean. 
  • La Confédération Paysanne Occitanie considère que la gestion privée des activités portuaires met en danger l’espace portuaire mais aussi les étangs, très intimement liés au port et donc les activités des petits pêcheurs, la cité même de Port la Nouvelle avec l’entrée des grands pétroliers, la production et les importations d’hydrogène, les dépôts gaziers et pire les importations d’engrais azotés qui ne seront autres que les très explosifs nitrates d’ammonium.
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Un nouveau plan de bataille ?

Quelques jours après la démarche des entreprises de l’éolien dont nous nous étions faits l’écho le gouvernement obtempère…

Alors ? Quel est le plan de bataille du gouvernement pour apaiser la fronde face aux projets éoliens. La fronde c’est celle du lobby éolien qui a mobilisé ses soutiens le 24 novembre pour se plaindre auprès du président Macron au prétexte que l’industrie de l’éolien subit des attaques « bâties autour de propos inexacts, non vérifiés et parfois délibérément mensongers ». 

Comme le note les Échos : pour le président Macron, « Notre production d’énergie renouvelable doit augmenter fortement, car nous ne sommes pas au rendez-vous de nos engagements. »

Parmi les mesures prises pour augmenter la surface disponible, le ministère des Armées doit travailler à libérer des espaces soumis à des contraintes radars, afin d’accélérer le développement de l’éolien. 

La filière éolienne plaide pour remplacer certains systèmes de balisage lumineux des parcs par des systèmes qui ne s’activeraient qu’au passage d’avions, elle aura donc ses expérimentations visant à réduire les nuisances lumineuses.

Contre la saturation éolienne de certains territoires et l’inégalité de répartition entre régions carte blanche sera donnée aux préfets de région pour établir une cartographie des zones propices !!! 

Mais l’objectif demeure : la feuille de route énergétique du gouvernement prévoit de construire en moyenne 2 GW de nouvelles capacités éoliennes terrestres par an, or, le rythme – ces deux dernières années – a plutôt oscillé entre 1,4 GW et 1,6 GW.

Conclusion, le nombre d’éoliennes va doubler… les régions épargnées ne le seront plus… les projets d’implantation dans les « zones libérées » vont se multiplier. 

En Occitanie nos associations sont les témoins d’un regain important d’activité de démarchage des promoteurs éoliens auprès des nouvelles équipes municipales et intercommunautaires.

Les premiers (les seuls ?) à se féliciter des promesses gouvernementales sont les promoteurs éoliens…« Ce sont des mesures pragmatiques et concrètes qui visent à lever l’ensemble des contraintes auxquelles on fait face », se félicite Pauline Le Bertre, la déléguée générale de France Energie Eolienne. 

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Démantèlement d’éoliennes : une première !

Bernagues crédit photo DB

Marjolaine Villey-Migraine qui anime le Collectif pour la Protection des Paysages et de la Biodiversité 34-12, nous informe qu’une l’audience de demande de démantèlement  du parc éolien de Bernagues (34650 Lunas)  aura lieu au TGI de Montpellier le 15 décembre  à 14h.


Le communiqué de presse  (ci-joint) en explique les tenants et aboutissants, 

Dans le nord de l’Hérault, au lieu-dit Bernagues, commune de Lunas, l’opérateur éolien Énergie renouvelable du Languedoc (ERL) du groupe VALECO a construit 7 éoliennes qui fonctionnent depuis l’année 2016 malgré l’annulation de son permis de construire par 3 fois au Conseil d’État (2012, 2016 et 2017).

C’est un grand  plaisir, de demander le démantèlement d’un parc éolienet si nous obtenons gain de cause, cela sera une “grande première” !
Les journalistes ont reçu ce communiqué  de presse.Ils pourront assister à l’audience. Si vous venez, ce sera juste pour dresser vos (nos)  affiches à l’entrée du tribunal,  montrant votre détermination à démonter les éoliennes.

Et comme il fait froid, je doute que vous soyez nombreux à vous inscrire! Mais je tente …..

MERCI DE VOUS INSCRIRE POUR MANIFESTER DEVANT LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE :
LE 15 DEC À 13H30 PRECISES! (en me renvoyant un mail et votre n° de tél) à marjolaine.villey@gmail.com 

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Perpignan : Front commun contre un projet de centrale solaire près d’un domaine viticole

La une de l’Indépendant et un long article nous alertent : “Vignerons, riverains, défenseurs de l’environnement, municipalité… Le projet de centrale photovoltaïque de 4,8 hectares (près de 5000 panneaux !) que l’entreprise Quadran, propriété du groupe Total, souhaite réaliser en périphérie nord de Perpignan, juste à côté du domaine viticole Rière-Cadène, fédère une opposition inédite”. 

Ce projet industriel au milieu de terres agricoles est une nouvelle illustration du mépris que les promoteurs, les pouvoirs publics, certains élus nourrissent envers les citoyens et les citoyennes.

L’Indépendant 7/12/2020

L’enquête publique est ouverte et sera close le 23/12/2020

On peut intervenir par mail : ddtm-enquete-belair@pyrenees-orientales.gouv.fr 

– ou par courrier à : Monsieur le Commissaire enquêteur, enquête publique centrale solaire Bel Air, Mairie annexe du Haut Vernet, 210 avenue du Languedoc 66000 PERPIGNAN. Voici un modèle de courrier qui peut être utilisé pour participer.

Pour consulter l’ensemble du dossier à la Préfecture des Pyrénées Orientales aller sur le site de la Préfecture

Il ne faut pas artificialiser les sols pour des raisons liées à l’énergie. Ainsi ne faut-il pas dédier au photovoltaïque les terres à vocation agricole/alimentaire ni les zones naturelles sensibles.

Emmanuelle wargon (Rullac-saint-cirq 12120 / 27 août 2019)

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Retour sur un débat parlementaire…

Le débat parlementaire préparée par le travail en commission dont Bruno Ladsous s’est fait l’écho a eu lieu le 3 décembre. La séance était consacrée aussi à la proposition de création d’une carte vitale biométrique. Il faut donc démarrer l’écoute à 1.03 pour suivre le débat sur le développement raisonné de l’éolien.

Sur un sujet que nous connaissons bien, il est instructif de suivre le détail des argumentations des uns et des autres. Pas de suspense, le gouvernement a utilisé un artifice de procédure pour éviter tout débat : il leur suffit de proposer un amendement demandant la suppression de la loi, la majorité vote et le tour est joué… aucun débat sur les différents éléments de la proposition de loi.

Mais le débat général n’est pas inutile :

  • il permet de rappeler les principales nuisances de l’éolien (sonores et infra-sonores),
  • les atteintes paysagères,
  • le coût exorbitant de ce mode de production,
  • l’absence de planification nationale (et donc l’anarchie du déploiement des centrales éoliennes),
  • les limites d’une source d’énergie intermittente et non pilotable.

Il a été aussi l’occasion d’évoquer les conséquences environnementales, la face cachée  de l’éolien industriel consommateur de métaux rares, pales non recyclables…  Même si peu a été dit sur les menaces concernant la biodiversité (mortalité des oiseaux et des chauves-souris), la déforestation et l’artificialisation des sols.

Plus important peut-être, la discussion parlementaire amène certains partis à évoluer ; et même si tous n’auront pas soutenu la proposition de loi, certains auront été sensibles à plusieurs arguments : le manque d’écoute des citoyens et la nécessité d’une plus grande démocratie citoyenne, associant élus et associations; l’impérieux besoin de limiter l’emprise des groupes privés qui démarchent et font pression sur les collectivités locales.

Dans ce débat, on ne peut que regretter que les différents parlementaires se soient focalisés sur les avantages et les inconvénients des différents modes de production de l’électricité sans jamais s’interroger sur les limites de nos modes de consommation. L’idée même de ralentissement ou de sobriété énergétique n’a jamais été évoqués…

Du côté gouvernemental, quelques lueurs…

  • Reconnaissance d’une grande inégalité de répartition des éoliennes, les régions Hauts de France et Grand Est étant le plus citées ;
  • Rappel de l’arrêté du 22 juin 2020 qui comporte quelques avancées en matière d’obligation de recyclage et d’excavation totale des fondations, obligations qu’il faut cependant relativiser puisque l’excavation totale peut faire l’objet d’une dérogation si l’opérateur apporte la preuve d’un bilan environnemental défavorable, bilan défavorable que les opérateurs pour le coup ne manqueront pas de présenter ;
  • Annonce de ses arbitrages sur les sujets évoqués dans le groupe de travail « répartition de l’éolien » auquel nous avons participé… mais sans assurance à cette heure que nos demandes auront été prises en compte.

Mais la ministre a réaffirmé clairement son intention de poursuivre le programme d’implantation des éoliennes, quelles que soient les oppositions… et son refus de débattre….

Au final, il est important de continuer notre travail d’explication (auprès des citoyens et des élus), notre implication dans les instances où nous pouvons faire entendre la voix des territoires, de leurs habitants, de leur biodiversité.

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Un débat parlementaire pour rien ?

Une proposition de loi « visant à raisonner le développement de l’éolien, » a été déposée par 51 députés en mars 2020, et débattue le 25 novembre au sein de la Commission du développement durable de l’Assemblée nationale (rapporteur Julien Aubert). 
En voici le texte 

La programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE, décret du 21 avril 2020) a pour objectif de porter l’éolien à 15 % de la production d’électricité, ce qui suppose de porter le nombre d’éoliennes terrestres d’environ 8 000 en 2018 à environ 15000 en 2028, sans parler de l’éolien en mer.

Si ce développement suscitait à l’origine de l’enthousiasme, l’implantation des parcs éoliens provoque aujourd’hui des oppositions de plus en plus fortes de la part des citoyens. Outre la promesse non tenue de lutter contre le réchauffement climatique (réduction des émissions de CO²) puisque le parc nucléaire nous offre déjà une électricité décarbonée, nous découvrons la face sombre de l’éolien : nuisances sonores, paysages dévastés, biodiversité assassinée, tout en mobilisant des ressources financières considérables … La proposition vise à faire cesser ce développement à marche forcée, imposé contre les citoyens, en raisonnant celui-ci.

  • L’article 1 de la proposition de loiprévoit un allongement raisonnable de l’éloignement envers les habitations, en s’appuyant sur les études sanitaires existantes et sur le principe de précaution, en proportionnant cette distance à la hauteur de l’éolienne. Il est précisé les précautions à prendre par rapport aux radars militaires, météorologiques, et de navigation aérienne.
  • L’article 2 prévoit que l’autorisation ne doit pas délivrée si au moins une des communes émet un avis négatif, compte tenu des impacts sur le paysage et sur l’économie locale. 
  • L’article 3 demande un rapport au Gouvernement sur les moyens de renforcer le volet sanitaire des études d’impact prévues au II de l’article L. 1221 du code de l’environnement pour les parcs éoliens, tenant compte ainsi des plaintes croissantes émanant de riverains.

Cet examen en commission s’est déroulé selon les meilleures traditions de courtoisie républicaine, mais on ne peut que regretter que chaque amendement, chaque article une fois débattu aboutisse systématiquement au verdict « rejeté”, “non approuvé” ou “non adopté”. Car la discipline de parti – qui traduit la puissance du lobby éolien, si proche du pouvoir comme on l’a vu par les décrets Lecornu de la fin 2018 restreignant les droits du citoyen devant la justice administrative – tue l’écoute réciproque et ce qui pouvait ressembler à un début de consensus. 

Le mérite de cette séance est d’avoir fait partager par les parlementaires présents des idées simples ou de bon sens, tournées sur l’humain, au-delà des clivages politiques. Ainsi le rapporteur souligne-t-il un “accord sur de nombreux diagnostics“, son contradicteur convenant de “constats partagés” quoique sans en retirer les conséquences puisque in fine la discipline de parti reprend ses droits.

On peut enfin regretter les contre-vérités exprimées par un député ancien directeur de Technopark dans l’Aude, exprimant la position officielle du parti majoritaire, cependant très mal à l’aise sur certains sujets tels que :

  • L’éolien ne réduit pas les émissions de CO² et ne contribue donc pas à la lutte contre le réchauffement climatique.
  • Les subventions n’ont plus aucune raison d’être puisque la filière se dit mature.

Ce dans un contexte où le 24 novembre les syndicats FEE et SER ont adressé au Président de la République une lettre ouverte dans laquelle ils exigent que leur soient « libérés » de nouveaux territoires, demandent le maintien de leurs avantages exorbitants et se plaignent de la désinformation que feraient peser les citoyens sur leur développement. 

Plusieurs députés ont fait observer que lorsque des dizaines et des centaines d’associations de citoyens honnêtes et sans reproche se soulèvent contre une atteinte à leur cadre de vie, expriment qu’ils n’en peuvent plus, il serait bon de les écouter. Ce que le Président de la République avait exprimé à Pau le 14 janvier 2020 « On ne peut pas imposer l’éolien d’en-haut ». Voir article sur nos 23 demandes base d’un dialogue possible.

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Et ils osent se plaindre…

Le 24 novembre, le lobby éolien a mobilisé ses soutiens pour se plaindre auprès du président Macron au prétexte que l’industrie de l’éolien subit des attaques « bâties autour de propos inexacts, non vérifiés et parfois délibérément mensongers »

Ayant des relais influents au sommet de l’état, un poids financier redoutable appuyé sur les subventions publiques, ils ont obtenu satisfaction sur la plupart de leurs demandes : simplification des procédures d’autorisation environnementale, suppression du premier niveau de recours en cour d’appel, affaiblissement du comité national de protection de la nature ; à l’origine de près de 60 % des recours en justice, ils osent pleurnicher auprès de Macron.

Alors, preuve de faiblesse ou coup de pression supplémentaire sur les pouvoirs publics ? Aujourd’hui les programmes de repowering ouvrent une nouvelle phase du développement de l’énergie éolienne : il s’agit de rentabiliser des portefeuilles et de redonner des perspectives de gains et de profits.

La FED (Fédération Environnement Durable) a vite réagi et le 28 novembre, plusieurs associations publiaient un communiqué commun expliquant qu’Il faut changer de paradigme et s’attaquer vraiment à la baisse de consommation d’énergie fossile. “Ne laissons pas les affairistes confisquer le sujet de la transition écologique”.

Jean-Pougnet, co-secrétaire du collectif TNE-OE
nous fait part de sa réaction.
Au pied de la lettre

Etrange chose que cette lettre ouverte pour soutenir l’éolien industriel qui se fait au nom de « citoyens, élus de terrain (existe-t-il des élus hors sol ?), défenseurs de l’environnement, militants associatifs, syndicat et acteurs du monde économique».

Qui sont-ils ? Les syndicats patronaux de la discipline (FFE et SER), trois présidents ou vice-présidents de région, un fournisseur d’énergie dite verte et diverses associations de promotion d’énergie renouvelable dont les membres sont souvent les mêmes. Plus surprenant, la présence en tête des signataires de France nature environnement dont certaines fédérations régionales se joignent à des recours contre des parcs éoliens ou la fondation GoodPlanet qui, il est vrai, a Edf pour partenaire.

On peut aussi se demander de quoi parlent ces signataires quand ils affirment que les opposants à l’éolien industriel non seulement tiennent des propos mensongers mais en plus sont relayés sans retenues : par qui ? Les médias français sont-ils mis en cause ou est-ce un complot de plus ? Plus amusant ces pétitionnaires se préoccupent de ces attaques qui, je cite, discréditent le travail des travailleurs.euses (l’écriture inclusive c’est pour faire progressiste !). 

Et il y a d’autres phrases fielleuses comme celle dénonçant « certaines organisations » qui ont abandonné la critique constructive pour faire de la désinformation.  Le terme organisation est bien choisi, il recèle quelque chose de suspect qui s’oppose bien sûr aux gentilles associations de terrain, aux collectivités qui, elles, travaillent au lieu de manipuler l’opinion publique. Les signataires de cette lettre ouverte semblent ignorer qu’il y a face à leurs centrales éoliennes des milliers d’associations de terrain justement et qui se battent tous les jours en France. 

Au fait combien sont-elles ces nombreuses associations qui militent sur le terrain pour développer l’éolien industriel ? (Sans compter les associations d’actionnaires bien sûr). 

Enfin, comme si cela ne suffisait pas, les opposants intimident, insultent, menacent alors que l’éolien, pour les signataires, est « avant tout un projet de territoire qui se construit et se vit dans l’adhésion locale qui participe à la redynamisation de nos territoires ruraux ainsi qu’à la création d’emploi locaux… ». On se demande vraiment comment les gens peuvent être aussi pervers pour refuser une telle manne : les opposants doivent faire partie de l’anti-France. A l’aide Super Dupont !

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NOUVEAU : Une revue de presse sur le site du collectif TNE-OE

Cette nouvelle page est un essai : il s’agit de se faire l’écho régulièrement des articles qui ont attiré notre attention. Soit parce qu’ils évoquent des sujets d’intérêt (énergie, environnement, biodiversité…) soit parce qu’ils se font l’écho des activités de nos associations.

La liste des liens retenus ne peut pas être exhaustive… le choix reste en partie arbitraire… le classement est chronologique, la date est celle de la publication sur la page.

Pour y accéder : dans la barre des menus,
un nouvel onglet a été créé : Revue de presse

Attention : certains des articles sont en accès libre … le plus souvent !
Mais ils peuvent être réservés aux abonnés : vous êtes informés de leur existence, si vous voulez en savoir plus, à vous de jouer !

Cette revue de presse vous est ouverte :
Si vous voulez faire paraître un lien, envoyez-le à contact@toutesnosenergies.fr

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21 associations disent non à l’installation de 200 ha de panneaux photovoltaïques sur des terres agricoles et naturelles

Les promoteurs (Akuo, JPee, Voltalia) démarchent depuis des années le Causse Comtal, en quête d’hectares en milieu agricole pour des projets photovoltaïques au sol car ils sont plus rentables que sur les toitures.

21 associations et collectifs de l’Aveyron ont décidé de se battre contre ce projet qui met en péril l’intégrité du Causse Comtal dont la richesse patrimoniale et de biodiversité est inestimable.
Le 23 octobre 2020, ils ont publié un communiqué de presse pour dire NON !

Dans son ensemble ce territoire présente une grande richesse faunistique et floristique avec la présence, sur ces sites en particulier, de très  nombreuses espèces protégées par les directives nationales et européennes (quelques exemples : les divers Rhinolophes, l’Oedicnème criard, la Pie-grièche, l’alouette lulu, la Huppe fasciée…le Lézard vert, la Coronelle lisse…l’Azuré du serpolet, la Rosalie des Alpes…le Séneçon de Rodez, la Sabline des chaumes, les orchidées…etc…)

“Nous ne sommes pas opposés au photovoltaïque. Nous pensons que ce dernier doit être réservé à des surfaces déclassées telles des anciennes mines, carrières (surface déclassée de la carrière de Puech Hiver dont disposera en 2023 la commune de Salles la Source), zones industrielles et commerciales, délaissés de routes ou d’autoroutes, et ne pas s’installer sur des zones agricoles et naturelles y compris celles qui sont présentées à tort comme improductives, car ce sont en ces lieux que les spots de biodiversité sont les plus importants”

Le collectif TNE-Occitanie Environnement soutient pleinement les termes de ce communiqué. Plusieurs de nos associations en sont signataires. Parce que nous sommes sensibles aux nuisances de tout projet industriel dans les territoires ruraux, nous sommes aux côtés des citoyens qui luttent contre l’invasion du photovoltaïque sur les terres agricoles et dans les espaces naturels d’Occitanie. La transition énergétique ne peut pas se faire en artificialisant des sols précieux et en agressant la biodiversité.

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La concertation à la mode star-up…

Ayant vu une pub de la société Explain sur la dernière revue de la FEE, se présentant comme leader de la concertation sur le marché éolien, nous avons voulu aller voir de quoi il pouvait bien s’agir tant la concertation est absente dans de ce domaine. (Jean Pougnet – association Pechs et Garrigue – pougnet.jean@gmail.com )

A lire le site de cette société, elle ne manque pas de matière grise, ses fondateurs fréquentant des écoles aussi prestigieuses que Harvard, le MIT, HEC ou Science-Po Paris. 

Ses méthodes de concertation ne relèvent pourtant pas d’une approche scientifique ou sociologique poussée mais plutôt des bonnes vieilles pratiques policières chères aux renseignements généraux matinées de stratégies de représentants de commerce. 

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