Planet of the Humans : un électrochoc !

Des millions de spectateurs ont déjà vu le puissant film de Jeff Gibbs (produit par Michel Moore) Planet of the Humans, tant mieux ! Le collectif TNE-Occitanie Environnement, sans partager l’intégralité des propos de l’auteur sur l’ensemble des sujets qu’il aborde, observe qu’un certain nombre de questions qu’il soulève trouvent un écho dans la situation que nous connaissons en France, et sont de nature à susciter une réflexion collective.

Bien sûr, les fanas des EnR ont déjà leur réponse : chez nous ce n’est pas la jungle US ! On a un « cadre réglementaire » des « normes » des « contrôles », bref on régule… Nos éoliennes ne s’implantent pas à la hussarde. Les longs délais d’instruction, les nombreuses (et sérieuses ?) études d’impact, les multiples avis, les consultations publiques et même la possibilité de recours juridiques (!!!) constituent autant de garanties et de garde-fous. 

Nous en serons une fois de plus réduits à rabâcher comme nous le faisons depuis une décennie : le cadre réglementaire et les normes ont été taillés sur mesure par et pour les industriels; ils ne respectent ni l’environnement ni les riverains; les études sont biaisées, faites par des bureaux qui ne vivent que de leur servilité aux opérateurs; les avis sont faits pour que les préfets s’assoient dessus la plupart du temps; les consultations sont pipées et les recours juridiques sont bridés… 

Tous nos arguments sur l’inefficacité de l’éolien tant du point de vue énergétique qu’écologique (GES…), l’absence totale d’évaluation que nous réclamons à corps et à cri, nos propositions alternatives, les contributions des meilleurs experts de la question (Jancovici et autres) … même les propos de notre bien-aimé monarque (« le consensus sur l’éolien est en train de nettement s’affaiblir… » presque autant que sa cote de popularité ?) … rien ne parvient à freiner dans sa lancée le cargo géant co-piloté par les investisseurs et les technocrates, soutenus par les idéologues de la croissance verte à la française, la vraie, la bonne, peut-être même la meilleure du monde, cocorico ! 

Le film de Jeff Gibbs illustre avec brio la violence des technologies mises au service du « capitalisme vert ». A ce titre c’est un excellent électrochoc, et on ne peut que souhaiter des rages de dents à certains. 

Voici le lien (sous-titré en français), regardez ce film, partagez-le, discutez-en collectivement. Il peut être l’occasion de réfléchir aux moyens de nous faire mieux entendre par les citadins en particulier – qui veulent une « énergie propre » pour faire tourner leur métro et bientôt toutes leurs voitures électriques (!!!), pour éclairer leurs rues, leurs vitrines et leurs monuments, pour recharger leurs smartphones… 

Nous avons suffisamment de raisons, sociales, économiques et environnementales, suffisamment d’éléments de preuve, suffisamment d’expérience de terrain, pour poursuivre notre combat contre le développement de l’éolien industriel dans nos territoires ruraux et dans les espaces protégés.

Nous souhaitons, comme l’équipe du film citée dans un article de Reporterre « qu’on puisse discuter librement des solutions entre personnes qui croient au changement climatique.»

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Projets contestés : menaces sur la démocratie et sur le droit de l’environnement.

Encore un mauvais coup du gouvernement. Le 21 avril 2020, paraît un décret prévoyant la reprise des enquêtes publiques pendant le confinement et le déconfinement pour un certain nombre de projets contestés.
C’est un article de Reporterre qui soulève le lièvre… et relaie un communiqué de la FNE (Fédération Nature Environnement). 

Les consultations publiques vont reprendre… elles seront dématérialisées ! C’est-à-dire sans la participation physique des citoyens, uniquement par voie numérique. C’est la meilleure manière de vider la consultation publique de tout son intérêt. La réponse sur internet ne remplacera jamais le contact et la présence des commissaires enquêteurs dans les mairies.

Comme le précise Marie Astier, dans Reporterre, « Depuis le 29 avril, plusieurs projets contestés par les associations écologistes peuvent à nouveau avancer comme si de rien n’était : l’usine à frites projetée par le Belge Clarebout dans le port de Dunkerque, l’élargissement de la route Centre-Europe Atlantique (RCEA) dans l’Allier (et l’agrandissement de la carrière qui doit approvisionner le chantier), la future ligne 18 du Grand Paris Express et la centrale électrique du Larivot en Guyane ».

Déjà, et malgré le recours des Amis de la Terre, le Conseil d’État a validé un dispositif réglementaire qui permet aux préfets de prendre des décisions dérogeant à la réglementation nationale, en matière environnementale, agricole et forestière principalement et sous certaines conditions : (décret n°2020-412 du 8 avril 2020).  Voir l’article que nous avions consacré à cette mesure dérogatoire. 

Pour Emmanuel Wormser, juriste de France nature Environnement, « il est inadmissible que l’administration et certains lobbys profitent de cette période troublée durant laquelle les citoyens ne sont pas vraiment en mesure de donner leurs avis pour faire passer des projets en force. Nous demandons donc que ces dérogations soient supprimées pour que le confinement ne soit pas synonyme de régression démocratique et environnementale ; et de toute puissance de la loi du marché. »

La participation du public est-elle considérée comme un frein inutile et un droit secondaire, s’interrogent la CNCE  (Compagnie Nationale des Commissaires Enquêteurs) et la CNDP (Commission Nationale du Débat Public) qui rappellent dans un communiqué que la participation du public en matière d’environnement est un droit protégé par la Constitution. 

Elles considèrent, par ailleurs, que « l’état d’urgence et les nécessités économiques qui accompagnent sa sortie ne doivent pas se traduire par une régression des droits et des acquis de la démocratie participative. Au contraire, cette sortie appelle une réponse structurelle qui se doit d’associer les citoyen.ne.s à toutes les étapes de la décision et ce sur l’ensemble du territoire ».

Ces menaces ne pèsent pas simplement sur nos associations qui se battent contre l’implantation de centrales éoliennes industrielles. Elles pèsent sur l’ensemble des citoyens et de leurs associations qui luttent contre les promoteurs de projets coûteux, inutiles, imposés et désastreux pour l’environnement.
Par ces mesures prises en catimini, le gouvernement nous indique clairement que le monde d’après qu’il veut construire ressemblera au monde d’avant en pire !

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Pendant que les français souffrent, les promoteurs éoliens se gavent…

Jean Marty, porte-parole de l’association Agir pour le Lévezou, a publié cet article dans Centre Presse du 7 mai.

Vue du ciel du Lévezou….

L’électricité coûte cher à produire
En temps normal, le cours de l’électricité à l’international est de l’ordre de 5 cts d’€ le KWh. Pour les ménages, en ajoutant les taxes, le coût d’acheminement et les coûts commerciaux, le KWh est facturé environ 13 cts.
RTE (Réseau de Transport d’Electricité) doit en permanence rechercher un équilibre entre l’offre d’électricité (production par les centrales) et la demande (consommation des ménages et des entreprises),

L’équilibre « offre et demande » difficile à trouver.
Pour des raisons souvent imprévisibles, les producteurs sont amenés à mettre en route des centrales qui injectent davantage d’électricité sur le réseau que les consommateurs n’en utilisent.

Par ailleurs, la production d’énergie éolienne caractérisée par son intermittence est prioritaire quels que soient les besoins, ce qui accroît le déséquilibre du marché par jour de grand vent par exemple. De plus, les éoliennes n’ont pas intérêt à cesser de produire car leur électricité est achetée par EDF aux opérateurs éoliens à un prix préférentiel de 8 cts d’€ le KWh garanti par l’Etat, soit un surcoût inutile de 320 000 000 d’€ payé par les consommateurs pour le seul mois de mars. 

L’électricité à prix négatifs.
Le confinement a entrainé en Europe une chute brutale et très rapide de la consommation d’électricité de 15 à 25 %. Or les centrales ne peuvent ralentir leur cadence de production au même rythme. Le cumul de l’effet intermittence avec le manque de souplesse de la production conventionnelle provoque une surproduction d’électricité qui entraîne une chute du prix du marché selon la loi de l’offre et de la demande.

Pour éviter d’avoir à leur charge le risque de surtension, les producteurs de 1er rang comme EDF doivent à tout prix se délester de leur surplus d’électricité. C’est ainsi que, dans le contexte actuel de baisse de consommation due au confinement, ils sont obligés de payer les négociants en gros afin qu’ils acceptent de consommer ce surplus d’électricité à un prix négatif pouvant aller jusqu’à moins 5 cts d’€ le KWh. Autrement dit, ils payent pour « donner » leur production d’électricité.

Pendant ce temps …
Dans le journal « Les Echos du 26 Mars » M. Xavier Barbaro, patron de la société cotée NEOEN, producteur indépendant d’énergie éolienne a déclaré avec un certain culot : « Grâce à nos contrats de long terme qui fixent le prix de vente de l’électricité produite dans nos centrales pour 10, 15, 20, ou 25 ans, on a du chiffre d’affaire qui rentre malgré la crise ».

Alors que l’économie mondiale est à l’arrêt, alors que chaque mois de confinement provoque une contraction de 3 à 4 % du PIB, alors que les petites et moyennes entreprises, le commerce et l’artisanat sont menacés de faillite, que le monde du travail est au chômage, que la nation doit faire preuve de solidarité, les promoteurs éoliens en toute impunité, se gavent sur le dos de la nation. 

  « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » (Pantagruel, Rabelais)

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Fake News : Madame Borne en rajoute !

« Le coût de l’éolien a été divisé par 3 et celui du PV par 7 » : c’est ce qu’a affirmé sans sourciller Madame Borne, ministre de l’énergie (*) le 30 avril 2020 à 01.59’.40‘’ à l’Assemblée nationale http://videos.assemblee-nationale.fr/video.8999907_5eaac2a897298

(*) en fait, ministre de la transition écologique et solidaire : mais qui s’en aperçoit ?

1. depuis quand cela aurait-il ainsi baissé ?
Comprendre : depuis une dizaine d’années.

2. de quel coût parle-t-elle au juste ?
Certainement pas du coût CAPEX (dépenses d’investissement) ni du coût OPEX (dépense d’exploitation) : le raisonnement ne lui aurait pas été favorable.
Donc, visiblement elle parle du LCOE (levelized cost of energy, coût actualisé de l’énergie) très à la mode dans ces milieux : coût complet ou du moins réputé « complet ». Il correspond au prix complet d’une énergie (l’électricité dans la plupart des cas) sur la durée de vie de l’équipement qui la produit.

3. quel est l’évolution du LCOE depuis 10 ans ?
Voici 10 ans, le LCOE était dans les calculateurs de la CRE (commission de régulation de l’électricité) dans sa documentation de 2014 à un niveau de 78 €/ MWh, sous l’hypothèse d’un taux d’actualisation du futur de 5%.
Serait-il parvenu à 26 € ? Si oui, il est vraiment temps d’arrêter tout tarif garanti (82 €/ MWh avant 2017, depuis 2017 : 74 €/MWh, et 63 / MWh sur un récent appel d‘offres public de la CRE, car alors le niveau de bénéfice est particulièrement indécent : 48 €/MWh, financés par nous autres les consommateurs. (74€ – 26€)

4. il est donc impossible que le coût de l’éolien ait été divisé par 3 :
A preuve, l’Ademe vient de sorti les niveaux de LCOE fin 2019 : 
– 54 €/ MWh pour une machine de puissance installée 2 MW et sous l’hypothèse d’un taux d’actualisation de 5%
– 47 € sous l’hypothèse d’un taux d’actualisation de 3%

5. Madame Borne dit donc n’importe quoi devant les élus de la Nation et devant les caméras
Est-ce admissible ? Mais peut-être nous expliquera-t-elle qu’elle se référait à des chiffres du siècle précédent ?

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Les 3 « Fake News » d’Élisabeth Borne

Soyons justes, Madame Borne n’est pas la seul à répandre ces informations fausses : mais elle est ministre et il n’est pas convenable qu’elle informe aussi mal nos concitoyens lorsqu’elle affirme trois choses : 
– l’éolien participe à la relance,
– l’éolien est décarboné,
– l’éolien ne pèse pas sur le budget.

(1) L’éolien participe à la relance ?

Non, et nous voyons sur le terrain que l’éolien et le PV contribuent peu à l’emploi de travailleurs français permanents.
La France a raté le coche au plan industriel, et en-dehors d’emplois en phase amont des projets dans des bureaux d’études (études d’impact) et, en phase d’exploitation, de quelques emplois de maintenance (au mieux 1 ETP pour 50 éoliennes) et de gestion (au mieux 1 ETP pour 80 éoliennes), il est clair que les principaux emplois sont ceux des chantiers dévastateurs de construction, et donc temporaires.
Il apparaît ainsi qu’en aucun cas l’éolien n’est en mesure de participer à la relance.

(2) L’éolien est décarboné ?

Tableau issu des chiffres de l’ADEME

À gauche : pour la production d’électricité,
À droite pour la production d’énergie non électrique (chauffage…)

Concernant l’éolien, il faut pour être complètement rigoureux ajouter à ce CO² qu’il émet directement pendant sa production le CO² auquel il contribue lorsqu’il ne produit rien, du fait de son intermittence (mise en route de turbines à gaz fossiles), et là c’est beaucoup de CO² (418 g/ kWh).

Non ce n’est pas décarboné car, se substituant à du nucléaire déjà décarboné, l’éolien nécessite des capacitaires de substitution carbonés. Ce que l’on a fortement mesuré en Allemagne.

  • France 2018 : électricité 0,3 T de CO² par habitant
  • Allemagne 2018 : électricité 3,1 T de CO² par habitant, soitdix fois plus qu’en France.

(3) L’éolien ne pèse pas sur le budget ?

 – Si, puisqu’il existe un CAS Transition énergétique (compte d’affectation spécial) suivi par le parlement et surveillé par la Cour des Comptes : c’est donc du quasi-budget.

 – De plus l’éolien pèse sur le système économique dans sa globalité car c’est tellement cher à l’investissement (sources Ademe, compter 35 m€ pour 7 machines de 2,3 MW, y compris les raccordements) qu’il en résulte un effet d’éviction, en raison du modèle économique de l’éolien qui fait financer plus de 95% des coûts d’investissements par le système bancaire, ce qui empêche ce dernier de contribuer au financement des priorités de la France : santé publique, relance économique …

Cet effet d’éviction existait déjà avant la crise, la France étant déjà endettée à 100% : il est à l’évidence fortement renforcé dans le contexte d’endettement nouveau de ces dernières semaines.

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Droit de rectification épisode 5

À grands coups d’arguments biaisés sur l’impact environnemental de l’éolien, ses partisans et profiteurs de la République font circuler des idées fausses. Ainsi de cet étonnant « Désintox en cinq points » émanant de Greenpeace.

Nous terminons notre série de 5 épisodes : 

  1. Les éoliennes tuent-elles les oiseaux et chauves-souris ?
  2. Une éolienne fait moins de bruit qu’une conversation à voix basse.
  3. Non, la France ne sera pas recouverte d’éoliennes.
  4. Une éolienne, est-ce vraiment moche ?
  5. Non, on ne construit pas des éoliennes n’importe comment

Non, on ne construit pas des éoliennes n’importe comment. 
Mais si, n’importe comment et n’importe où !

GREENPEACECOLLECTIF TNE-OE
 
De manière générale, l’implantation de nouvelles éoliennes en France est rigoureusement encadrée par les pouvoirs publics
 
Des études d’impact sont d’abord réalisées pour estimer les conséquences de ces constructions sur les animaux, le paysage, le patrimoine, etc. 
 



Les élus locaux et les habitants sont également informés et consultés préalablement à tout début de travaux. 
 
Enfin, construire un parc contenant au moins une éolienne d’une hauteur supérieure ou égale à 50 mètres implique d’obtenir un ensemble d’autorisations administratives délivrées par le Préfet et notamment une « autorisation environnementale unique » qui centralise les conformités aux différentes législations : Code forestier, Code du patrimoine, etc.
 
On peut donc ne pas aimer l’implantation d’éoliennes en France pour des tas de raisons différentes, mais c’est faux de dire que leur développement est anarchique ou très mal encadré.
L’encadrement actuel par les pouvoirs publics auquel se réfère cette ONG résulte de règlementation d’exception (dérogatoire au droit commun) toujours en faveur explicite des opérateurs.
 
Les études d’impact sont réalisées par des Bureaux d’Étude non indépendants et notoirement insuffisantes, qu’il s’agisse de l’impact sur la santé et le cadre de vie des riverains, des impacts sur les paysages et le patrimoine collectif, ou des impacts sur la biodiversité.
 
Les habitants ne sont informés qu’au dernier moment et le gouvernement tente de supprimer les enquêtes publiques (décret 24.12.2018).
 
C’est bien le moins qu’implanter une zone industrielle à la campagne fasse l’objet d’une autorisation : y a-t-il lieu de s’en émerveiller ?
 
 
 
 
 
Ainsi, on n’est pas en droit de s’étonner et de critiquer qu’une industrie qui se prétend mature bénéficie d’autant de passe-droits règlementaires cf. les nombreux exemples ci-dessus ?
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Dernier message de l’Amassada…

Bonjour,
Comment ça va?

De notre côté le temps est comme suspendu, et en même temps tout va très vite. Plus d’un mois que les camarades étaient convoqué-es au tribunal et depuis … Vous trouverez dans ce mail un récit de ces deux journées, mais avant-hier, le 22, les demandes de nullités ont été rejetées. Toutes. 

Amassada, plateau Saint-Victor-et-Melvieu, mars 2018

Autant vous dire que malgré ce que nous vivons en ce moment, la justice tient a ce procès, elle compte bien juger ces personnes qui se battent face a un libéralisme qui n’a honte de rien. Cela, se déroulera le 10 juin à Rodez et on vous y attend au moins aussi nombreux et nombreuses que la dernière fois, n’hésitez a nous contacter pour la préparation!!!

Sinon les réflexions et envies vont bon train et il nous tarde de vous les partager… De plus, deux amis de l’Amassada sont partis au Mexique rencontrer des habitant-es de l’isthme de Téhuantepec qui luttent notamment contre les éoliennes, et plus précisément contre le dernier projet d’EDF à Union Hidalgo. Plus de 4000 hectares de terres communales sont en train d’être accaparées pour y planter une centaine d’aérogénérateurs derniers cris. Si cela se fait ils viendront se rajouter aux 2000 déjà construits.

Plusieurs entretiens ont été réalisés et la traduction est en cours, dans le but de présenter la résistance, et surtout pour voir comment, depuis ici, on peut aider. La critique de l’énergie verte est déjà bien fournie, passer a une autre étape en s’organisant à une échelle nationale et internationale est une piste qui nous semble intéressante… On s’en reparle.

Même si ce virus bouleverse bien des choses, cela n’affecte en rien notre détermination à nous battre et si des choses changeront probablement, l’opportunité sécuritaire qu’est en train de saisir l’état nous semble importante à comprendre et à combattre dès maintenant. Soutien aux révoltés dans les banlieues et partout ou la rage se déconfine.

Prenez bien soin de vous et de vos proches, on se voit bientôt…

L’Amassada

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La PPE adoptée en catimini…

Par un décret n° 2020-456 du 21 avril 2020 signé d’Edouard Philippe, Elisabeth Borne, Bruno Le Maire et Jacqueline Gourault, la PPE (programmation pluriannuelle de l’énergie) 2019-2028 est adoptée.

Rappel : le 8 novembre 2019 avait été promulguée la loi « énergie-climat », particulièrement illisible, qui donnait quelques objectifs chiffrés en réduction des émissions de carbone ou en % d’Énergie renouvelable dans la consommation finale d’énergie. 

Le décret vient préciser certains de ces objectifs (ex : réduction de la consommation d’énergie primaire fossile par rapport à 2012, réduction de la consommation finale d’énergie par rapport à 2012, avec d’ailleurs une grossière erreur dans la référence 2012) et, surtout puisque tel était l’objectif de l’opération :

  • 1- énoncer des objectifs d’installation d’éolien terrestre (+18 GW soit 7 à 8000 éoliennes de plus), éolien offshore (6 GW, soit 1000 à 1500 éoliennes en mer), et photovoltaïques au sol (28 GW, dont le décret prévoit en outre que les plus gros projets échapperont au système des appels d’offres)
  • 2- déterminer des échéanciers d’appels d’offres, en particulier sur l’éolien en mer.

Tout ce bricolage, ça s’appelle « la PPE est adoptée » (article 1).

Rappelons que la Ministre s’est énergiquement refusée à toute discussion sur la proposition alternative que nos associations ont déposée le 17 janvier 2020.  Elle n’a strictement rien modifié au projet présenté en consultation publique du 20 janvier au 19 février 2020 (sauf le retrait du système des appels d’offres mentionné ci-dessus).

Dès lors, pourquoi nous consulter ? Tout simplement parce qu’elle y est obligée par les textes officiels. Mais elle ne se sent pas obligée d’en tenir compte.

De même elle n’entend aucun des signaux faibles que lui ont adressés : 

  • le conseil constitutionnel le 31 janvier dernier, exprimant la primauté des objectifs de protection de l’environnement et de protection de la santé sur tous autres objectifs,
  • le Président de la République, qui dans son discours le 13 avril avait fixé pour nouvel objectif la « sobriété carbone ».

TNE Occitanie Environnement partage cet objectif de « sobriété carbone », sur lequel a de son côté insisté le CESER (conseil économique social et environnemental de région) dans l’avis qu’il a adressé à Madame Delga : encore une haute responsable qui n’a pas voulu discuter notre proposition REPÒSTA.

Tout ceci n’augure rien de bon pour le « jour d’après ». 

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Accompagner les projets énergétiques dans les territoires de montagne

L’idée d’un guide pour les projets énergétiques a germé au sein du groupe de travail «Acceptabilité des EnR dans les territoires de montagne » qui s’est réuni en 2018 dans le cadre du Parlement de la Montagne. Elle a été officialisée dans le Plan Montagnes d’Occitanie (2018-2025).

A l’automne 2019 un collectif de travail en coopération avec l’Assemblée des Territoires (instance réunissant des élus de la montagne) ayant pour thème « les énergies renouvelables comme levier de développement local des territoires de montagne », s’est réuni à St Amans-Valtoret (81). Ses travaux ont permis de réaffirmer que tout projet doit passer désormais par une étape préalable d’information-consultation-implication de toute la population du territoire. La nécessité de répertorier les bonnes pratiques pour les projets énergétiques dans les territoires de montagne a été rappelée. Une première trame a été présentée au Parlement de la montagne, inspirée des concepts de « territoire résilient » et de « territoire en transition ». 

Pendant 3 mois, une équipe d’étudiantes et étudiants en Licence Pro « Gestion de projets Énergie Climat » du Centre universitaire JF Champollion (Albi) a apporté son concours à la réalisation d’un manuel. Ce document représente une contribution au projet de « guide de gestion durable du territoire », dont il appartiendra à la Région, si elle le souhaite, d’assurer la rédaction et la diffusion.

Néanmoins, tel qu’il se présente aujourd’hui, ce « manuel d’accompagnement des projets de transition énergétique de territoire » peut apporter une aide aux habitants et aux élus soucieux de participer à un développement harmonieux de la transition énergétique. Il existe en effet trop d’exemples de projets imposés de l’extérieur, inadaptés aux territoires de montagne, mal acceptés par la population, ou portant atteinte au patrimoine naturel, culturel et aux paysages. Puisse ce travail contribuer à créer la confiance des citoyens envers leurs institutions et leurs élus.

Économiser et produire de l’énergie est l’une des contributions possibles des territoires de montagne à la transition écologique. Pour cette raison, elle doit s’inscrire dans une démarche alliant la participation de tous, le respect de l’environnement et l’efficacité économique.

C’est ainsi que le cheminement de ce manuel propose trois axes de réflexion et d’action pour identifier les enjeux et risques que peut engager un projet énergétique au cœur d’un territoire :

  • participer grâce à la démocratie environnementale (axe 1),
  • préserver les valeurs des territoires (axe 2), 
  • économiser et produire l’énergie (axe 3).

La diffusion plus large de ce manuel est actuellement à l’étude, mais nous avons souhaité le mettre en priorité à disposition des associations membres de TNE/OE.

Signé : les membres de TNE/OE ayant participé au groupe de travail «Acceptabilité des EnR dans les territoires de montagne », contributeurs de ce manuel

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Appel à renforcer la commission « biodiversité »

La Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité vient de publier un manifeste intitulé « Covid-19 et biodiversité́ : vers une nouvelle forme de cohabitation entre les humains et l’ensemble des vivants non-humains » qui plaide pour une « approche systémique de nos relations entre humains et avec l’ensemble des vivants non humains ». 

Aigrette garzette @Khéo Coucke

S’il est encore difficile de déterminer avec précision comment s’est fait le contact initial entre des humains et des animaux porteurs du coronavirus SARS-CoV-2, la pandémie en cours apparaît liée à des atteintes massives à la biodiversité dues aux activités humaines.

Il est essentiel de protéger activement ce qui reste de biodiversité sauvage, si on veut que l’humanité continue à profiter de la richesse de la biodiversité pour couvrir ses besoins alimentaires et ralentir l’apparition des zoonoses, .

La préservation de la biodiversité devra absolument être intégrée aux stratégies de développement, dans leurs dimensions économiques et industrielles.

Le collectif TNE-Occitanie Environnement et ses associations sont, de longue date, engagés dans la préservation de la biodiversité menacé par le développement anarchique des centrales d’éoliennes industrielles. Nous nous faisons l’écho régulièrement des victoires obtenues…

Nous appelons toutes celles et tous ceux qui partagent cette préoccupation à se joindre à nous. Une commission « biodiversité » se réunit tous les trimestres et constitue une ressource pour toutes les associations. Droit de l’Environnement, suivi des travaux de la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité, suivi des actions de l’Agence Française pour la Biodiversité, recensement des avis du CNPN, aide aux associations… le travail ne manque pas. 

N’hésitez pas à contacter
Marjolaine Villey-Migraine (marjolaine.villey@gmail.com)
ou Françoise Marchand (marchandfran@gmail.com)

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