Il y avait du monde en ce début de mois de juin à Tournissan, pour soutenir la vingtaine d’associations dont la Confédération paysanne de l’Aude, qui appelaient à lutter contre l’invasion de projets photovoltaïques sur sol naturel et agricole. Plus d’une trentaine d’installations autour du village prévues, et, bien sûr, pour drainer l’électricité envisagée, un méga transformateur de RTE.

Au milieu des banderoles et panneaux revendicatifs (« Non aux méga-projets, préservation de l’agriculture, sauvegarde de la nature et des paysages des Corbières ») une photo montage qui en dit long sur la transformation d’un environnement doux en zone industrielle.
Le récent et tout nouveau maire du village, élu alors qu’il affichait déjà son hostilité au projet, a été clair « je suis contre ces surfaces démesurées de panneaux, avec leurs installations annexes, comme le poste source RTE (Réseau de transport d’électricité) et des batteries au lithium qui représentent un risque immense et inacceptable d’incendie. Je m’érige contre la volonté des groupes industriels de coloniser le territoire des Corbières dans le but de multiplier leurs profits financiers ». Daniel Spagni avait tout dit.



