La recette pour produire 1 tonne de silicium pour panneaux photovoltaïques

En décembre 2025, lors d’une réunion publique à Servanac dans le Tarn et Garonne, le collectif de St Antonin Noble Val opposé à la construction d’une centrale industrielle photovoltaïque sur sol naturel a lu la recette ci-dessous qui éclaircit les termes du débat face à la crise climatique entre techno-solutionnistes et décroissants. Pour mémoire il faut préciser que le projet en question est rejeté par la population mais aussi la municipalité et de nombreuses associations dont la FNE (France Nature Environnement).

Tout d’abord, prenez une grande crise climatique, ajoutez des lois type APER (loi Accélération de la Production des Énergies Renouvelables) et quelques 2000 feuilles de GIEC (préférez celles du groupe 3, solution parfum « innovation »).

  • Pour réussir le silicium, il ne faut pas être avare. Le procédé est excessivement propice au gaspillage de matières premières et gros consommateur d’énergie, de produits toxiques, d’eau. Pour une tonne de silicium, prévoyez 223 MWh d’électricité, 280 tonnes d’acide, ammoniaque, chlore, acétone etc. Et donc beaucoup d’eau.
Silicium

Dernier avertissement, soyez prudents portez masques et gants !

Silicium transformé
  • Pour une tonne de silice de qualité propice à la transformation électronique, silice de quartz, commencez par extraire 250 tonnes de matière première (la silice). Prévoir de la dynamite des foreuses des pelleteuses sans oublier les camions et encore des camions, et les réseaux routiers qui vont avec.
  • Pour transformer la silice en silicium métal : prévoyez beaucoup d’électricité, de bois, d’eau, de Ouïghours, main d’œuvre gratuite, ce qui n’est pas négligeable (en 2024, la Chine contrôle 90 % de toutes les étapes de la fabrication du polysilicium au module), il faut broyer laver tamiser.
  • Procédez ensuite à la fusion de la silice et du carbone dans un four à 3000° jusqu’à l’obtention d’une pâte.
    Raffinez cette pâte en transformant le silicium métal en gaz trichlorosilane par réaction avec du chlorure d’hydrogène à 300°.
  • Puis prenez une cloche de confinement de 2m de haut, placez-y les tiges très pures et chauffez à 1100°, vous obtenez du polysilicium. Faites le fondre dans un four sous atmosphère d’argon à 1450°, plongez un germe de silicium et étirez très lentement en tournant pendant 30 heures.
  • Vous obtenez un lingot de silicium monocristallin ultra pur (99,999999 % ) de 30 à 100kg et de diamètre 20 à 30 cm. Il ne vous reste plus qu’à découper le lingot de silicium en tranches de 1 à 2 mm, vous avez réussi vos plaquettes de silicium. 

Ne vous inquiétez pas, cette opération produit une perte de 40 à 50 % de matière, cela est normal, il ne restera plus que 500 à 600kg de matière sur nos 250 tonnes de départ.

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Margeride, encore quelques jours pour participer à l’enquête publique

Isabelle ROUDIL KING, – Secrétaire de Margeride Epouvant’air, nous rappelle qu’une enquête publique est en cours, jusqu’au mercredi 21 janvier à 12H00 concernant le parc éolien de la Clamouse (5 éoliennes au pied de Châteauneuf de Randon en Lozère).

Mobilisez-vous pour y participer, partagez ce message à vos connaissances. L’enjeu est important pour le village et son environnement. Lien pour le registre numérique

Il faut répondre massivement au rejet de ce projet. Certaines contributions sont particulièrement pertinentes, vous pouvez les lire et vous en inspirer. Thèmes récurrents : 

  • sauvegarde des paysages et du patrimoine
  • pollution des eaux
  • espèces protégées
  • dépréciation de l’immobilier
  • production d’électricité éolienne en Lozère supérieure à la consommation
  • sacrifice d’une région peu peuplée pour des intérêts financiers

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Sainte-Colombe-sur-l’Hers (11230) : BayWa r.e. jette l’éponge ! Projet enterré ! Ouf !

C’est avec un immense soulagement et une fierté légitime que l’association « le Cri du Vent » annonce aujourd’hui l’abandon officiel du projet éolien de Sainte-Colombe, porté par la multinationale BayWa r.e.

BayWa r.e. jette l’éponge face à la mobilisation et à la raison. Victoire pour nos paysages & la biodiversité. Ce projet, que nous avons combattu sans relâche, ne verra pas le jour. Notre horizon restera libre, notre santé préservée et la nature, intacte.

Soulagement de toute une vallée. Cette décision marque la fin d’une période d’angoisse pour les habitants. Les nouveaux propriétaires, fraîchement installés en quête de sérénité, peuvent enfin souffler. Les anciens, qui craignaient de voir la valeur de leur patrimoine s’effondrer pour enrichir des intérêts extérieurs, retrouvent la paix. Il n’y aura pas de perdants, pas de maisons bradées, pas de nuisances sonores ou visuelles venant troubler notre quotidien.

Des motifs officiels… et la réalité du terrain. Pour justifier ce retrait, le promoteur invoque trois raisons techniques : un manque de rentabilité lié à la faiblesse du vent (un comble pour un projet éolien !), la présence d’espèces rares endémiques et l’existence de zones humides riches en biodiversité.

Si nous nous réjouissons que BayWa r.e. reconnaisse enfin la richesse écologique de notre territoire, permettez-nous d’accueillir cette soudaine « conscience verte » avec un certain scepticisme. Nous savons trop bien que ces nobles arguments sont souvent balayés par les promoteurs éoliens qui n’hésitent pas à faire des demandes de dérogations pour obtenir le « droit » de détruire des espèces protégées, en voie de disparition.

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Poste source des Corbières : à Tournissan, les habitants entrent dans la lutte

Après l’avis défavorable du commissaire enquêteur sur le dossier d’utilité publique concernant le poste source de RTE des Corbières à Tournissan, les habitants ont organisé une réunion publique d’information. Dans une salle comble, ils ont répété leurs inquiétudes sur l’industrialisation massive de la production d’énergie photovoltaïque dans les Corbières : Voir l’article complet de l’Indépendant

Dans l’Indépendant du 11 décembre 2025, un article. d’Arnaud Chabé

« Ici, on est un peu comme au Texas avec le vent et le soleil à la place du pétrole. Et pour pouvoir les exploiter, il faut que ce soit massif et rentable. Ce sont des projets de dingos ».
Kévin Jeanroy, représentant l’association Sites et monuments

L’avis du commissaire enquêteur n’étant que consultatif, les opposants au projet se préparent à poursuivre « la lutte ». Selon l’article R323-5 du Code de l’énergie, « le préfet statue sur la demande de déclaration d’utilité publique dans un délai de deux mois à compter du jour où il a reçu le rapport et les conclusions du commissaire enquêteur* ». Une décision qui sera scrutée à la loupe.

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