21 associations disent non à l’installation de 200 ha de panneaux photovoltaïques sur des terres agricoles et naturelles

Les promoteurs (Akuo, JPee, Voltalia) démarchent depuis des années le Causse Comtal, en quête d’hectares en milieu agricole pour des projets photovoltaïques au sol car ils sont plus rentables que sur les toitures.

21 associations et collectifs de l’Aveyron ont décidé de se battre contre ce projet qui met en péril l’intégrité du Causse Comtal dont la richesse patrimoniale et de biodiversité est inestimable.
Le 23 octobre 2020, ils ont publié un communiqué de presse pour dire NON !

Dans son ensemble ce territoire présente une grande richesse faunistique et floristique avec la présence, sur ces sites en particulier, de très  nombreuses espèces protégées par les directives nationales et européennes (quelques exemples : les divers Rhinolophes, l’Oedicnème criard, la Pie-grièche, l’alouette lulu, la Huppe fasciée…le Lézard vert, la Coronelle lisse…l’Azuré du serpolet, la Rosalie des Alpes…le Séneçon de Rodez, la Sabline des chaumes, les orchidées…etc…)

“Nous ne sommes pas opposés au photovoltaïque. Nous pensons que ce dernier doit être réservé à des surfaces déclassées telles des anciennes mines, carrières (surface déclassée de la carrière de Puech Hiver dont disposera en 2023 la commune de Salles la Source), zones industrielles et commerciales, délaissés de routes ou d’autoroutes, et ne pas s’installer sur des zones agricoles et naturelles y compris celles qui sont présentées à tort comme improductives, car ce sont en ces lieux que les spots de biodiversité sont les plus importants”

Le collectif TNE-Occitanie Environnement soutient pleinement les termes de ce communiqué. Plusieurs de nos associations en sont signataires. Parce que nous sommes sensibles aux nuisances de tout projet industriel dans les territoires ruraux, nous sommes aux côtés des citoyens qui luttent contre l’invasion du photovoltaïque sur les terres agricoles et dans les espaces naturels d’Occitanie. La transition énergétique ne peut pas se faire en artificialisant des sols précieux et en agressant la biodiversité.

Ce contenu a été publié dans Communiqués des associations. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *