Le photovoltaïque en 10 chiffres

Les Amis de la Montagne de Lure, une association amie, nous a communiquée cet article. Leur position est claire :

Le photovoltaique doit bien évidemment faire partie du mix énergétique du futur, mais nous militons pour un développement des EnR qui mobilise en priorité les surfaces déjà artificialisées (toitures, parkings, friches), qui s’inscrit dans une logique de sobriété, qui s’aligne sur les besoins réels (c’est le point principal de cet article), et qui exclut la destruction d’espaces naturels, agricoles ou forestiers encore préservés. Un développement, enfin, qui respecte les territoires et les habitants, plutôt que de leur être imposé.

Il suffit parfois de quelques chiffres pour éclairer un débat.

  • 30,7 gigawatts : c’est la puissance totale des installations photovoltaïques en France continentale, fin 2025 (SDES). Un peu moins de la moitié (44%) correspond à de grands parcs au sol d’une puissance supérieure ou égale à 500 kilowatts.
  • 36,3 gigawatts : c’est la puissance des projets solaires en attente de raccordement, fin 2025 (SDES). Cet embouteillage reflète les limites d’un réseau électrique non adapté à une production intermittente et décentralisée.
  • 3,3 gigawatts : c’est la puissance des grands parcs photovoltaïques (hors projets agrivoltaïques) que la troisième Programmation pluriannuelle de l’énergie prévoit d’ajouter au parc existant d’ici 2028.
  • 79 € le mégawattheure : c’est le prix moyen de revente de l’électricité, garanti par l’Etat, dans les appels d’offres récents pour les grandes installations (rapport CRE). En 2025, le mégawattheure s’est revendu sur le marché spot à un prix moyen de 61 € (bilan électrique 2025 de la RTE), la différence est payée par le contribuable.

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Avis défavorable du commissaire enquêteur sur un projet éolien en Lozère

Une décision sans doute due à une forte mobilisation du public et des associations lors de l’enquête publique pour empêcher une centrale industrielle sur La Clamouse : sur 191 personnes qui se sont exprimées, 173 personnes ont donné un avis défavorable au projet contre 17 avis favorables et un neutre.

Les associations qui rappellent ici les inconvénients du projet :

  • Opposition très forte de la part du public et des associations sur l’impact visuel et sonore causé par ces machines sur leur paysage quotidien
  • Les contributions révèlent l’impact significatif de ce projet sur la biodiversité importante du secteur, et des risques majeurs pour l’avifaune et les chiroptères, ainsi que sur les zones humides.
  • La présence importante presque industrielle sur le secteur de la Margeride de plusieurs parcs modifiera considérablement l’environnement naturel de ce secteur par de nouveaux points de vue rapprochés sur les éoliennes.
  • L’impact négatif des éoliennes sur les activités touristiques
  • Le positionnement du projet est remis en cause par différents avis tels que : MRAe, CNPN
  • Ce projet éolien suscite un rejet important des habitants du territoire et pointe des conflits d’intérêts entre la population et les bénéficiaires d’implantation des éoliennes.
  • Le positionnement des éoliennes proche d’un site classé référencé ainsi :
  • Un monument commémoratif Du Guesclin classé à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1911. Celui-ci se trouve à l’Habitarelle le long de la N88
  • Le site inscrit « village de Chateauneuf de Randon et ses abords » inscription par arrêté ministériel depuis 1978
  • -Le site classé « pierre branlante de Chateauneuf » classement par arrêté ministériel depuis 1936

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Une de chute !

Est-ce que vous saviez que deux des éoliennes du promoteur Valorem, devenues «  bi-pales », à Saint-Amans-Valtoret (81) sont à l’arrêt et hors service depuis les orages de mi-décembre ? Saint-Amans-Valtoret est une commune du Parc naturel régional du Haut Languedoc qui « accueille » 300 éoliennes en fonctionnement sur son territoire. Ces éoliennes sont toutes neuves … Lire plus

Invitation au 2° carrefour régional des résistances et alternatives (CRRA)

Chères amies, chers amis, Nous sommes heureux d’inviter votre association ou votre collectif à participer au 2° Carrefour Régional des Résistances et des Alternatives. Le CRRA 2026 se tiendra cette année les 25 et 26 Avril prochains à la très sympathique Ferme Animalière des Pibouls à Montauban dans le Tarn & Garonne.

L’objectif premier de cet évènement est de créer des passerelles et confluences entre nos luttes et nos groupes, d’une part contre l’attaque massive de projets industriels toujours plus démentiels et dévastateurs sur les territoires que nous habitons, et d’autre part pour construire ensemble des futurs désirables.

La première édition du CRRA s’est tenue en 2025 à Montech dans le Tarn & Garonne. Nous inspirant de la récente expérience du Réseau des Résistances et Alternatives Lotoises (RRAL), nous envisagions alors de construire ensemble les prémices des réseaux RRA 82 et RRA 47. Ce qui fut fait.

Avec cette seconde édition, le CRRA 2026 est destiné à étoffer les réseaux déjà existant, et peut-être aussi à donner envie à d’autres groupes sur d’autres territoires de créer leurs propres réseaux à leurs échelles, afin de propager à la racine ces rhizomes de résistances et d’alternatives locales, indispensables pour bifurquer à la base vers ces futurs tant désirés…

Nous sommes sur le point de finaliser l’affiche et les tracts présentant le programme du CRRA 2026.  En attendant, voici un avant-goût du programme

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Document cadre : les Chambres d’agriculture jouent aux cartes

« La loi du 10 mars 2023, relative à l’accélération de la production d’énergies renouvelables (dite APER) donne la compétence aux Chambres d’agriculture de proposer un document cadre identifiant les surfaces agricoles, naturelles et forestières susceptibles d’accueillir des projets photovoltaïques au sol. Théoriquement aucun ouvrage photovoltaïque – hors installations agrivoltaïques – ne pourra être implanté en dehors des surfaces identifiées dans ce document cadre arrêté par le préfet de département sur proposition de la Chambre départementale d’agriculture. »

On pourrait penser, à lire cette introduction au document cadre des Chambres d’agriculture, qu’il va s’agir enfin d’un travail sérieux de planification de l’installation d’une ENR (énergie renouvelable), en l’occurrence le photovoltaïque industriel au sol. Mais il n’en est rien.

On apprend ainsi qu’il y a des exceptions : des installations pourront se faire sur des sites classés comme favorables à l’implantation de panneaux dans les PLU/PLUi. En clair, les communes et les intercommunalités n’ont pas à tenir compte de cette cartographie pourtant réputée contraignante !

Vient ensuite un exposé sur la méthodologie employée pour identifier les parcelles favorables à l’implantation de PV (photovoltaïque). Rappelons que l’agrivoltaïque n’est pas concerné, or il s’agit bien de photovoltaïque. Le concept d’agrivoltaïque ayant été créée par les industriels pour échapper aux réglementations du PV sur sol, transformant au passage les agriculteurs en producteurs d’électricité.

La méthode dite du tamis a consisté à éliminer toutes les parcelles qui ne concernent pas ce document de cadrage. À savoir : d’abord les parcelles en culture, puis les espaces artificialisés, ensuite les espaces à enjeux agricole (principalement celles potentiellement irrigables, les parcelles classées en AOP ou les landes et formation herbacées) et enfin les espaces forestiers (comprendre les forêts exploitées). 

Cette identification se fait donc uniquement sur carte sans aucune étude d’impact environnementale. Les données de biodiversité ne sont à aucun moment prises en compte. Les zones classées Natura 2000, les zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) ne semblent pas faire partie des critères retenus.

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