Revue de presse 2026

12 février : Tribune: Publication de la PPE3 : le Cérémé fait part de ses fortes réserves (Transitions & Énergies – CÉRÉMÉ)

Le Cérémé, Cercle d’Étude Réalités Écologiques et Mix Énergétique, est un Think tank créé par un groupe de citoyens et experts soucieux d’engager la France sur la voie de la neutralité carbone. Il a pour objectif de contribuer au débat sur la politique énergétique de la France, à partir d’analyses objectives et indépendantes de tout intérêt financier ou industriel et de tout engagement politique. Le Cérémé est actionnaire de la société éditrice de Transitions & Energies.

9 février : « Il y aura bien des appels d’offre » pour le solaire et l’éolien: la filière ENR rassurée, mais vigilante après l’annonce de la publication tant attendue de la troisième programmation énergétique (BFM)

Attendue depuis deux ans et demi, la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), feuille de route énergétique de la France jusqu’en 2035, ne « mettra pas sous le boisseau le solaire et l’éolien », indique la filière des énergies renouvelables. Le texte avait été retardé en raison de divisions politiques sur le partage entre nucléaire et ENR.

8 février : Avec des panneaux sur tous les toits, le solaire produirait 80 % de la consommation électrique française (Révolution Énergétique – Nathalie MAYER)

Quelle quantité d’électricité photovoltaïque pourraient produire nos toitures ? Des chercheurs européens ont fait le calcul. Le résultat fait rêver, mais doit être considéré avec beaucoup de recul.
La stratégie européenne pour l’énergie solaire mise en place en 2022 visait 380 gigawatts (GW) de panneaux photovoltaïques installés d’ici 2025. Or, selon SolarPower Europe, la capacité solaire réellement installée avait déjà atteint sur le continent les 406 GW en fin d’année dernière. Et des chercheurs du Joint Research Centre (JRC) de la Commission européenne révèlent aujourd’hui un vaste potentiel encore inexploité en la matière. Des millions de toits qui, couverts de panneaux photovoltaïques, pourraient permettre aux États membres de l’Union de produire beaucoup d’énergie.

5 février : Le 28 janvier dernier, l’Espagne a évité in extremis un nouveau blackout (Transitions & Énergies)

C’est un incident passé relativement inaperçu. Les pouvoirs publics espagnols ne l’ont pas vraiment ébruité… Et pourtant le système électrique espagnol a failli à nouveau connaître un blackout de grande ampleur le 28 janvier dernier, après celui du 28 avril 2025. Cette fois, ce ne sont pas les parcs solaires photovoltaïques qui ont déstabilisé le réseau électrique, mais les parcs éoliens contraints par la tempête Kristin de se mettre par sécurité en arrêt d’urgence. Le recours aux centrales à gaz, mises cette fois en réserve, et la coupure d’alimentation forcée des grands groupes industriels ont évité le pire.

5 février : Photovoltaïque flottant : le tribunal au secours de la biodiversité protégée (FNE)

Dans un jugement du 18/10/2025, le tribunal administratif de Toulouse enjoint au préfet de la Haute-Garonne de mettre en demeure un porteur de projet solaire de respecter la loi sur les espèces protégées. Cette décision de justice fait suite à un travail très argumenté effectué par les associations FNE Occitanie Pyrénées, Nature En Occitanie et Nature Comminges, et porté devant la justice.
Le projet porté par la société AKUO ENERGIES (FERME D’AKUO 5) concerne la construction puis l’exploitation d’une centrale photovoltaïque flottante implantée sur trois plans d’eau (nommés lac 1, 2 et 3) issus de l’extraction de granulats, gravière exploitée puis réaménagée sur les communes de Martres-Tolosane et Palaminy, au niveau du lieu-dit « Bordeneuve ».  Le parc flottant qui recouvrira environ 50% des lacs, aura une surface totale clôturée de 61 ha. Étant précisé que la parcelle située entre les lacs 2 et 3 sera arasée afin de les réunir.

4 février : Alors que le solaire et l’éolien battent des records, négligeons-nous la géothermie ? (EuroNews – Liam Gilliver)

Les systèmes géothermiques qui exploitent la chaleur issue des grandes profondeurs nécessitent beaucoup moins d’infrastructures au sol que les autres énergies renouvelables. De nouvelles technologies initialement conçues pour extraire le pétrole et le gaz en grande profondeur pourraient contribuer à « ouvrir la voie » à un avenir sans combustibles fossiles grâce aux systèmes géothermiques améliorés (EGS).

4 février : La Commission européenne ouvre une enquête approfondie sur le géant chinois de l’éolien (Connaissance des énergies)

La Commission européenne a annoncé mardi ouvrir une enquête approfondie sur le géant chinois des turbines Goldwind, soupçonné de concurrence déloyale. L’UE craint que les importantes subventions accordées par Pékin au groupe « nuisent à la concurrence » dans le secteur éolien, a-t-elle affirmé dans un communiqué. Si la Chine est un acteur majeur de l’éolien depuis la fin des années 2000, ce n’est que ces dernières années qu’elle s’est installée au premier rang mondial.

4 février : Le gouvernement veut ralentir le déploiement de l’énergie éolienne terrestre et solaire car la France « électrifie moins » et « consomme moins d’électricité » que prévu (mais veut toujours investir dans l’éolien offshore) (BFM-TV)

Invité sur BFMTV-RMC, le ministre de l’Économie a indiqué quela prochaine feuille de route énergétique de la France prévoyait moins d’énergie éolienne terrestre et d’énergie solaire que prévu en raison d’une avancée plus rapide qu’attendue de l’électrification du pays..
La prochaine feuille de route énergétique de la France prévoit moins d’éolien terrestre et de solaire que prévu parce que l’électrification avance moins vite que prévu, a déclaré le ministre de l’Économie et des Finances, Roland Lescure, ce mardi. Attendue depuis deux ans et demi, la sortie de ce document stratégique pour les 10 ans à venir a été retardée en raison de divisions politiques sur le partage entre nucléaire et renouvelables, mais devrait être dévoilée dans les prochains jours, selon le ministre.

2 février : La réalité des « fabuleuses » réserves de pétrole du Venezuela (Transitions & Énergies)

Le chiffre officiel des réserves de pétrole prouvées du Venezuela, 300 milliards de barils, les plus importantes au monde, ne correspond en rien aux richesses réellement exploitables du sous-sol du pays. Il s’agit d’une reclassification statistique d’une partie des quantités gigantesques de pétrole brut extra-lourd qui se trouvent enfouies dans la ceinture de l’Orénoque. Elles sont évalués à plus de 1.000 milliards de barils. Et pendant des décennies, ce pétrole n’était même pas considéré comme une réserve, mais comme une ressource. C’est-à-dire comme des hydrocarbures dont l’existence était connue, mais qui n’étaient pas considérés comme économiquement et techniquement exploitables. Ils ne le sont toujours pas… Et faire à nouveau du Venezuela un grand pays producteur de pétrole, comme le rêve l’administration Trump, demanderait de nombreuses années et des investissements ininterrompues et considérables, de près de 200 milliards de dollars, qui ne sont pas prêts de se matérialiser.

2 février : Relance de l’hydroélectricité : un texte décisif arrive à l’Assemblée nationale (Localtis – Philie Marcangelo-Leo)

À la faveur d’une proposition de loi traduisant l’accord de principe obtenu par le gouvernement auprès de la Commission européenne sur l’hydroélectricité, la France devrait enfin sortir de la situation de blocage qui l’empêchait de relancer les investissements dans le secteur faute de visibilité sur l’avenir des concessions. Après le vote en commission, l’examen du texte par les députés est prévu en séance ce 3 février.

30 janvier : Tous les arbres se lèvent… (Mediapart – blog LeNous)

Documentation a-partisane à l’usage des personnes soucieuses de l’avenir. Les populations riveraines sont de plus en plus mises devant le fait accompli de coupes sur des terrains privés sans que les autorités publiques aient accompli l’entièreté de leurs missions d’information…

28 janvier : La réforme des barrages, un cadeau fait aux entreprises privées (Reporterre – Erwan Manac’h)

L’électricité des barrages est-elle un produit comme un autre, au cœur d’un gigantesque marché (fort lucratif), ou un bien commun ? C’est l’une des questions qui planeront au-dessus des débats qui débutent le 28 janvier à l’Assemblée nationale sur l’avenir des barrages hydroélectriques. Il sera aussi question de l’attitude que la France devrait adopter vis-à-vis de la Commission européenne et de sa feuille de route obstinément néolibérale. Le tout enrobé d’une assommante controverse de droit administratif dont personne ne semble capable de faire l’exégèse à ce stade.

23 janvier : Les promoteurs éoliens osent tout, c’est même à cela qu’on les reconnait (Transitions & Énergies)

Le puissant promoteur allemand d’éoliennes, le groupe Windstrom, a traîné en justice un petit village de 200 habitants de Charente-Maritime, Puyrolland qui se trouve entre La Rochelle et Angoulême. Il lui réclame la somme extravagante et sans précédent de 44 millions d’euros pour entraver la construction de son parc éolien… Il oublie au passage de dire que pour amadouer les habitants du village et les propriétaires de terrains, il leur avait fait des promesses qu’il n’a jamais tenu. 

21 janvier : Qui profite de la hausse des prix de l’électricité (Transitions & Énergies – PDF)

La hausse des prix de l’électricité depuis deux décennies en France n’a pas été une source d’appauvrissement pour tout le monde. Elle a bénéficié tout particulièrement aux recettes de l’Etat, et plus encore à la rentabilité sans risques et parfois scandaleusement élevée des opérateurs privés de parcs solaires et éoliens et de leurs financiers, ainsi qu’à celle des distributeurs alternatifs qui ne produisent pas le moindre KWh.

18 janvier : La bataille pour la transition énergétique mondiale oppose les États pétroliers aux États électriques. Voici ce qu’il faudra surveiller en 2026.(Transitions & Énergies – Jennifer Morgan)

Il y a aujourd’hui un conflit ouvert dans le monde, un de plus, entre les Etats pétroliers (Etats-Unis, Russie, Arabie Saoudite…) et les Etats électriques (Chine, Union Européenne…). Les premiers n’entendent pas lâcher la poule aux œufs d’or, se félicitent de l’augmentation continue de la production dans le monde d’hydrocarbures et entendent freiner les initiatives internationales pour limiter la consommation de combustibles fossiles. Les seconds parient sur le fait que les technologies décarbonées, qu’ils ont développé (surtout la Chine), renouvelables, nucléaire, véhicules électriques… vont s’imposer irrésistiblement. Les jeux sont faits.

17 janvier : Pourquoi ce grand parc éolien offshore a-t-il perdu plus de 75 % de sa production en 2025 ? (Révolution Énergétique – Nathalie Mayer)

Seagreen est le plus grand parc éolien offshore d’Écosse. Il est implanté à une trentaine de kilomètres de côtes. En mer du Nord. Pas moins de 114 éoliennes pour une puissance totale de 1,1 gigawatt (GW). Le tout pleinement opérationnel depuis octobre 2023. Avec l’ambition d’alimenter plus de 1,7 million de foyers en électricité renouvelable. Mais, dans un monde qui a plus que jamais besoin de décarboner sa production d’énergie, Seagreen a connu en 2025 une situation ubuesque.

12 janvier : Des centaines d’oiseaux retrouvés morts : l’exploitant du parc d’éoliennes finit au tribunal (Futura – Karine Durand)

En 2021, la France s’est engagée à réduire de 20 % sa consommation énergétique finale et à atteindre une part de 33 % d’énergies renouvelables dans sa consommation d’énergie finale brute d’ici 2030. Ce déploiement répond à un besoin réel, mais s’effectue parfois au détriment de la nature. Un exemple criant de ce non-sens écologique a d’ailleurs récemment terminé au tribunal, avec l’appui de l’association France Nature Environnement (FNE).

9 janvier : Energie: les huit éléments clés du paysage mondial en 2026 (Transitions & Énergies)

Les fondamentaux énergétiques, plutôt que les discours politiques ou même la géopolitique, conditionnent l’évolution des marchés du pétrole, du gaz et de l’électricité. L’année 2025 l’a amplement démontré et 2026 devrait le confirmer. Les contraintes d’infrastructures, notamment les réseaux électriques et les capacités de production de pétrole ou de GNL (Gaz naturel liquéfié), sont les éléments majeurs du paysage énergétique. La transition s’est poursuivie l’an dernier et se poursuivra en 2026, mais de façon plus lente et inégale. Les contraintes économiques, technologiques et financières et l’acceptabilité sociale des évolutions par les consommateurs comme par les électeurs sont les vrais déterminants du rythme de cette transition.

7 janvier : « Nous sommes en train d’autodétruire notre système électrique avec le déversement des renouvelables » (Transitions & Énergies – André Palu)

Un entretien exclusif avec André Palu, Secrétaire National Affaires Publiques et Européennes du syndicat CFE Énergies, ingénieur en génie atomique. Il souligne l’urgence de publier enfin le rapport d’EDF sur l’impact préoccupant sur le parc nucléaire résultant de la nécessité de moduler de plus en plus fréquemment sa puissance pour faire face à la production des renouvelables intermittents, solaire et éolien. Un rapport dont le gouvernement bloque manifestement la publication car elle signerait l’arrêt de mort de la PPE3 (Programmation pluriannuelle de l’énergie version 3) telle qu’elle existe aujourd’hui. Propos recueillis par Eric Leser.

5 janvier : Paulinet. Des citoyens unis contre le projet éolien des Bosques (le Tarn Libre- Association PREO, le président Christian Enjalbert)

Sous l’impulsion de l’association PREO, Préservation de la vallée de l’Oulas et du patrimoine naturel, bâti et paysager environnant, une réunion publique a rassemblé une forte affluence afin d’informer la population sur le projet d’installation d’une centrale d’éoliennes industrielles au lieu-dit Les Bosques le 12 décembre. Dès l’ouverture, les représentants de l’association ont dénoncé l’absence de véritable concertation publique et le manque de transparence entourant ce projet. Ils ont également souligné les risques majeurs qu’une telle implantation ferait peser sur l’équilibre environnemental, patrimonial, économique et paysager du territoire.

5 janvier : Exportations record d’électricité par la France en 2025, il n’y a pas de quoi pavoiser (Transitions & Énergies)

RTE (le Réseau de Transport d’Electricité) s’est chaudement félicité à la fin de la semaine dernière du nouveau record d’exportations d’électricité battu en 2025 par la France. Il n’y a pourtant aucune raison de le faire. C’est la démonstration que la politique énergétique menée depuis des années dans le pays et prônée par RTE est en échec. La production d’électricité décarbonée (à 95%) est surabondante et la consommation d’électricité en France est en baisse. Quant à l’électrification des usages, la clé de la transition énergétique, elle reste une vue de l’esprit. Mais RTE continue néanmoins à prôner des investissements massifs dans des capacités de production renouvelables intermittentes dont le pays n’a pas les moyens et surtout n’a nul besoin ni à court, ni à moyen terme.

5 janvier : L’administration Trump déclare la guerre à l’éolien (Mediapart – Romain Leclaire)

C’est un cadeau de Noël empoisonné, déposé avec le cynisme caractéristique d’une administration qui semble avoir juré la perte de la transition énergétique. Le 22 décembre dernier, dans un geste que l’on pourrait qualifier de vandalisme économique pur et simple, le ministère de l’intérieur américain a brutalement ordonné l’arrêt de cinq projets éoliens offshore de premier plan. D’un trait de plume bureaucratique, ce sont 25 milliards de dollars d’investissements et 6 gigawatts d’électricité propre qui se retrouvent en péril. Attention, il ne s’agit pas ici de prudence administrative, mais bien d’une offensive idéologique, une vendetta contre le renouvelable qui pousse aujourd’hui trois géants de l’énergie à traîner le gouvernement Trump devant les tribunaux.

2 janvier : Écologiser et socialiser la production et la consommation d’électricité ? (AOC media – Clotilde Grassart et Adèle Sébert – PDF)

Depuis une vingtaine d’années, les questions climatiques ont transformé les priorités des politiques publiques en matière d’énergie.transformé les priorités des politiques publiques en matière d’énergie. Conformément à la directive européenne fixant à 42,5 % la part d’énergie d’origine renouvelable dans le mix énergétique de l’Union européenne (UE) d’ici 2030, produire de l’électricité à partir de sources renouvelables – le soleil, le vent ou l’eau – est devenu un des objectifs de la politique publique française. Le marché de l’électricité a ainsi connu de profondes mutations et l’émergence de nouveaux acteurs et dispositifs. En s’appuyant sur le principe d’autoconsommation collective, les associations pour la mutualisation d’une énergie de proximité (AMEP), apparaissent comme un nouveau mode de production et de consommation d’électricité.

3 janvier : Suspension des projets d’éolien en mer : en guerre contre la décision de Trump, Orsted va porter plainte (La Tribune)

Le danois Orsted, spécialisé dans le développement de l’énergie éolienne en mer, a annoncé vendredi qu’il intentait un recours aux États-Unis contre la suspension de son parc éolien au large des côtes de la Nouvelle-Angleterre, sur la côte est américaine, quasi achevé. Pour rappel, le projet Revolution Wind d’un montant de 1,5 milliard de dollars – dont Orsted est coactionnaire avec le fonds américain Global Infrastructure Partners – devait commencer à fournir de l’électricité en ce début d’année 2026. Le projet est achevé à près de 90 % et doit permettre de fournir en électricité plus de 350 000 foyers dans le cadre de contrats d’achat d’une durée de 20 ans.

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