À Pézènes-les-Mines (34), le préfet tranche en faveur de la biodiversité.

Par arrêté en date du 31 janvier 2020 l’entreprise Volkswind, filiale du groupe suisse AXPO s’est vu refuser par la Préfecture sa demande d’autorisation concernant le projet d’exploitation d’une centrale d’éoliennes industrielles sur la commune de Pézènes-les-Mines, soit 5 machines de 120 m de hauteur à 400 m d’altitude.

Les bois de Pouzes

Oiseaux, chauves-souris, flore endémique, n’auraient pas été épargnés par les travaux d’envergure qu’aurait nécessité l’accès au site, pentu, en plein massif forestier des bois de Pouzes, une zone naturelle préservée exempte de toute industrialisation, sur la ligne de crête des Avant-Monts.

 La Préfecture suit en cela l’avis du Conseil national de la protection de la nature (CNPN). Celui-ci avait, en effet, émis à l’encontre de la société Volkswind un avis défavorable à sa demande de dérogation pour destruction d’espèces protégées (le CNPN a signalé ici la présence de 95 espèces protégées et 4 habitats d’intérêt communautaire dont la grotte à chiroptères du mas Bernet).
En conclusion, il « incite à l’abandon de cet emplacement pour la création d’un parc éolien ».

L’ Association de protection de l’environnement de Pézènes (ASPP) n’a pas ménagé ses efforts pour faire reconnaître l’atteinte potentielle à l’extrême richesse de ce lieu, véritable réserve de biodiversité. Ni d’ailleurs son impact sur les paysages patrimoniaux. À tel point que 7 mairies (dont Pézènes-les-Mines) ont par délibération montré leur hostilité à ce projet, rejointes par la Communauté de communes des Avant-Monts et le syndicat mixte du Salagou.

Le collectif TNE-Occitanie Environnement se félicite de cette décision et reste mobilisée aux côtés des associations héraultaises de défense de l’environnement et de la biodiversité, et de la qualité de vie des habitants.

Par ailleurs, une demande de mise en conservation de l’aven à chauves-souris a été sollicitée auprès de la DREAL par le Groupe chiroptères Languedoc-Roussillon pour obtenir un arrêté préfectoral de protection de biotope.

Espérons que cet arrêté mettra fin aux inquiétudes de tous les défenseurs de la nature, de la protection de l’environnement et de la qualité de vie dans les territoires ruraux.

Car les critiques vis-à-vis de l’éolien industriel sont très largement partagées par les habitants des campagnes, de plus en plus soumis à des projets en co-visibilité. La ministre de la Transition écologique, Élisabeth Borne, dénonçait d’ailleurs « le développement anarchique » des éoliennes lors de la commission des affaires économiques du Sénat, le 18 février dernier, et exigeait une « meilleure intégration paysagère ».

Contact : Association de sauvegarde du pays pézenol, aspp@laposte.net

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