Parc éolien de La Vialette (81100), enquête publique  complémentaire,

Grâce au travail de Jean-Pierre Cabrol devant la CAA de Toulouse, une nouvelle enquête publique complémentaire de régularisation relative à l’autorisation environnementale du parc éolien de La Vialette est lancée. Elle aura lieu du 26 octobre au 27 novembre 2026. 

Ne ratons pas cette seconde chance de faire reculer le promoteur éolien

Répondre avant le 27/11/2026 à 17.00

  • Soit par écrit: Monsieur François MANTEAU, Mairie de Dourgne, 1 place Jean Bugis 81110 DOURGNE
  • Soit sur place lors des permanences en mairie :
    Mairie de Massaguel : (26/10), 4/11/2026, 16/11/2026, 27/11/2026 de 9h à 12h
    Mairie de Dourgne : (26/10), 4/11/2026, 16/11/2026, 27/11/2026 de 14h à 17h
  • Soit sur le registre dématérialisé: https://www.registre-dematerialise.fr/7679/contribuez

Les documents du dossier sont consultables sur place en mairie ou sur le registre dématérialisé :

Parlez-en à vos proches, amis, voisins…

Rédigez votre réponse en précisant que vous demandez aux Commissaires enquêteurs de donner un avis défavorable à ce projet éolien. Indiquez votre opposition au projet sur la base des nombreux impacts et dangers graves non étudiés correctement et de la non prise en compte par VSB des demandes des services instructeurs et consultés.

Motivez votre opposition en choisissant parmi les points suivants que vous partagez. Vous pouvez en retenir plusieurs (même tous) et les reformuler avec vos propres mots.

L’avis de la MRAe et du CNPN, enfin soumis au public, montrent les très graves problèmes posés par ce projet éolien. Les réponses et modifications apportées par VSB ne sont pas à la hauteur de ces dangers. La MRAe avait demandée d’être consultée à nouveau, ce nouvel avis n’a pas été redemandé.

  • EAU

Insuffisances de l’évaluation des impacts sur la ressource en eau potable et d’irrigation ainsi que sur les zones humides. D’autant plus grave que le changement climatique va augmenter la réduction de la ressource en eau. 

Les deux barrages des Cammazes (IEMN) et du Pas du Sant (SIAEP) fournissent l’eau potable à 235 000 habitants du Tarn, de la Haute Garonne et de l’Aude ainsi que l’eau d’irrigation du Lauragais seront gravement impactés. Alimenté par le ruisseau du Sor, situé au coeur du système alimentaire de la Montagne Noire, le barrage des Cammazes est une pièce maîtresse du réseau hydrologique du Canal du Midi, classés à l’Unesco.

La MRAe avait demandé que les impacts sur l’ensemble du trajet de raccordementjusqu’au poste source de Revel par une tranchée de plusieurs mètres de profondeur à travers des zones boisées qui dominent les nombreuses sources du bassin versant du barrage des Cammazes. Cette étude d’impact approfondie est absente du dossier. 

Les gestionnaires des barrages ont financé une contre-expertise hydrogéologiquepar l’entreprise spécialisée indépendante ANTEA qui démontre les graves lacunes de l’étude FONDASOL dans le dossier de VSB et l’insuffisance de ses prescriptions reprises dans l’arrêté préfectoral pour éviter que les sources ne soient bouchées ou polluées.

Ce projet très ancien de VSB ne tient aucun compte de la procédure de modification des périmétres de protection du barrage des Cammazes en cours de finalisationet est en infraction avec lui.

Les risques sur les nombreux puits privés des résidents dans les fermes isolées très prôches des éoliennes qui ne peuvent pas être raccordés au réseau public pour des raisons techniques, et sur les zones humides, ont également été ignorés.

  • RISQUE INCENDIE

Sous-évaluation du risque incendie et une très grave atteinte à la sécurité publique et à la biodiversité par l’empêchement absolu de l’intervention des moyens de lutte aériens. Il existe une distance d’exclusion de survol d’un rayon de 600 mètres autour de chaque mât d’éoliennes par tous les moyens de lutte aériens. 

En tenant compte des seules 22 éoliennes des deux parcs très proches déjà en service et sans compter celles des autres un peu plus loin, en rajouter 8 reviendra à interdire le survol et le largage par les canadairs et autres appareils de l’eau et du retardant sur une surface de plusieurs milliers d’hectares de forêt de conifères aux portes des villages d’Arfons et des Escudiers. Les pompiers au sol ne pourront pas venir à bout des incendies sans appui aérien et tout le massif forestier sera mis en danger.

D’autant plus grave que le changement climatique va augmenter la fréquence et la sévérité des sécheresses.

  • EFFETS CUMULES ET SATURATION

La MRAe a souligné l’absence d’étude sérieuse des effets cumulés avec les éoliennes déjà construites (paysage, biodiversité…). Les explications de VSB en réponse aux demandes de la MRAe ne sont pas satisfaisantes et basées sur des données fausses. 

Une destruction massive de biodiversité, un modèle d’éolienne destructeur, et des mesures compensatoires alibi mise en cause par plusieurs avis (MRAe, CNPN, ONF, PNRHL). 

La MRAe a souligné la richesse et la vulnérabilité de la biodiversité locale décrite dans le dossier. Ce dossier prévoit, et l’arrêté préfectoral liste, une dérogation massive pour destruction d’individus et d’habitats de 80 espèces protégées observés sur les sites d’implantation, soit 47 espèces d’oiseaux dont de très nombreux rapaces, 18 de chiroptéres, 9 de reptiles et 6 d’amphibiens. Et encore il en manque ! 

Le CNPN a dénoncé en 2026 les excés d’implantations d’éoliennes dans la Montagne Noire quand il s’est prononcé sur la situation actuelle dans le Parc Naturel Régional du Haut Languedoc.

Une saturation paysagère pourtant évidente, mais systématiquement esquivée ou minimisée dans les très nombreux photomontages. Pas de photomontages sur les villages particulièrement impactés, par exemple à partir du village de Verdalle. Arfons/Les Escudiers, qui compte déjà 11 éoliennes en cours de reconstruction plus hautes, sera encerclé, risque qu’a déjà reconnu le préfet du Tarn en refusant un autre projet éolien en cours. Il n’y a pas de photomontage pour le château de Massaguel, classé aux monuments historiques alors que le test du ballon a démontré que les éoliennes de l’ilôt Massaguel seront visibles de la cour de la Mairie, juste à côté du château.

  • UN PROJET INUTILE

La puissance du projet est très modeste au regard des besoins énergétiques, tandis que ses impacts sur les milieux naturels et les espèces protégées sont, comme expliqué par la MRAe, le CNPN et dans d’autres avis, particulièrement importants et graves avec des mesures de compensation proposées largement insuffisantes. On ne peut pas tout justifier au motif qu’il faut produire des énergies renouvelables. Une forêt riche en zone humides et biodiversité n’est pas un site à détruire pour implanter des éoliennes.

  • UNE PROCEDURE HORS DELAI et NON CONFORME

Cette enquête publique complémentaire est hors délai, la Cour Administrative d’Appel de Toulouse a sursis à statuer et demandé une enquête publique avant le 18/9/2026. Les documents manquants donnés dans cette enquête publique complémentaires étaient déjà disponibles depuis 5 ans.

L’avis d’enquête publique n’a pas été pas communiqué correctement à l’ensemble du public concerné dans toutes les 7 communes mitoyennes qui avaient été consultées la première fois (en plus de Massaguel) où les conseils municipaux se sont déjà opposés au projet. Par exemple, une seule affiche annonçant l’enquête publique complémentaire à Massaguel a été mise en bordure de la route où les gens passent à 50 km. Il n’y a rien sur le panneau d’affichage de la mairie et rien dans les hameaux excentrés des communes de Massaguel et de Verdalle (La Rivière du Sant), pourtant très prôches des sites d’implantation. Les riverains très prôches, isolés, n’ont pas été informés.

CONCLUSION

Ce projet doit recevoir un avis défavorable et l’autorisation environnementale doit être annulée.

Si VSB Total Energies souhaite construire un parc éolien sur ces crêtes de la Montagne Noire, il doit refaire un dossier complet et transparent, avec de nouvelles analyses d’impact sérieuses sur la ressource en eau, les risques en cas d’incendies, la saturation et les risques paysagers, les risques réels sur toutes les espèces protégées présentes et des vraies mesures compensatoires, l’analyse accoustique, les effets cumulés…

Tous les services consultés, MRAe, DREAL, ARS, ONF, SDIS, PNRHL… qui avaient émis de nombreuses réserves non levées et qui n’ont pas pu identifier certains autres problèmes parce qu’occultés par VSB TE dans son dossier, doivent être consultés à nouveau sur la base de nouvelles études complètes.

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