Du vite fait, façon « Notre-Dame de Paris » appliqué aux enjeux environnementaux.
Sébastien Lecornu avait déjà sévi en 2018, lorsqu’il était simple ministre du Gouvernement d’Édouard Philippe en rédigeant un premier décret visant à limiter la durée des contentieux autour des projets d’éolien industriel. La recette était simple : supprimer un niveau de recours.

- Jusqu’alors, les plaignants s’adressaient au tribunal administratif qui examinait les motifs au fond puis s’ils étaient déboutés, ipouvaient faire appel.
- Désormais, seule la Cour d’appel devenait compétente. Plus de première instance. Leur seule possibilité : porter l’affaire devant le Conseil d’État. Problème, cette institution n’examine que la procédure, pas le fond.
- Autre inconvénient, alors qu’au tribunal administratif les associations pouvaient se présenter sans avocat, en Cour d’appel il est obligatoire.
Au bout du compte, des procédures accélérées, au moins de 1 à 2 ans et des charges financières accrues pour les pétitionnaires.

