Contre l’usine de méthanisation de Bozouls (12340)

Les associations Bozouls Comtal Citoyens et Comité Causse Comtal et les citoyens requérants annoncent qu’ils font appel de la décision du Tribunal Administratif de Toulouse, de rejeter leur recours contre l’autorisation préfectorale du projet d’usine de méthanisation de Bozouls. Pour cela, une requête collective en appel a été déposée le 14 janvier 2026, auprès de la Cour d’Appel de Toulouse.

Les deux associations appellent les citoyens de Bozouls et du territoire Comtal Lot Truyère à signer et faire signer la pétition « MOBILISONS-NOUS CONTRE LE PROJET D’USINE DE MÉTHANISATION DE BOZOULS, QUI RESTE AUTORISÉ ». Cette pétition compte déjà plus de 1 200 signatures. Elle sera remise à Madame la préfète et aux élus concernés.

Autorisée par la préfecture de l’Aveyron, ce projet de la SAS BIEVER artificialiserait près de 4 hectares, pour une capacité annuelle de traitement de 60 000 tonnes de matières organiques (fumiers et lisiers 75%, matières végétales 23% et déchets agroalimentaires 2%), la production de 60 000 tonnes de digestats et un prélèvement d’eau de 2 200 m3/an, par forage dans le sous-sol calcaire.
L’autorisation préfectorale ne tient aucun compte des 250 contributions négatives exprimées par le public, ni des délibérations défavorables des conseils municipaux de Bozouls, Espalion et Gabriac et du conseil communautaire Comtal Lot Truyère, lors de la dernière enquête publique, en avril 2025.

Pourquoi nous contestons ce projet ?

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La recette pour produire 1 tonne de silicium pour panneaux photovoltaïques

En décembre 2025, lors d’une réunion publique à Servanac dans le Tarn et Garonne, le collectif de St Antonin Noble Val opposé à la construction d’une centrale industrielle photovoltaïque sur sol naturel a lu la recette ci-dessous qui éclaircit les termes du débat face à la crise climatique entre techno-solutionnistes et décroissants. Pour mémoire il faut préciser que le projet en question est rejeté par la population mais aussi la municipalité et de nombreuses associations dont la FNE (France Nature Environnement).

Tout d’abord, prenez une grande crise climatique, ajoutez des lois type APER (loi Accélération de la Production des Énergies Renouvelables) et quelques 2000 feuilles de GIEC (préférez celles du groupe 3, solution parfum « innovation »).

  • Pour réussir le silicium, il ne faut pas être avare. Le procédé est excessivement propice au gaspillage de matières premières et gros consommateur d’énergie, de produits toxiques, d’eau. Pour une tonne de silicium, prévoyez 223 MWh d’électricité, 280 tonnes d’acide, ammoniaque, chlore, acétone etc. Et donc beaucoup d’eau.
Silicium

Dernier avertissement, soyez prudents portez masques et gants !

Silicium transformé
  • Pour une tonne de silice de qualité propice à la transformation électronique, silice de quartz, commencez par extraire 250 tonnes de matière première (la silice). Prévoir de la dynamite des foreuses des pelleteuses sans oublier les camions et encore des camions, et les réseaux routiers qui vont avec.
  • Pour transformer la silice en silicium métal : prévoyez beaucoup d’électricité, de bois, d’eau, de Ouïghours, main d’œuvre gratuite, ce qui n’est pas négligeable (en 2024, la Chine contrôle 90 % de toutes les étapes de la fabrication du polysilicium au module), il faut broyer laver tamiser.
  • Procédez ensuite à la fusion de la silice et du carbone dans un four à 3000° jusqu’à l’obtention d’une pâte.
    Raffinez cette pâte en transformant le silicium métal en gaz trichlorosilane par réaction avec du chlorure d’hydrogène à 300°.
  • Puis prenez une cloche de confinement de 2m de haut, placez-y les tiges très pures et chauffez à 1100°, vous obtenez du polysilicium. Faites le fondre dans un four sous atmosphère d’argon à 1450°, plongez un germe de silicium et étirez très lentement en tournant pendant 30 heures.
  • Vous obtenez un lingot de silicium monocristallin ultra pur (99,999999 % ) de 30 à 100kg et de diamètre 20 à 30 cm. Il ne vous reste plus qu’à découper le lingot de silicium en tranches de 1 à 2 mm, vous avez réussi vos plaquettes de silicium. 

Ne vous inquiétez pas, cette opération produit une perte de 40 à 50 % de matière, cela est normal, il ne restera plus que 500 à 600kg de matière sur nos 250 tonnes de départ.

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Margeride, encore quelques jours pour participer à l’enquête publique

Isabelle ROUDIL KING, – Secrétaire de Margeride Epouvant’air, nous rappelle qu’une enquête publique est en cours, jusqu’au mercredi 21 janvier à 12H00 concernant le parc éolien de la Clamouse (5 éoliennes au pied de Châteauneuf de Randon en Lozère).

Mobilisez-vous pour y participer, partagez ce message à vos connaissances. L’enjeu est important pour le village et son environnement. Lien pour le registre numérique

Il faut répondre massivement au rejet de ce projet. Certaines contributions sont particulièrement pertinentes, vous pouvez les lire et vous en inspirer. Thèmes récurrents : 

  • sauvegarde des paysages et du patrimoine
  • pollution des eaux
  • espèces protégées
  • dépréciation de l’immobilier
  • production d’électricité éolienne en Lozère supérieure à la consommation
  • sacrifice d’une région peu peuplée pour des intérêts financiers

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Sainte-Colombe-sur-l’Hers (11230) : BayWa r.e. jette l’éponge ! Projet enterré ! Ouf !

C’est avec un immense soulagement et une fierté légitime que l’association « le Cri du Vent » annonce aujourd’hui l’abandon officiel du projet éolien de Sainte-Colombe, porté par la multinationale BayWa r.e.

BayWa r.e. jette l’éponge face à la mobilisation et à la raison. Victoire pour nos paysages & la biodiversité. Ce projet, que nous avons combattu sans relâche, ne verra pas le jour. Notre horizon restera libre, notre santé préservée et la nature, intacte.

Soulagement de toute une vallée. Cette décision marque la fin d’une période d’angoisse pour les habitants. Les nouveaux propriétaires, fraîchement installés en quête de sérénité, peuvent enfin souffler. Les anciens, qui craignaient de voir la valeur de leur patrimoine s’effondrer pour enrichir des intérêts extérieurs, retrouvent la paix. Il n’y aura pas de perdants, pas de maisons bradées, pas de nuisances sonores ou visuelles venant troubler notre quotidien.

Des motifs officiels… et la réalité du terrain. Pour justifier ce retrait, le promoteur invoque trois raisons techniques : un manque de rentabilité lié à la faiblesse du vent (un comble pour un projet éolien !), la présence d’espèces rares endémiques et l’existence de zones humides riches en biodiversité.

Si nous nous réjouissons que BayWa r.e. reconnaisse enfin la richesse écologique de notre territoire, permettez-nous d’accueillir cette soudaine « conscience verte » avec un certain scepticisme. Nous savons trop bien que ces nobles arguments sont souvent balayés par les promoteurs éoliens qui n’hésitent pas à faire des demandes de dérogations pour obtenir le « droit » de détruire des espèces protégées, en voie de disparition.

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