… des études d’impact notoirement insuffisantes
Depuis les années 2010, les impacts significatifs de l’éolien terrestre sur les oiseaux et les chauves‑souris sont établis, alors même que l’obligation légale de ne pas détruire des espèces protégées demeure.

Pour réduire ces impacts, la filière a généralisé les bridages chiroptères et surtout les systèmes de détection‑arrêt (SDA), utilisés pour requalifier des impacts bruts importants en impacts résiduels « non significatifs ».
Or, tant la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux) que l’OFB (Office Français de la Biodiversité) au regard des mortalités persistantes dans des parcs équipés de SDA d’une part, les travaux scientifiques d’autre part, mettent en doute l’efficacité réelle de ces dispositifs.
Le programme MAPE (du CNRS) de réduction de la Mortalité Aviaire dans les Parcs Éoliens en exploitation a ainsi montré que les SDA souffrent de limites structurelles : détection insuffisante selon les espèces, difficultés d’identification, faible performance sur les petites espèces ainsi que sur les migrateurs nocturnes, et forte dépendance aux conditions environnementales (caractéristiques de l’environnement du projet X caractéristiques des espèces fréquentant la zone du projet).
Il est à déplorer que les outils mis à la disposition des porteurs de projets et des DREAL par le programme MAPE (EOLDIST pour calculer les distances de détection, EOLPOP pour prédire l’impact démographique des mortalités aviaires causées par les collisions avec les éoliennes) ne soient jamais utilisés dans les dossiers.



