Dossier spécial : les scénarios énergétique pour les décennies futures.

Comment allons nous assurer des modes de production et de consommation d’énergie et d’électricité efficaces et respectueux de l’environnement. ?

Cette question cruciale suscite aujourd’hui des réponses contrastées, sous forme de scénarios indiquant les pistes possibles de solution. Le débat se cristallise autour de deux thèmes : pour ou contre la prolongation et la modernisation de la production nucléaire; pour ou contre le développement des énergies renouvelables.

RTE – gestionnaire du réseau de transport de l’électricité – publie les principaux enseignements de son étude prospective « Futurs Energétiques 2050 ». Elle analyse les évolutions de la consommation et compare les six scénarios de systèmes électriques qui garantissent la sécurité d’approvisionnement, pour que la France dispose d’une électricité bas-carbone en 2050. Ce travail est inédit dans son ampleur et par le niveau de concertation qu’il a nécessité.
« Futurs énergétiques 2050 » : les chemins de l’électricité de RTE pour la neutralité carbone (RTE)

La publication de ces scénarios a entraîné de nombreux articles : pour faire comprendre les enjeux : Les « Futurs énergétiques 2050 » de RTE en infographies (Connaissance des énergies) ou Face au réchauffement climatique, six scénarios pour l’avenir énergétique de la France (Euronews) ; pour en interroger l’intérêt «Futurs électriques 2050»,  à quoi va bien servir le grand rapport de RTE (Transition & Énergies) ; ou pour remettre en cause la tonalité générale : L’air de rien, RTE défend une France nucléaire (Reporterre) ou Nucléaire : le retour de la pensée magique (Mediapart).

Le Cérémé, cercle d’études pour une autre approche de la stratégie énergétique de la France, propose un scénario qui redonne toute sa place au nucléaire Une voie crédible pour atteindre la neutralité carbone .

À l’inverse, Negawatt propose un scénario basé sur un changement profond de nos modes de consommation, sur les efforts d’économie d’énergie et le développement des renouvelables : La transition énergétique au cœur d’une transition sociétale (Négawatt) ou Scénario négaWatt : la transition sans nucléaire ni guerre des ressources (Vert éco).

Il n’y a pas de solution magique … la diversité des opinions – souvent respectables – nous oblige à poursuivre nos débats, dans le prolongement des réflexions et des travaux qui nous ont permis d’élaborer Repòsta, une réponse citoyenne, respectueuse des territoires, de leurs habitants, de la biodiversité …

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3 réponses à Dossier spécial : les scénarios énergétique pour les décennies futures.

  1. BERNARD FAUX dit :

    Chaque fois que l’on parle d’énergies renouvelables il faut préciser si l’on parle de la puissance affichée ou de la production réelle (taux de charge) et il faut dire quelle énergie palie à l’intermittence. Il faut aussi préciser leur durée de vie et la quantité de CO2 qu’a exigé la production des matériels et matériaux qui ont été utilisés à la construction , à l’installation au transport et aux raccordements et y ajouter le CO2 des centrales utilisées la nuit ou les jours sans vent. Rappeler toujours que ces énergies ne se conçoivent que mixées à d’autres sources.
    Il faut aussi demander systématiquement quelles raisons ont justifié l’abandon d’Astrid, pourquoi on n’a jamais répondu favorablement à notre Prix Nobel Gérard Mourou qui se dit en mesure de ramener la radioactivité des déchets nucléaires à quelques minutes si on lui donne une équipe et des moyens, et enfin rappeler les recherches sur la fusion (Iter).
    On pourrait aussi demander systématiquement quel est le TRI (taux de retour sur investissement) des investisseurs et qui sont-ils ?
    Et cela avant de stériliser des grandes superficies au sol et en mer.

  2. Mulliez dit :

    “Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain”: par exemple les éoliennes terrestres et sur le littoral, avec les énergies renouvelables.Mais pour celles-ci, ça prend du temps. Or il faut agir au plus vite contre les dégagements de CO2 et de méthane. On n’a pas vraiment le choix: l’hydrogène bleu le permet, même si c’est temporaire: voir le commentaire d'”Harmonie” dans l’article sorti le 3 novembre dans le n° 329 de Reporterre, intitulé “un avenir sans nucléaire est possible, selon Negawatt”.

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