Programmation pluriannuelle de l’énergie n°3 (PPE3) annonce d’une gabegie

La programmation pluriannuelle de l’énergie détermine les modalités d’action des pouvoirs publics pour la gestion de l’ensemble des formes d’énergie. Un projet de décret dit PPE3 a été soumis à consultation publique au printemps. Bruno Ladsous décrypte (en quelques épisodes les enjeux de ce document).

Acte IV – été 2025

Un nouveau projet de décret abattu en vol
Une ministre acceptant un moratoire contre un ministre la refusant

Rappel des épisodes précédents :
  • 2022-2023 : deux années perdues en consultations 
  • 2024 : lancement précipité d’une PPE 3, afin de pouvoir lancer des appels d’offres
  • Janvier 2025 : annonce d’un décret PPE3 précédé d’une consultation du public
  • Mars 2025 : l’Académie des Sciences et des parlementaires compétents appellent le Premier Ministre à surseoir au décret et à engager une phase législative
  • Mai-juin 2025 : la proposition de Loi est rejetée par l’Assemblée nationale
    • le projet repart au Sénat en son état initial (Proposition de Loi dite Gremillet). 
Début juillet

La Proposition de Loi est à nouveau votée par le Sénat, qui reprend à son compte certains des ex-amendements initialement votés par l’Assemblée nationale en juin. Cette Proposition est imparfaite en son état présent :

  1. Elle est centrée sur le mix électrique, qui ne représente que 25% du mix énergétique total et à peine 1% des enjeux de décarbonation. Focalisée sur l’électrification des usages, elle néglige le potentiel important des autres vecteurs : thermique renouvelable, géothermie et solaire thermique, etc.
  2. Elle n’est pas fondée sur le choix justifié d’un scénario énergétique 2050 comportant :
  • des objectifs techniques réalistes corrélés à l’évolution prévisionnelle de la demande et à une offre proportionnée à ce niveau de demande.
  • les bouclages techniques : offre-demande y compris à la pointe, économique, carbone.
  • une étude d’impact manifestant le souci d’un scénario respectueux de l’environnement.
  1. Elle ne prend pas en compte (en plus des 47 GW déjà en service) l’existence de 35 à 40 GW de projets éoliens et solaires déjà autorisés, qui lorsqu’ils seront mis en service d’ici à 2030 renforceront la fragilité du système électrique.

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Demande de moratoire sur l’agrivoltaïsme

Faisons pression sur nos élus

Nous sommes l’association « Volvestre Survolté » et nous nous battons depuis déjà quelque temps contre l’implantation de projets agrivoltaïques délirants sur le territoire du Volvestre (au sud de Toulouse, Haute-Garonne), mais à notre toute petite échelle…

Aujourd’hui il nous paraît essentiel de nous regrouper toutes et tous et de faire pression sur nos élus, locaux, départementaux et ensuite régionaux, pour tenter d’infléchir la non-politique de l’Etat en la matière, le laisser-faire…

Dans un premier temps, en nous inspirant de l’initiative de la mairie de Cintegabelle, nous avons rédigé une demande de moratoire sur l’agrivoltaïsme. (voir ICI)
L’idée est de faire signer ce moratoire a un maximum d’élus de votre département, votre circonscription… et de leur demander de prendre position sur ce nouveau Far-West agrivoltaïque. 

Nous vous joignons le moratoire, à vous de vous en inspirer, de le modifier ou de le renvoyer tel quel…

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A Bédarieux (34), crash écologique annoncé sur l’aérodrome

Le projet de parc photovoltaïque sur l’aérodrome de Bédarieux suscite une vive alerte du Conseil national de la protection de la nature

Le CNPN a rendu un avis défavorable au sujet de la création d’un parc photovoltaïque sur l’aérodrome de Bédarieux. Ce projet est porté par EDF. L’avis du CNPN met en lumière de graves préoccupations pour la biodiversité locale et les écosystèmes menacés dans un territoire à haute valeur écologique du Causse de Bédarieux et de la Tour sur Orb.

Atterrissage forcé pour l’aigle de Bonelli

 Le projet, qui doit s’étendre sur 8,7 hectares, implique le défrichement de près de 6 hectares de terrain naturel et le débroussaillement de 10 hectares dans le Parc naturel régional du Haut-Languedoc, au cœur d’un corridor écologique régional. Ce site est reconnu pour abriter des espèces rares et protégées, notamment l’aigle de Bonelli, plusieurs chauves-souris menacées comme le minioptère de Schreibers, la pie-grièche à tête rousse, des papillons protégés et le lézard ocellé. 

Un manque de prise en compte des alternatives et des impacts

Le CNPN critique sévèrement l’absence de réelle analyse de solutions alternatives, ainsi que la sélection d’un site aujourd’hui occupé majoritairement par des espèces protégées, et non uniquement par l’aérodrome. De plus, le projet va artificialiser des surfaces naturelles et limiter d’autant plus les possibilités de maintenir des espaces pour la faune et la flore.

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Comment résister : les gestes qui sauvent !

Une compilation des suggestions de nos associations

Vous retrouverez dans ce Guide de la résistance, certaines recommandations que l’on vous donne ici, et des précisions sur les procédures.
Quel que soit le projet, il faut se rendre à l’évidence : l’omerta est très souvent de mise et la population est rarement informée bien en amont, à savoir, dès qu’un promoteur se pointe en mairie avec une valise à billets.

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