La nouvelle charte du Parc naturel régional du Haut Languedoc ne s’écrira pas sans ses habitants.

Début février 2026, une délégation du Conseil national de protection de la nature (CNPN) s’est rendue sur le terrain dans le cadre du projet de renouvellement de la charte du PNR Haut Languedoc (2028-2043).(leur rapport du 25 mars 2026)

Le 17 février qui suit, lors d’un comité syndical, des élus du Parc naturel régional du Haut Languedoc sont mécontents, en particulier Daniel Vialelle, théoriquement ancien président mais en fait toujours véritable patron et Max Alliès conseiller régional majorité Delga.

Motif : le Conseil national de protection de la nature lors de cette inspection s’est déclaré inquiet de la dégradation subie par différentes espèces comme les paysages en raison du développement des énergies renouvelables industrielles.

Il a rappelé – ce qui semble avoir été oublié – qu’un Parc est une aire protégée et que sa mission première est la préservation de la biodiversité et pas la production d’énergie. Il a donc émis des réserves qui, si elles n’étaient pas prises en compte, pourraient entraîner un avis négatif de sa part quant au statut de Parc naturel régional.

Dérangé par ces propos certains élus ont vite trouvé les responsables : « quelques individus qui se sont permis de prendre contact avec les délégués du CNPN ».  Des individus qui bien sûr, selon lui, ne sont pas représentatifs de l’ensemble de la population. Et d’autres de dire « l’avis négatif possible du CNPN, est a priori plus motivé par les pressions subies localement que lié au travail du Parc ».

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Document cadre : les Chambres d’agriculture jouent aux cartes

« La loi du 10 mars 2023, relative à l’accélération de la production d’énergies renouvelables (dite APER) donne la compétence aux Chambres d’agriculture de proposer un document cadre identifiant les surfaces agricoles, naturelles et forestières susceptibles d’accueillir des projets photovoltaïques au sol. Théoriquement aucun ouvrage photovoltaïque – hors installations agrivoltaïques – ne pourra être implanté en dehors des surfaces identifiées dans ce document cadre arrêté par le préfet de département sur proposition de la Chambre départementale d’agriculture. »

On pourrait penser, à lire cette introduction au document cadre des Chambres d’agriculture, qu’il va s’agir enfin d’un travail sérieux de planification de l’installation d’une ENR (énergie renouvelable), en l’occurrence le photovoltaïque industriel au sol. Mais il n’en est rien.

On apprend ainsi qu’il y a des exceptions : des installations pourront se faire sur des sites classés comme favorables à l’implantation de panneaux dans les PLU/PLUi. En clair, les communes et les intercommunalités n’ont pas à tenir compte de cette cartographie pourtant réputée contraignante !

Vient ensuite un exposé sur la méthodologie employée pour identifier les parcelles favorables à l’implantation de PV (photovoltaïque). Rappelons que l’agrivoltaïque n’est pas concerné, or il s’agit bien de photovoltaïque. Le concept d’agrivoltaïque ayant été créée par les industriels pour échapper aux réglementations du PV sur sol, transformant au passage les agriculteurs en producteurs d’électricité.

La méthode dite du tamis a consisté à éliminer toutes les parcelles qui ne concernent pas ce document de cadrage. À savoir : d’abord les parcelles en culture, puis les espaces artificialisés, ensuite les espaces à enjeux agricole (principalement celles potentiellement irrigables, les parcelles classées en AOP ou les landes et formation herbacées) et enfin les espaces forestiers (comprendre les forêts exploitées). 

Cette identification se fait donc uniquement sur carte sans aucune étude d’impact environnementale. Les données de biodiversité ne sont à aucun moment prises en compte. Les zones classées Natura 2000, les zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) ne semblent pas faire partie des critères retenus.

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La mobilisation des associations et des collectifs gersois continue

Au prétexte de développer les énergies renouvelables dans le Gers, une déferlante anarchique d’une centaine de projets de centrales photovoltaïques et agrivoltaïques envahit des espaces agricoles, naturels, forestiers ainsi que des plans d’eau, représentant une surface totale répertoriée à ce jour de près de 2 000 hectares.

S’y ajoute la méthanisation agro-industrielle, qui n’est pas une énergie renouvelable, et va empoisonner nos campagnes. Quatre projets ont été déjà déposés ou vont l’être, avec en prévision une trentaine de méthaniseurs dans le département.

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Quand une ministre n’oublie pas le lobby éolien !

Quatre fédérations nationales (Fédération Environnement Durable, Vent de Colère, Cérémé, Sites & Monument) ont engagé le 5 novembre un recours contre une circulaire scélérate https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=45626 commise par la ministre de la transition écologique (sic) Pannier-Runacher à la veille de son départ. Voici le communiqué transmis par l’une d’entre elles

Une circulaire scélérate en cadeau de départ au opérateurs éoliens

La ministre démissionnaire de la transition écologique Agnès Pannier-Runacher aura quitté ses fonctions en laissant derrière elle un texte aussi contestable qu’inacceptable : la circulaire du 5 septembre 2025 https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=45626 relative au renouvellement des parcs éoliens terrestres, véritable passe-droit offert à la filière éolienne pour gonfler ses capacités sans contrôle, sans évaluation environnementale et sans débat public.

Jusqu’à 12 GW de repowering ainsi accordés sans limite. No limit.

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