Le programme des énergies renouvelables de l’UE serait-il illégal?

La Cour de justice de l’Union européenne a accepté d’instruire le recours présenté par la Plateforme européenne contre l’éolien industriel (EPAW). Le jugement devrait être prononcé d’ici 12 – 18 mois. 

Plateforme européenne
contre l’éolien industriel

Les 608 associations qui composent la plateforme se félicitent de ce qui est une première victoire dans leur lutte pour mettre la Commission européenne devant ses responsabilités, au vu des résultats catastrophiques de sa politique énergétique. Les droits des citoyens européens ont été bafoués, se plaint EPAW, et maintenant justice va être faite. 

La Convention d’Aarhus (signée par l’Union européenne, et ses pays membres en 1998) exige que les programmes qui auront une incidence sur l’environnement soient élaborés avec la participation du public, et ceci de façon transparente. Cela signifie que les Européens auraient dû être pleinement informés des avantages du programme d’énergies renouvelables de l’UE, ainsi que de ses coûts et de ses impacts indésirables.

Au lieu de cela, affirme Mark Duchamp, qui dirige EPAW, « la Commission s’est bornée à répéter mot pour mot les messages de marketing de l’industrie éolienne sans jamais en vérifier l’exactitude. » 

Par exemple, la politique éolienne de Bruxelles est fondée sur l’idée que toute électricité produite par des éoliennes permettrait d’économiser la quantité de combustibles fossiles qui serait nécessaire pour produire cette électricité par des moyens conventionnels. « Si la Commission avait fait son devoir, elle aurait découvert que les centrales à combustibles fossiles, contraintes à de fréquents changements de régime pour équilibrer la production erratique des parcs éoliens, brûlent davantage de carburant, comme le ferait une voiture passant de l’autoroute à la circulation en ville. Or il faut construire des centrales à gaz et à charbon pour stabiliser la production des éoliennes [intermittente par nature]. »

À cela, il faut rajouter les dommages collatéraux provoqués : santé des riverains affectée, menaces sur la biodiversité, pollution sonore sous- marine qui désoriente les cétacés, subventions et factures d’électricité en hausse rapide, délocalisations …

Par sa démarche, l’EPAW fait pression pour que la Cour de justice européenne annule l’extension du programme des énergies renouvelables au-delà de l’année 2020, ce qui ne manquera pas de remettre en question la légalité et le bien fondé du programme actuel.


Ce contenu a été publié dans Communiqués des associations. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *